26 octobre 2008
Emission du samedi 1er novembre à 11h. Rediffusion le 2 à 9h
Les invités de la semaine
-Sébastien Damour
Dessinateur de la série Le testament du Dr M aux Editions Delcourt
-Simon Andriveau
Auteur de la série Le grand siècle aux Editions Delcourt
Les chroniques BD
-Freddy, les griffes de la nuit. Scénario Dixon.
Dessin West. Editions Panini Comics.
-Les invisibles. Par Jean Harambat. Editions Futuropolis.
-Corto en poche tome 22 Et d'autres Roméos et d'autres Juliettes et tome 23 les
hommes léopards du Rufiji. Scénario et Dessin Hugo Pratt. Editions Casterman.
-L'Ultime chimère Tome 2 : L'île. Scénario Bollée. Dessin Aymond, goepfert et
Griffo. Collection Graffica. Editions Glénat.
-Pierre Tombal Tome 25 : mise en orbite. Scénario Cauvin. Dessin Hardy.
Editions Dupuis.
-Le cabaret des muses Tome 4. Darling pour toujours. De Gradimir Smudja.
Editions Delcourt.
-Le journal de Carmilla Tome 3 : compensé carbone. Scénario Lorris Murail.
Dessin Laurel. Editions Vents d’Ouest.
-L’agenda pour rester zen. De Jim. Editions Vents d’Ouest.
-La Bible des
sales blagues Livre 1. De Philippe Vuillemin. Editions Drugstore.
19 octobre 2008
QUELQUES COMICS DE FIN OCTOBRE
Ils ont des costumes style collant jaunes et bleus. Il y a
Iceberg, cyclope, le fauve, Angel et Jean... Et bien évidemment le professeur
Xavier. Ce sont bien les X-Men, la plus célèbre bande de super héros mais dans
leurs premières aventures contre les sentinelles, l'épouvantail, Dominus et
bien évidemment Magnéto. Les histoires peuvent paraître rétro et désuètes et le
suspens téléphoné mais ces aventures ont vraiment du charme et fleurent bon les
années
Un virus a fait muter les super héros les transformant en
zombies assoiffés de chair fraîche. Du coup, au lieu de protéger les humains,
ils les dévorent. Magnéto se sent responsable de la catastrophe vu qu'il s'agit
d'un virus qu'il a propagé. Problème pour les zombies : quand il n'y a plus
personne à manger sur Terre, que faire ? Aller cherche de la nourriture dans la
galaxie... Et puis après revenir sur Terre et se faire la guerre. Après un
épisode un peu moins bon dans lequel les
Marvel Zombies rencontraient le héros
déjanté de l'armée des ténèbres, voici la suite directe du premier Marvel
Zombies. Encore plus irrévérencieux, encore plus trash, encore plus sauvage et
jouissif car c'est toujours excitant de jouer avec des mythes. D'ailleurs le
début donne tout de suite le ton puisque Spiderman se souvient comment il a
dévoré sa femme et sa tante. Un excellent album pour lecteurs avertis.
Batman ne va pas très bien... Il est persécuté par son égo,
par sa conscience, par le côté obscur de Batman. Quant à Selina, Catwoman, elle
poursuit sa carrière de voleuse. Deux récits complets, deux « graphic
novels » originales sur deux personnages emblématiques de l'univers DC
Comics. Avec en prime une confrontation au sommet Batman/Batman, une véritable introspection
pour l’un des héros les plus noirs du moment. Les amateurs apprécieront.
Freddy, les griffes
de la nuit. Scénario Dixon. Dessin West. Editions Panini Comics.
Freddy c’est un psychopathe qui massacrait des enfants et
qui a été tué par les parents des victimes. Il a été brûlé vif… Mais il revient
hanter les cauchemars des ados pour les tuer. Il est défiguré et porte à une
main un gant qui se termine par des lames de rasoir affûtées. Pour combattre ce monstre, il faut aller sur
le même terrain que lui : celui du rêve ou plutôt du cauchemar. Dixon et
West nous proposent deux histoires complètes mettant en scène ce personnage
emblématique des films d’horreur. On se souvient des nombreux opus du
réalisateur Wes Craven sans parler du dernier duel au sommet Freddy contre
Jason, monstrueux héro des vendredi 13… Une bd pour les collectionneurs des
aventures de Freddy ou ceux qui ne connaissent pas ce personnage monstrueux à
l’humour ravageur. Les autres trouveront cela léger.
Tout va mal pour l’avocat Matt Murdock alias Dardevil. Son
identité secrète a été révélée, il s’est retrouvé en prison et son meilleur
ami, Foggy a été tué. Sans compter qu’il est en cavale et essaie de remonter la
piste des assassins jusqu’en Europe. En attendant c’est Irons Fist qui enfile
le costume de Dardevil pour donner le change à Hell Kitchen. Pour Matt, le vrai
Dardevil direction Monaco et Paris pour dénouer les fils du complot. Très bonne
histoire, bien ficelée, très bon dessin avec le plaisir de voir Paris croqué…
Bref très bon album pour ce Dardevil avec en prime les vielles rues de Paris,
les bords de Seine, et l’inévitable tour Eiffel… Sans oublier des super vilain
style Tombstone. Un régal.
-Absolute
Dark Knight. Par Frank Miller. Couleurs Varley. Editions Panini Comics
Voilà dix ans maintenant que Bruce Wayne a arrêté d’être Batman, depuis
la mort de Jason, son assistant. Depuis, rien ne va plus : un gang surnommé les
mutants fait sa propre justice, multipliant les victimes innocentes. La
situation ne risque pas de changer puisque le commissaire Gordon s’apprête à
raccrocher. Pourtant, un fait, tout sauf anodin, se produit : l’un des anciens
ennemis de Batman, Double Face, sort de l’asile grâce au docteur Wolper. Ce
dernier annonce l’avoir soigné et lui avoir au passage refait le visage, avant
de disparaître peu de temps après. C’est le moment que Bruce choisit pour
redevenir Batman. Son objectif est de le retrouver mais aussi d’assainir les
rues de Gotham, de plus en plus dangereuses.
Attention chef d’œuvre incontournable du neuvième art. Cette série est
un classique du comics. Frank Miller avec son style inimitable offre au vengeur
masqué de Gotham une de ses meilleures aventures. Panini Comics profite du
succès du récent film de Christopher Nolan pour rééditer cette superbe série
dans un coffret ultra luxueux, qui regroupe les trois tomes et une centaines de
pages supplémentaires regroupant des crayonnés et autres trésors de l’auteur. Si
vous n’êtes pas encore en votre possession cette série, cet album est vraiment
indispensable pour tout bédéphile qui se respecte.
QUELQUES ALBUMS DE FIN OCTOBRE
Jehn Tome 10 : Les
sorcières. Par Martin, Cayman et Payen. Editions Casterman.
En 1436 Jehn Roque et ses amis, dont un montreur d'ours sont
envoyés en mission par le Seigneur Gilles de Rais. Ils doivent aller dans la cité de Sion trouver une
sorcière et la ramener. Seul problème, il ne fait pas bon s'acoquiner avec le
diable en ces temps là... L'inquisition n'est jamais très loin et ces malades
ne rigolent pas. A partir d'un fait
divers sur une histoire de sorcellerie les auteurs construisent un scénario qui
pourrait être intéressant s'il ne souffrait pas de raccourcis vraiment trop
rapides. On a du mal à croire à tout et on s'emmêle dans l'histoire... Dommage,
d'autant que le dessin est une très bonne surprise avec un graphisme élégant et
détaillé.
Cette nouvelle intégrale reprend Aventures électroniques, les
exilés de Kifa et la porte des âmes, trois aventures de la jeune
électronicienne qui ont en commun de mettre en scène des intelligences
artificielles, des robots. Toujours de la bonne science fiction au sens stricte
du terme avec une héroïne attachante et des énigmes scientifiques
intéressantes... Le tout plein de bon sentiment. Que du bonheur.
Vers 1660 sous le règne de Louis XIV, Colbert lève un impôt
impopulaire : la gabelle, un import sur le sel. Il envoie d’anciens
mercenaires pour prélever cette taxe. Evidemment cela ne se passe pas en
douceur. Du coup Bernard d’Audijos, un jeune capitaine de retour de la guerre
des Flandre prend le maquis et organise la résistance. Belle aventure que celle
de ce Robin des bois gascon… De plus l’angle est original car la vie du héro
racontée par 3 femmes. Même si le style narratif déroute au début, on s’y fait.
Et puis il y a ce beau dessin style crayonné en noir et blanc qui apporte une
touche de poésie à cette aventure de cape et d’épée… Un personnage haut en
couleur à découvrir.
Aventures africaines pour Corto. La première est une version
moderne de Roméo et Juliette… Un homme d’une tribu musulmane veut épouser la
fille du chef d’une tribu qui s’est convertie au christianisme. Le jeune homme
est soupçonné d’avoir enlevé la jeune fille… La guerre est donc proche. Il
faudra l’intervention de Corto pour tout arranger. Seconde histoire, une chasse
au trésor… Mais les hommes léopards veillent. Une petite merveille d’autant que
le dessin de Pratt passe très bien dans un format plu petit.
Au 19e siècle, une île apparaît au large de la Sicile. L’Etat envoie un groupe
de scientifique l’étudier. Il s’agit d’un îlot sur lequel Napoléon a envoyé des
soldats pour garder un terrible secret… Suite de cette saga en 7 tomes dont
l’histoire est très énigmatique et touche l’origine des religions. Les réponses
se distillent au compte goutte. A suivre donc.
-Filii Tome
3 par De Rochebrune. Collection Grand Angle. Editions
Bamboo
L’agent
Rainbird de l’Interservice américain (organisme d’état réunissant les agences
gouvernementales NSA, CIA et FBI) poursuit son enquête sur les exactions d’un
mystérieux groupe terroriste. Sans revendication précise, poursuivant un
objectif mystérieux, ces derniers ont déjà sacrifié nombre des leurs pour
installer un virus informatique antique sur le réseau mondial… mais n’ont fait
aucune victime côté américain ! Ces drôles de « terroristes » se sont servis
pour ce faire des recherches informatiques d’un vieux savant post-soviétique,
Goran Tesherad, après avoir enlevé sa fille Oxanna. Retenue dans un village
perdu dans les montagnes ouzbèques, celle-ci a été initiée au plus incroyable
des desseins : les conspirateurs sont issus d’une évolution de l’homme qui vise
à supplanter, à terme, l’homo-sapiens-sapiens. Plus intelligents, capables de
télékinésie, de télépathie ou d’autosuggestion, ils préfèrent infiltrer en
douceur notre espèce, plutôt que de se lancer dans une guerre meurtrière et
perdue d’avance. Et pour cela, il leur faut prioritairement pouvoir trafiquer
le fichier des fichiers…
Fin de
cette histoire qui nous aura pour elle d’avoir une fin a peut près
compréhensible. En effet De Rochebrune a écrit un scénario très complexe qui
parfois perdait totalement sa lisibilité et du coup nous plongeait dans
l’incompréhension. Le dessin lui aussi a des faiblesses. En effet si les
positions de personnages et les plans sont plutôt réussis, il n’en n’est pas
toujours de même pour les détails et en particulier pour les visages.
Fin des années
70. Le jeune Fred Neihardt est entre l'enfance et l'adolescence : entre
Casimir, les Playmobils et le mystérieux et sulfureux Le couple et l'amour,
ouvrage indispensable à toute auto-éducation… C’est l'époque des premières
montres à quartz, des verts de Saint-Etienne et de la calculatrice TI 30. Le
jeune Frédéric fait la découverte de ces petits mystères auxquels tout jeune
homme de son âge est confronté. Les filles, d'abord : son correspondant
allemand Karl-Heinz découpe méticuleuse les photos de seins. Le sexe, bien sûr,
en théorie et en rêve du moins. Enfin, les copains avec qui il collectionne les
aventures inoubliables à la décharge ou à la réserve EDF du coin, à la
recherche d'un coin secret vraiment à eux. Avec les copains, il fait des bombes
maison avec de bons gros pétards mammouth mais découvre aussi les cigarettes.
Néanmoins, un évènement tragique se déroule au milieu de cet album au ton par
ailleurs léger : un enfant trisomique, mis au défi, tombe d'une fenêtre et
meurt sur le coup. Cet évènement nous rappelle la cruauté et la lâcheté des
enfants…
Cette scène
nous laisse alors penser que cet album est une d’autobiographie mais romancée.
Malgré ce doute on lit un très bon album qui nous fait nous replonger en
enfance et en pleine nostalgie quand vous avez comme l’auteur et moi entre 30
et 40 ans. Les autres seront peut être plus sceptique quand à l’intérêt du
bouquin car ils ne comprendront pas toutes les références et les allusions aux
choses qui nous faisaient rêver.
-Wormwood Tome
1 : Gentleman Zombie. Par Ben Templesmith. Editions Delcourt
Je vous
préviens de suite, vous serez peut être surpris par ce que je vais vous
présenter de suite. Wormwood est un asticot pensant, échappé d’une dimension
infernale, qui fume beaucoup, boit de grande quantité d’alcool et qui
accessoirement habite des cadavres qu’il dirige. Il est toujours accompagné de
son robot Monsieur Pendulum qui est son bras armé et de Médusa une strip
teaseuse tatouée. Ensemble ils vont tenter de sauver le monde de toutes les
tentatives d’invasions démoniaques. Ils vont par exemple essayer de comprendre
pourquoi les clients de leur bar habituel meurent en quelques secondes, le
corps traversé par des arbres.
Vous l’avez
compris, Templesmith crée un monde bizarre, glauque, étrange mais jamais dénué
d’intérêt. On se sent en effet un peu perdu au début de l’album mais bien vite
on accroche et on est happé dans cet univers hors norme. Le dessin est
remarquable par son coté torturé, glauque et sombre, mais il colle parfaitement
à l’univers. Bien sûr cette série sort complètement du cadre de bd classique mais il faut
absolument que vous la lisiez afin de ne pas passer à coté d’une expérience
graphique et narrative originale.
Olivia la
mère prend des cours du soir de SMS, Stéphane le père est toujours à la recherche
de la nouvelle technologie de communication même si il sait qu’il ne saura
jamais s’en servir. Leurs trois enfants, Jenny, Matt, et Léo sont bien entendu
toujours avec leur téléphone portable vissé à l’oreille.
Des gags
sur les accros aux mobiles, voilà ce que recèle cet album, malheureusement si
l’idée peut paraître sympathique, le résultat est un peu décevant. Les
histoires ne font pas mouche à chaque fois et le dessin est en dessous d’un
graphisme habituel pour ce genre de BD. Bref, j’ai rapidement décrocher.
Carmilla
tient toujours son journal intime et aujourd’hui elle a une nouvelle atroce à y
écrire. En effet, son père qui était de plus en plus déprimé en voyant les
infos le soir à la télé a pris une décision unilatérale qui va entraîné dans
une galère toute sa famille : il a acheté une vieille ferme en plein milieu de
nulle part et compte y vivre avec femme et fillettes en totale autarcie.
Carmilla se
retrouve donc à vivre ou plutôt survivre dans une fermette triste, sans
électricité ni eau courante, bien entendue soumise à un froid glacial. Comment
va-t-elle vivre cette expérience douloureuse et quand la lubie de son père
cessera-t-elle ? Voilà les deux principales questions qui sont développées dans
cet album.
C’est
toujours aussi agréable de lire les aventures de cette jeune citadine
sympathique. Le dessin tout en rondeur de Laurel est particulièrement adapté
pour cette BD et le récit est agréable et rigolo, même si on sent parfois des
problèmes d’enchaînements des situations et surtout on découvre une fin un peu
abrupte. Le public visé est sans aucun doute les jeunes filles, mais cette BD
plaira à coup sûr à un public familial complet.
25. Voila
25 albums que Pierre Tombal, le plus sympathique fossoyeur du neuvième art, n’a
pas quitté son cimetière et est en discussion permanente avec les défunts, afin
de leur offrir tout le confort dans leur nouveau foyer. Le pinceau de Hardy est toujours aussi leste et précis, ce
qui donne ce style si particulier d’un dessin paraissant un peu brouillon mais
complètement maîtrisé. Cauvin quant à lui semble toujours s’amuser à trouver
des gags et des jeux de mots. Il est vrai que l’arrivée de la mort comme
personnage récurent de la série est une source d’inspiration inépuisable. Il
nous a donc encore ici concocté des gags hilarants, comme celui ou la mort
danse la tektonik et allant même jusqu’à scénarisé sa propre mort. Depuis 1986
ce duo d’auteurs nous ravis de leur humour d’outre tombe et on espère encore
rire de bon cœur jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Bientôt la
fin d’année et avec elle son lot de cadeaux plus beaux les uns que les autres.
Le cadeau utile par excellence est l’agenda qui deviendra le compagnon de route
de tous les travailleurs et ce une année durant. Vents d’Ouest sort donc son
nouvel agenda entièrement dessiné par Jim. Chaque semaine est accompagnée d’un
dessin plus ou moins drôle sur le thème de la zen attitude, dessin qui illustre
une pensée positive ou une attitude à avoir. L’ensemble est plutôt beau et bien
réalisé, mais il vous faudra de très grandes poches si vous voulez le
transporter.
Attention,
le pape du trash en BD est de retour. C’est en tous cas ce que je me disais en
ouvrant cet album. J’espérais découvrir de nouvelles blagues bien horribles,
dégueulasses mais toujours drôles. Et bien que nenni. Cet ouvrage n’est qu’un
recueil des trois premiers volumes de la série en format un peu réduit.
Apparemment l’ensemble de la série va donc être rééditée dans ce format. Faîtes
donc attention si vous avez déjà en votre possession de ces 3 ouvrages ou même
de l’intégrale des sales blagues qui était déjà sortie, vous n’y trouverez rien
d’autre. Par contre si vous ne connaissez pas Vuillemin, l’inventeur de la
ligne crade en comparaison à la ligne claire, vous pourrez lire des gags
drôles, efficaces, méchants, crades voire même très limites et vous serez sans
doute surpris par le dessin de cet excellent auteur.
Titoss est
un squelette qui vit avec son père sur une île déserte. Il passe ses journée à
s’amuser et faire des bêtises pendant que son père compte l’argent du trésor
qu’il protège. Mais qui dit trésor, dit pirates. Un jour Titoss va tomber sur une bande de cette
espèce menée par la jeune et violente Ilda. Il va alors tout faire pour
protéger et son géniteur et le trésor. Nykko et Bannister nous avait déjà
offert un somptueux triptyque dans la collection jeunesse de Dupuis (les
enfants d’ailleurs) et ils récidivent ici mais pour les plus petits (3 à 6
ans). C’est vraiment très bien fait et intéressant. Bien sûr comme la plupart
des ouvrages de cette collection,il n’y a pas de bulles. Cela se lit très
facilement et est totalement compréhensible.
Le peintre
Toulouse-Lautrec sauve in extremis Darling une jument de courses du couperet
d’un cruel boucher. Il la conduit dans son atelier – où elle survit à une
interminable nuit d’agonie – mais ne parvient pas à soigner la blessure de
l’animal. Rien n’y fait. Alors qu’il perd tout espoir, le roi Milan lui amène
un vieux Tsigane, guérisseur de chevaux, détenteur de tous les secrets sur
l’âme chevaline. Il est le seul à pouvoir aider Darling.
Bien sûr
les fanas de l’histoire de la peinture et d’exactitude historiques ne seront
pas ravis de cette œuvre. Par contre si vous aimez les scénarios délirants
poussant parfois vers l’absurde, le surnaturel voire la folie pure, si vous
aimez les auteurs qui prennent des risques dans leur cadrages, leurs mises en
page et cherchent toujours des idées de mises en scène originales ou encore si
vous adorez le dessin parfait tout en couleurs rappelant les oeuvres des plus
grands peintres, alors cette BD est faites pour vous. Tous les ingrédients que
je viens de vous citer sont dans cet ouvrage. C’est vraiment du grand art.
Le village de Zea en Afrique est le théâtre d'une série de morts
étranges : les gens tombent les uns après les autres, tantôt dans leur sommeil,
tantôt tués pas de mystérieuses créatures que nul n'a vu. Leurs assassins
forment une bande de sorciers qui envoûtent leurs victimes soit pour se
débarrasser d’adversaires, soit qui sacrifient des proches dans leur soif de
pouvoir. Le chef de cette confrérie est Gaba, un notable du village. Il brigue
la place de Pola, le chef du village, dont il se débarrassera vite et satisfera
vite son ambition première, en se faisant désigner chef à son tour et en
dissimulant ses crimes derrière le rideau de fumée de la tradition. Mais tout a
un prix… Dans sa marche vers le pouvoir, Gaba a sacrifié un parent d'un membre
de son cercle de magie noire. Celui-ci ne peut pardonner le sacrifice de cet
être aimé et cherche à se venger. Une guerre commence alors dans le monde
spirituel et ses retombées sur le monde réel ne tarderont pas à apparaître.
Une BD dont le premier tome est passé un peu inaperçu mais qu’il faut
découvrir pour l’originalité de son scénario et la beauté de son dessin.
C’est
l’histoire de 4 ados qui veulent devenir célèbres et adulés mais sans trop se
fouler. Rotatine est une poétesse dont ses seuls fans sont ses parents.
Stratobaf est un musicien qui pense que le monde de la variété n’attend que
lui. Fuso fait équipe avec lui et pense que sa voix va lui permettre de trouver
sa voie, et enfin Aspartine est la nouvelle Claudia Schiffer enfin c’est ce
qu’elle croit. Tous les quatre attendent que le succès arrive car ils sont sûr
d’être les stars attendues par tout le monde. Des gags autour des jeunes
abreuvés de Star Ac qui croient que la célébrité tombe du ciel et qui vivent
donc le nez en l’air pour la voir arrivée. Le dessin de Bercovici est toujours
fidèle à lui-même, c’est le papa des Femmes en blanc, sans pour autant être
exceptionnel. Les gags sont par contre un peu faibles parfois.
Root a décidément un quotidien des plus compliqués : elle est la seule
fille au beau milieu d'une bande de barbares. Elle compte sur son ami Otto,
fils de pêcheur, avec qui elle partage son goût pour les découvertes et
l'aventure. Elle a également un animal de compagnie pour le moins inhabituel
puisqu'il s'agit d'un dragonnet. Celui-ci est d'ailleurs la cible d'un
dragonnier, Mickaelus, qui essaie comme il peut de le capturer afin de le
dresser !
Alexandre vient d’arriver dans son nouveau collège. Rapidement il arrive
à se faire un ami : Grégory. Il lui avoue un jour qu’il se sent mal dans
sa peau car il cache quelque chose : son père est mort. Malgré la promesse
que son ami lui a faite de ne rien dire, tout le collège est au courant de ce
secret. En effet Grégory ne pensant pas à mal a parlé de la confession de son
ami sur son blog et depuis tout le monde est au courant. Mais ce que ne sait pas Grégory, c’est
qu’Alexandre ne lui a pas dit toute la vérité. Son père n’est pas mort mais …
Certaines BD ont des histoires de création originale. Celle qui nous
intéresse est née d’une idée de Pauline Bignon, la fille du dessinateur du même
nom mort il y a quelques années. Elle a eu l’idée de faire réaliser un ouvrage
collectif sur un même thème par 13 auteurs de BD. Le bonheur est un thème
universel et elle a donc demandé des planches sur ce thème à des auteurs
européens mais aussi à des auteurs sud américains qu’elle a rencontrés lors
d’un périple qu’elle a fait à vélo avec son ami sur les routes de l’Amérique du
Sud.
Cela donne un collectif beau, avec des auteurs connus comme Juillard,
Lepage ou Léo côtoyant des auteurs plus anonymes. Chacun met en scène une
anecdote ou une petite histoire qui leur fait penser au bonheur. La diversité
des styles et des scénarios permet à chacun de trouver chaussure à son pied
dans cet album.
C’est au final une bonne initiative qui donne un bel ouvrage qui je
l’espère vous donnera du bonheur.
-Angle le terrible Tome 1 : Le monstre de l’espace. Par Poipoi.
Collection Tchô. Editions Glénat
Ange est un
terrible pirate intergalactique. Du moins c'est lui qui le dit ! Car ses
victimes, elles, auraient plutôt tendance à se marrer. Il a décidé de se faire
un nom au Panthéon des pirates intergalactiques. Et c'est plutôt mal barré.
Parce que s'appeler ‘Ange, faut avouer que ça le fait pas super quand on veut
faire frémir de peur le cosmos’... Heureusement que le jeune garçon, malgré son
jeune âge, peut compter sur son fidèle serviteur de métal pour faire régner la
terreur ! Ce qui ne sera pas forcément suffisant pour mater les habitants de la
planète Pouni qui ne prennent rien au sérieux. Si ce n'est les blagues
hilarantes qu'ils réservent au petit conquistador de la "terreur".
Pas tous les jours faciles d'être un pirate !
Encore un nouveau venu dans la bande à Tchô et pas n’importe lequel, le
plus grand pirate de l’espace mais qui en bave depuis qu’il a décidé d’envahir
cette planète. Les gags de Poipoi sont drôles et il crée un univers tout en
couleurs plein de potentiel pour des histoires originales. Mais surtout ce qui
est le plus réussi dans cet album ce sont les personnages qui ont vraiment des
personnalités et des caractères bien trempés.
Ingmar est
preux. Ou du moins, c'est son titre. Futur héritier de la couronne du roi
Patrüll, il est jalousé par son frère Epson qui se croit plus Viking que
lui. Mais les frangins vont mettre leurs querelles de côté lorsque Patrüll se
verra ramené à l'âge d'un enfant par un sortilège. Condamné à vieillir de
façon accélérée, celui- ci ne pourra compter que sur ses enfants et leur
capacité à réunir à temps les ingrédients nécessaires à sa guérison...
De ces prémisses
amusantes mais déjà vues (le vieillard transformé en bébé par un sortilège),
Hervé Bourhis tire un récit d'aventures cocasse où Ingmar et Epson doivent
supporter leur compagnonnage de fortune. Leur agacement étant reporté
sur le mioche sans cesse grandissant, on assiste essentiellement à un
condensé accéléré d'une vie de famille, dans laquelle les deux frères
tiennent la place du couple, et le père celui de l'enfant (vous suivez ?).
Le principe est même plutôt amusant, et constitue le principal attrait
de l'album.
Le dessin quand à lui est un peu caricatural dans le style de Dupuy et
Berberian et il colle parfaitement au style de récit.
1580, tout
le centre du japon est occupé par les troupes du redoutable seigneur Oda
Nobunaga. Seul le village d’Iga, peuplé d’irréductibles ninjas, résiste encore
à l’envahisseur.
C’est là
que vit paisiblement Hana Attori, au sein de l’établissement très fermé qui
forme au métier de ninja: l’École ninja d’Iga. Mais lorsque sa sœur et son père
sont assassinés, elle décide de quitter son village pour entrer en guerre
clandestine contre le Seigneur Oda. Accompagnée de son ami Goro, de Fumo, le
vieil artificier et de Shifu, le sorcier poltron, elle organise ses plans... La
première étape sera de mettre à mal l'indienne Choki et sa terrifiante armée.
Mais gare aux squelettes et aux chiens morts vivants tapis dans l’ombre!...
Vous aimez
Naruto alors vous allez adorer Hana Attori. Tony Valente change juste le sexe
de son principal personnage. Il crée un univers plein de magie de combats et de
d’humour. Son dessin est complètement style manga et il excelle dans les scènes
de combat ce qui donne vraiment de très bonnes planches. Le scénario reste
assez basique mais il s’étoffera sûrement lors des prochains tomes, du moins on
l’espère.
Cette BD
peut vraiment être considéré comme un passage entre le manga et bd franco-belge. C’est une
réussite et tous ceux qui lisent des mangas devraient trouver leur bonheur dans
la lecture de cet album.
A bord de
son DC3, Splash Gordon, triple champion du monde de curling, vole vers New
York, accompagné de sa poupée gonflable Dale Arden. L’avion est alors percuté
par un météore et finit sa course sur le mont Mc Kinley. Entre-temps, Splash
saute en parachute avec Dale et se retrouve dans le manoir du célèbre
Professeur Zarkov. Splash explique à Zarkov les raisons de son crash, au moment
où retentie l’alerte dans son laboratoire. En effet, l’enregistreur cosmique a
détecté une armada de météores fonçant droit vers la terre. Désemparé, le professeur
ne sait comment faire pour alerter la terre. Splash décide alors de foncer sur
les météores à bord du Comète, la fusée du Professeur. Dans l’espace
intersidéral, le Comète fonce droit sur un vortex, duquel surgissent les
météores. Embarqué dans ce vortex malgré elle, la fusée le franchit et se
retrouve sur la planète Mongo. Après avoir percuté la coupole du palais de
Bling, elle finit sa course dans la forêt. Furieux, Bling envoie des troupes
volantes à la recherche de ces satanés touristes de l’espace. Pour Splash et
ses amis, il faut maintenant se sortir des marécages, ce qui n’est pas chose
facile avec une poupée gonflable super pulpeuse…
Pixel
vengeur nous offre une parodie de Flash Gordon sous forme de gros délire. C’est
super drôle, décapant, foisonnant de références, avec des gags et des
situations loufoques à chaque page. C’est vraiment un coup de cœur qui vous
ravira si vous aimez l’humour un peu déjanté et irrévérencieux. Un très bon
album.
Sans-Nom
est le dernier descendant de la caste des Meta-Barons. Comme ses pairs, il a subi une éducation et un entraînement extrêmes, avec
comme objectif de lui faire perdre toute humanité. Sans compter l’ultime
épreuve : devoir tuer son père en combat singulier.
Jodorowsky
continue la saga des Méta Baron avec de nouveau dessinateurs. Enfin quand je
dit nouveaux ce n’est pas tout à fait vrai. Janjetov a en effet déjà travaillé
avec le scénariste sur Les Technopères. Dans cet album il dessine les pages se
déroulant dans le présent de l’histoire, tandis que Charest fait lui les
planches évoquant le passé du Sans-nom. Les deux styles ont différents et je
dois dire que les planches de Charest sont vraiment superbes. Le scénario quand
à lui est un peu simpliste et on regrette que les dénouements des combats
soient si rapides et évident pour le héros.
Emission du samedi 25 octobre à 11h. Rediffusion le 26 à 9h
Les invités de la semaine
-Loïc Malnati
Auteur de la série Apocalypse aux Ediitons Daniel Maghen
-Olivier Milhiet
Auteur de la série Caravane aux Editions Delcourt
Les chroniques BD
-Yoko Tsuno Intégrale 6 : Robots d'ici et
d'ailleurs. Scénario et Dessin Roger Leloup. Editions Dupuis.
-La tribu des insupportables Tome 2. De Aré. Editions Vents d’Ouest.
-Pattes d’eph et col roulé. De
Fred Neidhart. Collection Shampoing. Editions Delcourt.
-Wormwood Tome 1 : Gentleman Zombie. De Ben Templesmith. Editions
Delcourt.
-Filii Tome 3. De Thibault de Rochebrune. Collection Grans Angle. Ediitons
Bamboo.
-Jehn Tome 10 : Les sorcières. Par Martin, Cayman et Payen. Editions Casterman.
-Tendre banlieue tome 19. De Tito. Editions Casterman.
-X-Men Intégrale 1966. Scénario Stan Lee et Roy Thomas. Dessin Jack Kirby et
Werner Roth. Editions Panini Comics
-Marvel Zombies : le goût de la mort. Scénario Robert Kirkman. Dessin Sean
Philips. Collection 100% Marvel. Editions Panini Comics.
-Batman Ego et Catwoman le gros coup de Selina. Scénario et Dessin Darwyn
Cooke. Edition Panini Comics.
12 octobre 2008
Emission du samedi 18 octobre à 11h. Rediffusion le dimanche 19 à 9h
Les invités de la semaine
-Yves H et Hermann
Scénariste et Dessinateur de la série Le diable des 7 mers dans la collection Air Libre chez
Dupuis
-Philippe Richelle et Pierre
Wachs
Scénariste et Dessinateur de Opération vent printanier aux Editions Casterman
-Philippe
Squarzoni
Auteur de Un après midi un peu couvert dans la collection Mirages aux Editions
Delcourt
Les chroniques d'albums
-Gotham Central : Extinction. Scénario Greg Rucka et Ed
Brubaker. DessinMichael Lark, Stefano Glaudiano, Steve Lieber et Kano. Editions
Panini Comics.
-Le protocole du tueur Tome 2 :
Mortel souvenir.
Scénario Didier Convard. Dessin Denis Flaque. Editions Gléant.
-Jérusalem. Scénario Richard Marazzano. Dessin
Patrick Pion. Collection Vécu. Editions Glénat.
-No Comment. Scénario et Dessin Ivan Brun. Hors
Collection. Editions Glénat / Drugstore.
-Vinci Tome
1 : L’ange brisé. Scénario Convard. Dessin Chaillet. Editions Glénat.
-Cross Fire Tome 3 : Mourir et
laisser vivre.
Scénario Jean-Luc Sala. Dessin Pierre-Mony Chan. Collection Soleil Levant.
Editions Soleil.
-7 Yakusas. Scénario Jean-David Morvan. Dessin
Hikaru Takahashi. Editions Delcourt.
-Padock les coulisses de
-Tous les défauts microscopiques des
filles. Par Fredman
et Jim. Editions Vents d’Ouest
-Chinn Tome 2 : Le monastère de
la vieille forêt. Scénario
Escaich. Dessin Vervisch. Couleurs Dany. Editions Bamboo
-La vérité sur les Chtis. Scénario et Dessin Monsieur B.
Collection Drugstore. Editions Glénat.
-Les blagues belges Tome 3 : Dîtes
le avec des frites.
Scénario Pluk. Dessin Larbier. Couleurs Dérian. Editions Delcourt.
-Gully Tome 6 : Les vengeurs
d’injures. Scénario
Makyo. Dessin Dodier. Couleurs Cerise. Editions Dupuis.
-Wolverine : Ennemi d’Etat. Scénario Mark Millar. DessinJohn
Romita Jr et Kaare Andrew. Editions Marvel Deluxe. Editions Panini Comics.
05 octobre 2008
Emission du samedi 11 octobre à 11h. Rediffusion le 12 dimanche à 9h
Les invités de la semaine
-Didier
Eberoni
Dessinateur de Deux vies aux Editions Daniel Maghen
(Scénario Tiburce Oger)
-Jean-Pierre
Gibrat et Christian Durieux
Scénariste et Dessinateur de la série Les gens honnêtes dans la
collection Air Libre chez Dupuis
-Horne
Dessinateur de la série Le maître du jeu aux Editions Delcourt
(Scénario Corbeyran)
Les chroniques d'albums
-L’effaceur Devise 5 : qui hait
tue ?... Par
Jenfevre et Richez. Editions Vents d’Ouest.
-Super blagues Finie la rigolade. De Baba, Lapuss et Tartuff.
Editions Delcourt.
-Les aventures oubliées du Baron de
Münchausen.
Scénario et Dessin Supiot. Editions Vent d’Ouest.
-Sillage Tome 11 : Monde
Flottant. Scénario
Morvan. Dessin Buchet. Collection Neopolis. Editions Delcourt.
-Red Sonja : Les archers. Scénario Michael Avon Oeming.
Dessin collectif. Editions Panini Comics.
-Luchadores Five Tome 1 : La
cité des hommes brisés. Scénario Jerry Frissen. Dessin Bill. Editions Les Humanoïdes Associés
-Les Tikitis Tome 1 : La guerre des cerveaux. Scénario Jerry Frissen. Dessin Fabien
M. Editions Les Humanoïdes Associés
-A cœurs perdus. De Warnauts et Raives. Editions Casterman
-Croisière Cosmos. Scénario et Dessin Olivier Texier.
Collection Shampooing. Editions Delcourt.
-Green Lantern : Le porte
flamme. Scénario
Marz. Dessin Tocchini Grindberg. Couleurs Cox. Editions Panini Comics.
02 octobre 2008
QUELQUES COMICS D'OCTOBRE 2008
Civil
War Volume 1 : Guerre civile. Volume 2 : Vendetta. Scénario Mack
Millar et Brian M Bendis. Dessin Steve Mcniven et Howard Chaykin pour le 1.
Scénario J. Michael Straczynsky et Marc Guggenheim. Dessin Ron Garney et
Humberto Ramos pour le 2. Collection Marvel Deluxe. Editions Panini Comics.
Dans
l’univers Marvel, il y a avant et après Civil War. C’est une révolution dans
l’univers des super héros. Comment relancer des intrigues originales, comment
renouveler un univers complexe construit au fil des années par Stan Lee et ses
scénaristes ? Tout simplement en déclenchant une guerre ! Le problème
central de tous les super héros a toujours été cette histoire d’identité
secrète qui les protègent et leur assurent aussi une impunité. Au début de
civil war, pour les besoins d’un programme de télé réalité un groupe de jeunes
super héros mal préparés envahissent la planque d’un groupe de super vilains.
Parmi eux Nitro, qui, comme son nom l’indique explose, tuant sur le coup des
milliers de civils. La presse se déchaîne, les politiques s’en mêlent et une
loi passe qui oblige les super héros à être recensé. Ils travailleront pour le
gouvernement et devront révéler leur identité secrète au public. Certains
acceptent et font leur « coming out » comme Iron Man ou Spider man,
d’autres refusent comme Captain America. Deux camps se forment donc. Ceux qui
refusent d’être recensé sont pourchassés par leurs anciens amis et la lutte est
sans pitié... Au point que certains mourront ou paieront très cher leur
engagement dans un camp ou un autre. Ces deux volumes comprennent l’intégrale
de la série centrale Civil War ainsi que deux histoires dans ce nouvel univers.
La première concerne Spiderman qui après avoir révéler son identité s’en mord
les doigts et change de camps, la seconde Wolwerine. Une idée géniale qui
renouvelle fondamentalement le genre. Indispensable.
Des
histoires de flic dans un commissariat, on en a déjà lu. Mais ici la ville dans
laquelle ils travaillent s’appelle Gotham et elle est sous la coupe de Batman
et d’une quantité de super vilains. Du coup, les enquêtes sont plus dangereuses
et difficiles. Batman se met la police à dos, une substance inconnue laissée
dans un labo par un alchimiste fou transforme un flic en monstre, l’inspecteur
Renée Montoya doit sauver la mise à son partenaire qui a maille à partir avec
les enquêtes internes, après avoir tué un tueur costumé appelé l’araignée… De
la routine quoi. Gotham Central, regroupe des histoires complètes très bien
scénarisées qui humanisent cet univers glauque de super héros. Une réussite car
l’angle est original.
La
redoutable guerrière décide de venger un village où les habitants ont été
massacrés gratuitement. Au passage, elle prend sous son aile une ado violenté
qui rêve de se faire justice. Une quête qui résonne avec sa propre histoire
puisque Red Sonja a vu ses parents assassinés et a du se débrouiller toute
seule. Retour aux sources pour l’alter ego féminin de Conan le barbare avec un
scénario qui laisse la part belle à l’action et à la psychologie. Pour les amateurs.
QUELQUES ALBUMS D'OCTOBRE 2008
Le roi
des mouches Tome 2 : L’origine du monde. Scénario Pirus. Dessin Mezzo.
Hors Collection. Editions Glénat/Drugstore.
Dans une
banlieue américaine, un jeune homme grandit entre son nouveau beau père qu’il
déteste, sa mère, sa petite copine, et ses amis qui trempent dans des affaires
plus ou moins louches. Il observe tout ce petit monde avec des commentaires
désabusés sur tout ce cirque qu’est la vie, la société, les apparences. Le roi
des mouches est une merveille de finesse et de décalage. Une ambiance à la David
Lynch style Blue Velvet, une ironie et une dérision style American Beauty… Bref,
un chef d’oeuvre
Rien ne va
plus dans la vie du député-Maire Lestrade. Sa maîtresse est assassinée selon le
modus opérandi du tueur qui terrorise la région et on essaie de le faire
chanter. Heureusement, il peut compter sur son ami l’inspecteur Zélian pour
enquêter discrètement et faire en sorte que de ne pas être mêlé à l’affaire.
Seulement, Zélian découvre que Lestrade lui cache des éléments. Et cela, il
n’aime pas !
Fin de
cette histoire somme toute assez classique de tueur en série. Mais le scénario
bien huilé et il y a quelques rebondissements. Du sur mesure pour les amateur
avec un dessin réaliste impeccable.
En Espagne,
Guido, un chevalier chrétien est poursuivit par ses confrères. Apparemment, il
est déserteur ou renégat. Quoiqu’il en soit, au moment d’être tué, il est sauvé
par les guerriers du calife Abdu Al Khayr… Ce qui ne l’empêche pas d’en occire
quelques un avant d’être maîtrisé. Conduit devant le Calife, celui-ci semble
curieux de mieux connaître ce chrétien farouche. Il lui accorde la vie sauve et
le prend à son service, comme esclave. Il lui demande même de l’escorter
jusqu’à
Comme son
titre l’indique no comment n’a aucun phylactère. Il s’agit d’histoires ou de
sketches de quelques planches qui passent au vitriol notre monde et son
fonctionnement social. Des absurdités du management ou de la mondialisation en
passant par le pouvoir et le sexe, le besoin de dominer ou d’accumuler de l’argent.
Tout passe dans le dessin. Le graphisme est assez naïf avec des personnages
dessinés comme de petits humains ou de grand enfants. Et ces proportions
enfantines ne font qu’accentuer le fait que l’humanité manque cruellement de
maturité. Une curiosité à découvrir.
L’ex pilote
de chasse Dakota est toujours à la recherche de la mystérieuse fillette qu’il a
découverte dans un sarcophage caché dans un iceberg. Qui est elle ? Que
veut elle ? Nul ne le sait mais elle attire toutes les convoitises car
possède de fabuleux pouvoir.
Ce nouveau
tome en forme de cours poursuite est riche en action. Bien que la manque de
révélation nous laisse sur notre faim, on lit avec plaisir cette histoire de
science fiction au rythme enlevé et aux couleurs flashantes. Vivement la suite.
Tout seul
c’est le nom d’un homme qui n’a jamais quitté un phare perdu au milieu de la
mer, en Bretagne. Il ne connaît le mode que par ce qu’il imagine en feuilletant
un dictionnaire dont il ne peut qu’interpréter les définitions. En fait, il est
né difforme et ses parents, gardiens de phare, n’ont jamais voulu qu’il quitte
l’île. A présent qu’ils sont mort, il est tout seul. Cet ouvrage de plus de 360
pages est une merveille. Peu de dialogue, un dessin minimaliste en noir et
blanc, très aéré mais une histoire intense, forte. Parfois il y a peu
d’éléments dans une case mais on se surprend à admirer sa simplicité, à la
contempler, comme quand on est seul face à la mer le visage fouetté par les embruns...
Un peu comme pour un dessin de Pratt. Bref, un ouvrage qui fait du bien, qui
aère la tête tout en faisant posant le problème de la solitude, de la
différence et de la vision du monde. Bravo.
Mirko est
mort. Lullaby et Nolan sont à l’autre bout de la galaxie sur Dawon, un monde
mythique, domaine des Dieux. Les deux jeunes gens se retrouvent au beau milieu
d’une guerre intergalactique avec des enjeux colossaux qui les dépassent. Nolan
est il le Caël dont une prophétie annonce la venue ?
Suite de ce
space-opéra complexe mais de toute beauté avec certains dessins pleine page
dans un style futuriste qui lorgne parfois vers le manga. Rien que pour le
dessin, on en redemande.
Intégrale
Tif et Tondu 4 : Echec aux mystificateurs. Scénario Tilleux. Dessin Will.
Editions Dupuis.
Un village
hanté par les fantômes d’habitants, une armée d’armures géantes, une énorme
bête qui attaque un bateau… Voilà quelques ingrédients de ce 4e tome
de l’intégrale des aventures de Tif et Tondu qui regroupe trois albums :
Les ressuscités, un plan démoniaque et le retour de la bête. Pour ces histoires, Rosy a laissé sa place à Maurice
Tilleux, le père de Gil Jourdan. Cela donne des scénarios policiers très bien ficelés
et renouvelle les aventures du duo de héros qui croisent au passage quelques
charmantes créatures, en tout bien tout honneur bien entendu. Un vrai régal de
redécouvrir ce classique de
A la mort
de Léonard de Vinci, son protecteur, François 1er cache la derrière
œuvre du maître dans un monastère. Ce tableau contient un secret relatif à une
ancienne affaire criminelle. Flashback : à Milan, un cadavre est retrouvé,
le visage littéralement découpé. On fait appel aux talents d’observation de
Léonard pour donner quelques indications. Intrigué, le peintre décide de mener
l’enquête. Mais lui-même a bien des secrets…
Da Vinci
Thriller ! Léonard détective… Pourquoi pas. Les meurtres sont énigmatiques
à souhait, l’atmosphère italienne prometteuse. Mais au lieu de nous lancer dans
un thriller haletant, Convard nous perd dans les méandres de l’histoire personnelle
de Léonard qui entretient une relation secrète et a pris sous son aile un jeune
voyou… Tout se rejoindra peut-être mais l’énigme tarde à avancer. Bref, on
arrive un peu à s’y perdre. Espérons que le second tome nous éclairera. Quant
au dessin de Chaillet : toujours aussi beau et détaillé mais parfois un
peu statique. A suivre tout de même.
Le jeune
Angello est mort mais la chasse aux trésors continue pour sa cousine Gina et
Anna. En Grèce, elles ont découvert un manuscrit qui est le dernier épître de
Judas. Le mystère plane autour des origines du catholicisme et les révélations
ne plaisent pas à tout le monde. Des tueurs sévissent et n’hésitent pas à
éliminer les gêneurs. Cross Fire a tout les ingrédients d’une grande série. Un
rythme soutenu, beaucoup d’humour, un dessin efficace qui a emprunté au manga
le meilleur, notamment pour les nombreuses scènes d’action avec le découpages
et des les lignes de force. La plastique des héroïnes est avantageuses et le
scénario oscille entre le Da Vinci code et Indiana Jones. Bref, on ne s’ennuie
pas une minute et on attend impatiemment la suite.
Un vieux
chef de clan Yakusa échappe de peu à un attentat. Qui a osé essayer de le
tuer ? Même à 92 ans, le vieux renard a de la ressource. Il mène
l’enquête, au passage récupère quelques vieux amis et arrive à remonter jusqu’à
un autre clan. Seul problème il ne sait pas pourquoi ils ont essayé de le tuer.
A 7 ils décident d’attaquer le QG des ennemis, histoire de découvrir le
pourquoi de cette guerre…
Il était
une fois au Japon. 7 yakusa est un album étonnant. Il possède un aspect
documentaire avec notamment du vocabulaire spécifique japonais utilisé dans les
dialogues et un index à la fin pour mieux comprendre des éléments de la culture
nipponne. Mais c’est aussi une sorte de western sanglant avec des codes
d’honneur ancestraux et beaucoup d’action. Quant au dessin, l’impression
générale est mitigée car le trait nerveux est parfois imprécis qui fait presque
penser à certains comics trash. Le tout donne un exercice de style intéressant,
instructif pour qui veut en savoir plus sur les us et coutumes de la mafia
japonaise.
Padock les coulisses de
Gags en une
planche pour les fans des circuits qui ne ratent aucun grand prix.
Chaque
défaut de fille est illustré par une petite histoire en une planche.
L’indépendante, la garce, la boudeuse, les soldeuses coupées en deux par le
rideau de fer du magasin. Du vécu.
Des gags
mettant en scène un tueur à gage flegmatique qui aime le travail bien fait et
accorde une dernière volonté à ses victimes. Mais il est affublé de Quentin, un
apprenti… gaffeur. Vraiment hilarant.
Des gags en
une planche avec des super héros et les affres de leurs super pouvoirs.
Découvrez le merveilleux Gigaman qui n’arrive pas à faire descendre un chat
perché sur la branche d’un arbre ou le super héro écolo qui tond la pelouse
avec des ciseaux pour ne pas déranger les insectes. Bref, ils sont plus
délirant les uns que les autres.
Les
aventures oubliées du Baron de Münchausen. Scénario et Dessin Supiot. Editions
Vent d’Ouest.
Parcourant
le monde, le fantasque baron de Münchausen arrive en Chine pour une aventure cette fois ci spirituelle
et intérieure. Toujours de très belles couleurs pastelles et une atmosphère
pleine de poésie pour un personnage emblématique, un vieux monsieur très
attachant.
Stéphane
n’a pas connu son grand-père mais il porte son prénom, Bernard, en second
prénom. Il ne l’a pas connu mais l’image idéalisée du grand père est là,
présente. Il nous raconte ce qu’il a découvert, le comportement de cet homme
pendant la guerre et ses actes de résistance. Une belle histoire sur la
famille, ses secrets, le poids de la transmission. Le tout dans un dessin semi
réaliste en noir et plus assez au trait élégant. Un récit de famille à
découvrir
Navis n’est
pas en état de grâce. Ex agent de
Y-a pas à
dire, Sillage est vraiment une superbe série de SF et chaque tome apporte son
lot de surprise et fait évoluer le personnage. C’est toujours aussi
passionnant. Un grand classique.
-Les informaticiens Tome 3 Mise à
jour. Par Reynès, Brrémaud et Krings. Collection Humour. Editions Bamboo.
-Les gendarmes Ticket Gagnant. Par
Jenfevre, Sulpice et Cazenove. Collection Humour. Editions Bamboo.
Trois
nouveaux titres pour rigoler un peu suivant vos goûts. Studio danse pour les
amateurs de danse et de spectacle. Les informaticiens pour faire marrer tous
ceux qui ont à faire aux ordinateurs. Quant aux gendarmes si vous en êtes, si
vous en connaissez ou si vous avez eu affaire à eux, cette série est pour vous.
De plus, Bamboo vous propose même de rembourser votre PV de stationnement pour
l’achat de trois titres de la série. Alors pas d’hésitation, pour aller acheter
des bd, vous pourrez vous garer en double file !
Pline vit à
la campagne. Il deal un peu glande et rêve beaucoup et est amoureux de
Pénélope. Cette dernière veut aller faire des études à la ville. Il décide de
la suivre dans la cité.
Chronique
d’une jeunesse désœuvrée... Little Odyssée est une histoire contemporaine avec
quelques références à
Chinn Tome 2 : Le monastère de
la vieille forêt. Scénario Escaich. Dessin Vervisch. Couleurs Dany. Editions Bamboo
Il y a plus de 2000 ans en Chine, au plus profond d’une
forêt, se trouve un monastère qui a pour réputation d’être invincible. En effet
les moines qu’ils l’occupent sont des spécialistes des arts martiaux. Mais
cette réputation est sur le point de tomber, car un espion vient de découvrir
qu’en fait les ecclésiastiques du lieu n’ont plus de compétences en combat. Les
troupes sanguinaires Xiongnu vont alors tenter de s’emparer de ce monastère qui
leur permettra d’asseoir leur domination sur cette partie du pays.
Vous avez
peut être entendu parler d’un film français qui a eu un petit succès ces
derniers mois et qui parle d’un gars qui se retrouve muté dans le nord de la
France. Vous voyez de quoi je parle. Et bien vu le succès du film on a vu des
tonnes de produits estampillés chtis déboulés sur les étalages. La BD n’est pas
en reste. Dans la série la vérité sur, Monsieur B nous offre donc un album
consacré entièrement à la vie et les mœurs des habitants du Nord pas de Calais
et autres Picards. Pour tout vous dire, je n’ai pas du tout accroché à l’humour.
Peut être que les ch’tis seront plus touchés par cette BD.
Les blagues
belges sont une des catégories de blagues préférées en France. Il était donc
évident que le neuvième art allait s’en emparer. Le trio d’auteurs qui s’est
lancé dans l’aventure nous offre une très bonne BD d’humour. Si certains gags
sont connus, on rigole souvent à la lecture. Les dessins de Larbier mis en
couleurs par Dérian sont excellents et collent parfaitement au style. C’est
donc une bonne série qui continue avec ce troisième tome.
Boulet est
un auteur réputé dans le monde de la BD pour enfants. Il est en effet le papa
du petit dragon Ragnarok et de la rubrique scientifique. Mais depuis plusieurs
années, Boulet alimente un blog qui petit à petit est devenu un incontournable
pour tout fan de BD qu se respecte. Dans celui-ci il offre à ses cyberlecteurs,
des billets d’humeur et d’humour, des chroniques sur ses déplacements dans
différents salons et autres petites choses savoureuses.
L’auteur
n’avait jamais voulu éditer en album le contenu de ce site, mais une de ces
amies l’a poussé à accepter la proposition de Delcourt. En effet Boulet est un
auteur de grand talent mais son public BD n’est pas du tout le même que son
public Blog. Ce dernier, plus adulte, était en attente d’une œuvre qui les
toucherait davantage.
Cette série
est donc l’ensemble des planches que Boulet a posté sur son site depuis 2004,
avec en plus quelques planches explicatives. Ce premier tome reprend toute
l’année 2004 et c’est absolument passionnant. On passe de la drôlerie pure à
des petites anecdotes qui nous font réfléchir, comme on passe d’un dessin assez
naïf à des cases et des planches au style beaucoup plus travaillé.
C’est donc
une BD essentielle qu’il faut absolument découvrir, et pour ceux qui
connaissent le site elle vous permettra de conserver les petits chefs d’œuvre
normalement éphémère de cet auteur surprenant.
9 août
1969. La compagne du réalisateur Roman Polanski, l'actrice Sharon Tate, est
sauvagement assassinée dans sa somptueuse résidence de Cielo Drive par la «Famille»,
un groupe d'illuminés emmenés par leur leader charismatique, un certain Charles
Manson... Une boucherie qui va plonger la puissante et respectable Amérique
dans un malaise total. Eduardo Chavez est un jeune journaliste qui va, pour son
premier papier professionnel, suivre cette affaire réelle.
Les auteurs
nous entraînent de plein fouet dans cette affaire sordide qui secoua le monde
entier fin des années soixante. Dans ce premier tome, on découvre le massacre
et petit à petit on découvre la personnalité de ce tueur emblematique.
C’est une
BD vraiment bien réalisée. Le dessin est fin et précis et le scénario nous
entraîne à la fois dans les méandres de l’enquête et nous permet de suivre le
groupe dirigé par Manson. Il faudra voir le second tome pour juger de la
qualité de la série mais ce premier tome est plutôt intéressant et nous donne
envie de découvrir la suite.
18 ans.
Cela fait 18 ans que l’on attendait la suite des aventures du petit Gully,
personnage créé en 1985 par deux grands de la BD. On le retrouve dans cette
aventure se retrouvant par chance engagé dans une école de chevalier. Il s’y
fait un ami, Oléo, un jeune homme amoureux de la princesse du comté. En
rentarnt chez ce dernier ils découvrent les parents d’Oléo transformés en
statues. Ils vont alors se servir du peu d’enseignement qu’ils ont acquis à
l’école de chevalerie, pour se lancer à la recherche du seul capable d’avoir
monté ce coup : le terrible Ulfon.
C’est avec
grand plaisir que l’on retrouve le monde fantastique de Gully, fait
d’aventures, d’humour et de poésie. Le dessin de Dodier s’arrondit un peu par
rapport à J.K.J. Bloche et il est toujours aussi bon. Makyo a écrit lui un
scénario asez classique mais qui va receler plusieurs surprises et
rebondissements. C’est vraiment bien réalisé.
Le retour
de cette ancienne série est donc une vraie réussite. Cette aventure devrait
plaire à tous.
Deux copines, stripteaseuses de profession, vivent de nos jours en
Colombie Britannique (extrême sud ouest du Canada). Shannon, blonde aux cheveux
courts a des jambes sublimes ; Girl, brune et pulpeuse, d’origine indienne, a
tout misé sur sa poitrine. Shannon s’entretient régulièrement, par mail
interposé, avec Mike, le petit copain de Girl, soldat en Irak. Girl, elle, ne
veut même pas lui parler, tellement elle vit difficilement cette mobilisation.
Sa révolte intime, ainsi que ses origines ethniques, l’amènent parfois à avoir
des débats politiques passionnés… De son côté, Shannon décide de mettre en
application un mystérieux dessein, et requiert pour cela la complicité de son
amie. Les voilà toutes deux parties à Vancouver, où Shannon s’arrange pour
avoir à réparer un pneu devant un jeune homme, un étudiant appelé Aaron. Ce
dernier propose logiquement son aide… et le corps de rêve de Shannon fait le
reste ! Après avoir « sympathisé », elles sont le soir même toutes deux invitées
à la soirée des 5 ans du père d’Aaron, Jay. Shannon pose alors un drôle de
regard sur celui-ci, lourd de sens…
Warnaut et
Raives sont deux auteurs inséparables. En effet ils signent leur BD toujours
ensemble aussi bien le scénario que le dessin. Ils ont déjà signés de très bons
albums et malheureusement celui-ci n’est pas le meilleur. Bien sûr le trait
ainsi que les couleurs sont toujours aussi beaux, mais cette fois c’est le
scénario qui pêche un peu. Car même si le duo nous fait tenir avec un suspens
bien mené, on a du mal à attacher aux personnages et on reste un peu sur notre
faim. Peut être avec quelques planches supplémentaires pour rendre la narration
plus fluide…
Cela se passe dans un gigantesque vaisseau spatial qui sillonne le
cosmos. Empressé d’accomplir sa tache de balayage, un robot ménager fonce dans
un des nombreux couloirs et culbute un petit extraterrestre. Il panique un bref
instant : holala, si les hommes constatent que cette espèce d’alien s’est
échappée, il va se prendre un sacré savon ! Il faut qu’il le remette dans sa
cage rapidement, en tous cas avant que les hommes reviennent… Car
effectivement, pour une raison inconnue de lui, il n’y a plus aucun homme à
bord. Quand le robot arrive à l’étage des cages, l’horreur est totale : toutes
les cages sont vides ! Il cherche un peu et finit par retrouver les
extraterrestres, tous entassés dans la même pièce, planqués pour échapper à
leurs geôliers. En le voyant, les aliens sont un peu angoissés à l’idée de
retourner dans leurs cages, mais le robot n’a aucune compétence d’autorité. Ils
comprennent qu’ils sont désormais libres… et c’est la débandade ! Certains
explorent le vaisseau, d’autres jouent à appuyer sur des boutons… L’un d’entre
eux écrit un journal où il raconte sa vie à bord et sa démarche éclairée.
Tandis que les autres jouissent du potentiel du vaisseau, lui l’explore et
tente de comprendre pourquoi les hommes ont disparus. Il interroge alors
l’ordinateur de bord, qui lui délivre la fiche technique d’un énigmatique alien
considéré comme responsable : un terrible brougle à tomiques…
Olivier Texier crée avec cet album une histoire totalement délirante. Il
invente tellement d’extra terrestres qu’il peut du coup leur faire faire un peu
tout et n’importe quoi. C’est drôle et le fil rouge qui arrive au premier tiers
de l’album nous tient en haleine. On pourra reprocher tout de même une fin
moyenne, mais cela n’est que mon opinion, a vous de vous faire la votre. Le
dessin tient beaucoup sur le bestiaire envahissant et c’est totalement réussi.
-Les Tikitis Tome 1 : La guerre des cerveaux. Scénario Jerry Frissen.
Dessin Fabien M.. Editions Les Humanoïdes Associés
Connaissez
vous Lucha Libre ? C’est une série concept créée par les Humanoïdes
associés. Le scénariste Jerry Frissen a lancé trois séries en même temps et les
a écrit en épisodes. Chaque volume de Lucha Libre comprenait donc plusieurs
pages de chaque série et il fallait attendre le volume suivant pour avoir la
suite de l’histoire. Une autre particularité est que les volumes de la série
étaient souples.
Les Humanos
ont eu la bonne idée de regrouper l’intégralité de chaque histoire en albums.
Le premier
tome de deux de ces séries est donc sorti. Dans chacune des séries ont
rencontrent une troupe de super héros sans pouvoirs habillés en catcheurs sud
américains, bien décidé à rendre justice dans leur ville.
Les
Luchadores Five ont un gros problème. La guerre qu’ils ont depuis des mois avec
les loups garous semble repartie de plus belle. En effet, les lycanthropes leur
ont encore volés leurs autoradios et en plus ils ont osé déféquer sur les
sièges. Le combat semble inévitable. Mais au même moment, la ville est attaquée
par un lézard géant. Mais qui aurait intérêt à envahir de cette façon la
ville ?
Les Tikitis
quand à eux sont sur une île en plein milieu du pacifique et ils s’ennuient
ferme. Ils sont en effet en ce lieu pour surveiller les faits et gestes de King
Katch, un catcheur hyper violent qui a été écarté du ring par les responsables
de la ligue de catch professionnel. Mais un jour on leur annonce que certaines
filles de l’île ont été enlevées. Ils vont alors de ce pas se mettre à leur
recherche. Bien vite une piste leur semble la bonne : le terrible Bactéria
serait lié à ces disparitions.
Autant vous
dire de suite, ces deux séries sont totalement déjantées. Il ne faut pas vous
attendre à des scénarios conventionnels, d’ailleurs Frissen est déjà l’auteur
d’une série un peu folle que l’on vous avait conseillé « Les zombis qui
ont mangé le monde ». Ces deux nouvelles séries sont donc incontournables
d’autant plus que ce talentueux scénariste sait s’entourer d’excellents
dessinateurs et c’est encore le cas ici avec Bill et Fabien M.
A force de
lire des BD ont est de plus en plus à la recherche d’originalité dans nos
lectures, avec Jerry Frissen on est servi.
Le groupe
d’aventuriers Les légendaires est confronté dans ce nouveau tome à un dilemme
énorme. En effet le dieu maléfique Anathos veut se réincarner et choisit comme
enveloppe charnelle l'un des 5 Légendaires. Pour contrer son plan, ceux-ci
doivent s'emparer de l'Alystory, le livre sacré qui relate toute l'histoire
d'Alysia, passé, présent et futur. Mais ils deviendraient alors les criminels
les plus recherchés au monde.
Les
aventures de ces aventuriers en culottes courtes continuent et c’est tout à
fait normal au vue du succès de la série. En effet de plus en plus de jeunes
voient en cette BD le parfait passage entre le manga dont ils sont sont
abreuvés et la BD franco belge dont Sobral utilise la pagination, le sens de
lecture et les couleurs.
C’est
toujours de qualité et agréable à lire. Les fans seront de nouveau séduits.
