24 novembre 2008
QUELQUE COMICS DE DECEMBRE 2008
Dardevil Le
Scoop. Scénario Bendis. Dessin Maleev. Collection Marvel Deluxe. Editions
Panini Comics.
L'homme sans peur est confronté au pire... Le Caïd qui connaissait son identité
secrète mais avait promis de ne pas la divulguer a été pratiquement tué par ses
lieutenants. Le complot vient d'un jeune maffieux qui a juré la perte du Caïd
mais aussi de Matt. Du coup, le secret de Matt Mudock est livré en pâture à la
presse. Tout le monde sait qu'il est Dardevil... Cet épisode primordial dans
l'histoire de Dardevil rassemble tous les protagonistes clés de sa vie : le
caïd, sa femme Vanessa, Froggy, la veuve noire, Elektra, Spiderman... Une récit
passionnant, bien noir et mafieux qui ressemble plus à du policier qu'à une
histoire de super héros. La construction se fait autour de flash back, le
graphisme style crayonné mis en couleurs fait merveille pour ce genre d'ambiance.
Bref, une réussite.
Alors que
le second volet des aventures de Hellboy est sur les écran avec aux commandes,
le génial Guillermo del Toro, voilà un nouvel opus en BD. Direction les mythes et
le folkore russe pour un nouveau voyage hallucinant au milieu des sorcières,
avec en tête la terrible Baba Yaga. Mike Mignola nous offre un scénario comme
toujours étrange et décapant. Il laisse le dessin cette fois-ci à Duncan
Fregredo qui se montre à la hauteur de la tâche et réalise un superbe album
dans l’esprit de la série.
-John Constantine Hellblazer : Droit dans le mur. Scénario Mike Carey. Dessin Frustin et Gregory. Editions Panini
Comics.
Il pensait que la bataille se
mènerait dans le monde des rêves. Il se trompait. Les signes sont devenus trop
fréquents, et trop violents, pour qu'on les ignore. Quelque chose de sombre et
d'immensément terrifiant fait son chemin à travers les membranes qui séparent
ce monde du chaos hurlant qui l'entoure, et John Constantine est déterminé à
écraser cette menace, par tous les moyens. Avec l'aide méfiante de quelques
collègues magiciens, de sa nièce Gemma, de sa nouvelle petite amie Angie et de
l'être connu sous le nom de Swamp Thing, Constantine crée un filet incassable
pour emprisonner le destructeur potentiel de l'humanité. Mais qui sera l'appât
pour attraper ce cauchemar vivant et qui sera réellement pris au piège ?
06 novembre 2008
QUELQUES COMICS DE NOVEMBRE 2008
-Civil War
Intégrale volume 3 : La mort de Captain America. Editions Panini Comics.
Panini poursuit l'intégrale de « Civil War », la petite révolution
dans le monde des super héros Marvel. Petit rappel : à la suite d'une bavure de
jeunes super héros, le gouvernement fait passer une loi obligeant le héros costumer
à révéler leur identité secrète et à bosser pour l’Etat, sous contrôle du
SHIELD. Il y a ceux qui acceptent comme Iron Man, Spider Man dans un premier
temps, Mr Fantastic... Et ceux qui refusent comme Dardevil, Luke Cage, Iron
Fist, et à leur tête Captain América qui y voit une atteinte aux libertés et ne
reconnaît plus son pays. Ils deviennent donc hors la loi et sont pourchassés
par leurs anciens amis. Ce 3e tome de l'intégrale marque un tournant tragique
de la nouvelle situation avec l'assassinat de Captain America -tout un symbole-
victime de ses idéaux et d'avoir voulu résister. Sans compter que dans l'ombre
crâne rouge tire les ficelles d'un complot diabolique. Bonnes histoires qui
renouvellent un peu le genre, fabuleux dessins et vrai sens de la mise en scène
dans les cases et au découpage.... Bref, un must à découvrir d'urgence.
19 octobre 2008
QUELQUES COMICS DE FIN OCTOBRE
Ils ont des costumes style collant jaunes et bleus. Il y a
Iceberg, cyclope, le fauve, Angel et Jean... Et bien évidemment le professeur
Xavier. Ce sont bien les X-Men, la plus célèbre bande de super héros mais dans
leurs premières aventures contre les sentinelles, l'épouvantail, Dominus et
bien évidemment Magnéto. Les histoires peuvent paraître rétro et désuètes et le
suspens téléphoné mais ces aventures ont vraiment du charme et fleurent bon les
années
Un virus a fait muter les super héros les transformant en
zombies assoiffés de chair fraîche. Du coup, au lieu de protéger les humains,
ils les dévorent. Magnéto se sent responsable de la catastrophe vu qu'il s'agit
d'un virus qu'il a propagé. Problème pour les zombies : quand il n'y a plus
personne à manger sur Terre, que faire ? Aller cherche de la nourriture dans la
galaxie... Et puis après revenir sur Terre et se faire la guerre. Après un
épisode un peu moins bon dans lequel les
Marvel Zombies rencontraient le héros
déjanté de l'armée des ténèbres, voici la suite directe du premier Marvel
Zombies. Encore plus irrévérencieux, encore plus trash, encore plus sauvage et
jouissif car c'est toujours excitant de jouer avec des mythes. D'ailleurs le
début donne tout de suite le ton puisque Spiderman se souvient comment il a
dévoré sa femme et sa tante. Un excellent album pour lecteurs avertis.
Batman ne va pas très bien... Il est persécuté par son égo,
par sa conscience, par le côté obscur de Batman. Quant à Selina, Catwoman, elle
poursuit sa carrière de voleuse. Deux récits complets, deux « graphic
novels » originales sur deux personnages emblématiques de l'univers DC
Comics. Avec en prime une confrontation au sommet Batman/Batman, une véritable introspection
pour l’un des héros les plus noirs du moment. Les amateurs apprécieront.
Freddy, les griffes
de la nuit. Scénario Dixon. Dessin West. Editions Panini Comics.
Freddy c’est un psychopathe qui massacrait des enfants et
qui a été tué par les parents des victimes. Il a été brûlé vif… Mais il revient
hanter les cauchemars des ados pour les tuer. Il est défiguré et porte à une
main un gant qui se termine par des lames de rasoir affûtées. Pour combattre ce monstre, il faut aller sur
le même terrain que lui : celui du rêve ou plutôt du cauchemar. Dixon et
West nous proposent deux histoires complètes mettant en scène ce personnage
emblématique des films d’horreur. On se souvient des nombreux opus du
réalisateur Wes Craven sans parler du dernier duel au sommet Freddy contre
Jason, monstrueux héro des vendredi 13… Une bd pour les collectionneurs des
aventures de Freddy ou ceux qui ne connaissent pas ce personnage monstrueux à
l’humour ravageur. Les autres trouveront cela léger.
Tout va mal pour l’avocat Matt Murdock alias Dardevil. Son
identité secrète a été révélée, il s’est retrouvé en prison et son meilleur
ami, Foggy a été tué. Sans compter qu’il est en cavale et essaie de remonter la
piste des assassins jusqu’en Europe. En attendant c’est Irons Fist qui enfile
le costume de Dardevil pour donner le change à Hell Kitchen. Pour Matt, le vrai
Dardevil direction Monaco et Paris pour dénouer les fils du complot. Très bonne
histoire, bien ficelée, très bon dessin avec le plaisir de voir Paris croqué…
Bref très bon album pour ce Dardevil avec en prime les vielles rues de Paris,
les bords de Seine, et l’inévitable tour Eiffel… Sans oublier des super vilain
style Tombstone. Un régal.
-Absolute
Dark Knight. Par Frank Miller. Couleurs Varley. Editions Panini Comics
Voilà dix ans maintenant que Bruce Wayne a arrêté d’être Batman, depuis
la mort de Jason, son assistant. Depuis, rien ne va plus : un gang surnommé les
mutants fait sa propre justice, multipliant les victimes innocentes. La
situation ne risque pas de changer puisque le commissaire Gordon s’apprête à
raccrocher. Pourtant, un fait, tout sauf anodin, se produit : l’un des anciens
ennemis de Batman, Double Face, sort de l’asile grâce au docteur Wolper. Ce
dernier annonce l’avoir soigné et lui avoir au passage refait le visage, avant
de disparaître peu de temps après. C’est le moment que Bruce choisit pour
redevenir Batman. Son objectif est de le retrouver mais aussi d’assainir les
rues de Gotham, de plus en plus dangereuses.
Attention chef d’œuvre incontournable du neuvième art. Cette série est
un classique du comics. Frank Miller avec son style inimitable offre au vengeur
masqué de Gotham une de ses meilleures aventures. Panini Comics profite du
succès du récent film de Christopher Nolan pour rééditer cette superbe série
dans un coffret ultra luxueux, qui regroupe les trois tomes et une centaines de
pages supplémentaires regroupant des crayonnés et autres trésors de l’auteur. Si
vous n’êtes pas encore en votre possession cette série, cet album est vraiment
indispensable pour tout bédéphile qui se respecte.
02 octobre 2008
QUELQUES COMICS D'OCTOBRE 2008
Civil
War Volume 1 : Guerre civile. Volume 2 : Vendetta. Scénario Mack
Millar et Brian M Bendis. Dessin Steve Mcniven et Howard Chaykin pour le 1.
Scénario J. Michael Straczynsky et Marc Guggenheim. Dessin Ron Garney et
Humberto Ramos pour le 2. Collection Marvel Deluxe. Editions Panini Comics.
Dans
l’univers Marvel, il y a avant et après Civil War. C’est une révolution dans
l’univers des super héros. Comment relancer des intrigues originales, comment
renouveler un univers complexe construit au fil des années par Stan Lee et ses
scénaristes ? Tout simplement en déclenchant une guerre ! Le problème
central de tous les super héros a toujours été cette histoire d’identité
secrète qui les protègent et leur assurent aussi une impunité. Au début de
civil war, pour les besoins d’un programme de télé réalité un groupe de jeunes
super héros mal préparés envahissent la planque d’un groupe de super vilains.
Parmi eux Nitro, qui, comme son nom l’indique explose, tuant sur le coup des
milliers de civils. La presse se déchaîne, les politiques s’en mêlent et une
loi passe qui oblige les super héros à être recensé. Ils travailleront pour le
gouvernement et devront révéler leur identité secrète au public. Certains
acceptent et font leur « coming out » comme Iron Man ou Spider man,
d’autres refusent comme Captain America. Deux camps se forment donc. Ceux qui
refusent d’être recensé sont pourchassés par leurs anciens amis et la lutte est
sans pitié... Au point que certains mourront ou paieront très cher leur
engagement dans un camp ou un autre. Ces deux volumes comprennent l’intégrale
de la série centrale Civil War ainsi que deux histoires dans ce nouvel univers.
La première concerne Spiderman qui après avoir révéler son identité s’en mord
les doigts et change de camps, la seconde Wolwerine. Une idée géniale qui
renouvelle fondamentalement le genre. Indispensable.
Des
histoires de flic dans un commissariat, on en a déjà lu. Mais ici la ville dans
laquelle ils travaillent s’appelle Gotham et elle est sous la coupe de Batman
et d’une quantité de super vilains. Du coup, les enquêtes sont plus dangereuses
et difficiles. Batman se met la police à dos, une substance inconnue laissée
dans un labo par un alchimiste fou transforme un flic en monstre, l’inspecteur
Renée Montoya doit sauver la mise à son partenaire qui a maille à partir avec
les enquêtes internes, après avoir tué un tueur costumé appelé l’araignée… De
la routine quoi. Gotham Central, regroupe des histoires complètes très bien
scénarisées qui humanisent cet univers glauque de super héros. Une réussite car
l’angle est original.
La
redoutable guerrière décide de venger un village où les habitants ont été
massacrés gratuitement. Au passage, elle prend sous son aile une ado violenté
qui rêve de se faire justice. Une quête qui résonne avec sa propre histoire
puisque Red Sonja a vu ses parents assassinés et a du se débrouiller toute
seule. Retour aux sources pour l’alter ego féminin de Conan le barbare avec un
scénario qui laisse la part belle à l’action et à la psychologie. Pour les amateurs.
04 septembre 2008
QUELQUES COMICS DE SEPTEMBRE 2008
-House of M. Scénario Bendis. Dessin Coipel et Ribic. Couleur
D'armata. Editions Panini Comics.
Quand un
super héro pète les plombs, ça peut faire mal… A Mais quand c’est la sorcière
rouge, en mal d’enfant, ça devient un cauchemar. La fille de Magnéto peut en
effet créer des mondes parallèles, des réalités alternatives dans lesquelles
elle plonge nos héros. Après avoir fait bien des dégâts et tué des milliers de
personnes -même des vengeurs-, elle a été maîtrisée. Mais que faut il en
faire ? Doit elle être exécutée ? Pendant que les super héros
tergiversent la sorcière crée une nouvelle réalité dans laquelle chacun d’eux
vit ce qu’il désire le plus. Du coup ce sera dur d’accepter de revenir dans la
réalité. Merveille graphique avec un dessin réaliste flamboyant, House oh
M est aussi une réussite scénaristique avec un récit complexe mais bien huilé.
A lire d’urgence si vous vous intéressez à l’univers Marvel.
Parker
Robbins, 19 ans, est plutôt dans une mauvaise passe. Il est fauché mais doit
subvenir au besoin de sa petite amie enceinte de son bébé et il espère pouvoir
offrir à sa mère malade mentale une demeure plus accueillante que l’institut ou
elle est placée. Alors quand son cousin lui propose un coup facile grâce auque
lils pourront se faire un max de blé, il n’hésite pas une seconde. Mais arrivé
sur les lieu du casse, ils se retrouvent en plein milieu d’un lieu consacré aux
messes noires et se font surprendre par un démon. Par réflexe de survie, Parker
tire sur le monstre et le tue. Il vole alors les attributs du défunt, une cape
et une paire de bottes. Bien vite il va s’apercevoir que les bottes lui
permettent de voler dans les airs et que lors qu’il retient sa respiration, la
cape lui donne le pouvoir d’invisibilité. Il a alors l’occasion de devenir un
de ces super héros qu’il déteste. Il va plutôt choisir la voie sombre et tenter
de devenir un méchant. Hood est donc une série qui va mettre en avant le passé
d’un méchant récurent des univers Marvel et qui va tout nous apprendre sur sa
génèse. C’est captivant de bout en bout. Le dessin est superbe ainsique les
couleurs et les ambiances. On se régale en lisant ce comics qui pour une fois
fait la part belle aux criminels. Une totale réussite pour ce one shot qui je
l’espère aura une suite.
Indy est en
route pour la Suède, afin de mettre la main sur un trésor fabuleux. Il est en
effet sur le point de découvrir un site archéologique renfermant les secrets
d’une civilisation perdue : les Alfars. Mais toute quête n’est jamais
aisée et il devra faire face à de nombreux dangers et surtout arriver à son but
avant les autres archéologues recherchant le même trésor.
La
traduction des comics ayant pour thème les aventures d’Indiana Jones arrive
chez nous. Il ne s’agit pas ici de la mise en images des films mais on peut
lire des histoires originales de plutôt bonne facture. Bon bien entendu ce
n’est pas le scénario le plus évolué du siècle mais on se laisse facilement
emporté par les péripéties qui tombent les unes après les autres sur notre
archéologue préféré. D’autant plus que le dessin est loin d’être dépourvu de
qualités.
17 juillet 2008
QUELQUES COMICS D'AOUT 2008
-Wanted.
Scénario Mark Millar. Dessin J.G. Jones. Collection Contrebande. Editions
Delcourt.
Wesley
Gibson a une vie de merde. Il travaille sous la coupe d’une patronne qui le
terrorise, sa petite amie se tape son meilleur ami… Et lui ne dit rien, un peu
lâche, un peu faible, subissant l’existence comme des milliards de personnes
sur Terre. Seulement la vie de Wesley va radicalement changer. A la mort de son
père, qu’il ne connaît pas, un lourd héritage l’attend. Son père surnommé le
killer était un des meilleurs tueur et faisait partie d’un gang de super vilains
costumés qui se sont partagés secrètement le monde depuis 1986, date à laquelle
tous les super héros ont été tués. Mais pour reprendre le flambeau, il faut
savoir se faire respecter et l’apprentissage de Wesley sera assez rude. Un
pitch original pour un comics à l’humour noir décapant et aux scènes d’action violentes
et impressionnantes. C’est trash, politiquement incorrect et on adore. A noter
que le film Wanted vient de sortir en salle mais il s’agit d’une version
évidemment assez édulcorée par rapport au comics.
Des zombis dehors, Nick et ses copains retranchés dans un
pénitencier… Voilà la situation de départ pour ce 5e tome de cette passionnante
histoire de morts vivants dessinée en noir et blanc. Une équipe est envoyée en
territoire ennemi pour chercher de l’essence, mais ils vont découvrir bien pire
que les zombies. Une très bonne série, toujours aussi agréablement surprenante
qui nous tient toujours en haleine.
Direction
le pays des fées pour une équipe spécial de MI13 britannique. Mais ce ne sont
pas de gentilles fée ou de joyeux monstres qu’on trouve là bas, dans cette
autre dimension magique... Ce sont des petites pestes et des géants féroces qui,
de temps en temps, font des incursions violentes dans notre monde. L’équipe de
MI13, dont les membres sont dotés de pouvoirs comme la clairvoyance, la
télépathie, etc, est chargée d’intervenir en cas de problème. Et ils n’y vont
pas avec le dos de la cuillère, n’hésitant pas à sortir mitrailleuses lourdes
et hélicoptères. Variation musclés sur le thème des contes de fées et du petit
peuple avec de superbes dessins et un scénario qui va assez vite… Même un peu
trop parfois. Une série pour ceux qui détestaient les contes et voulaient
casser de la fée.
-Batman et
Dracula : Pluie de sang. Scénario Doug Moench. Dessin Kelley Jones. Editions
Panini Comics.
Le prince
des ténèbres a jeté son dévolue du Gotham en se nourissant du sang de SDF. Mais
Gotham est la ville de Batman et ce dernier s’est bien juré de mettre fin à l’hécatombe
sanglante. Mais pas facile de chasser Dracula. Pour cela le justicier masqué
devra faire alliance avec Tanya et d’anciens vampires qui eux aussi traquent le
monstre. De plus, il a enlevé le commissaire Gordon… Aventure fantastique de Batman avec un ennemi
emblématique. On nage dans le sang et le gothique avec un Batman encore plus
ambiguë. Du tout bon pour les fans.
De retour
au pays après plusieurs années dans l'armée, Tracy Lawless apprend la mort de
son petit frère Rick, devenu criminel de bas étage peu après son départ. Afin
de le venger, Tracy infiltre son ancien gang et plonge chaque jour un peu plus
dans le quotidien sordide du Milieu. Son unique atout : personne n'a la moindre
idée de qui il est et de ce dont il est capable.
New York
hiver 2038. Dans un club de nuit, se côtoient diverses personnes. Serveuse,
danseuse, plongeur vivent dans cet univers qui est devenu très violent et où
tout tend vers l’extrême. Par exemple, les stripteaseuses ne sont plus
seulement là pour se déshabiller mais le public demande de la surenchère. Du
coup un système a été inventé pour voir l’intérieur des danseuses lors de leurs
prestations. On peut alors voir les viscères de l’artiste sur un écran géant
placé derrière lui. Et la vie de tous les jours est devenue du même acabit. Dans
cet univers glauque, sale et violent six personnes vont essayer de vivre des
histoires d’amour de couples classiques. Mais y a-t-il encore de la place pour
l’amour dans cet avenir. Cet album est une véritable claque. Tout d’abord le
scénario mêle habilement les situations extrêmes et les histoires d’amour
classiques et c’est très bien écrit. L’ensemble est magnifiquement mis en
images par un jeune auteur de grand talent qui excelle dans un dessin en noir
et blanc esthétique et d’une grande puissance. C’est un excellent album que vous
lirez j’espère avec autant de plaisir que j’en ai eu. Il trouvera sûrement une
place de choix dans votre bédéthèque et son auteur deviendra à coup sûr un
auteur dont vous suivrez les prochaines réalisations.
10 juillet 2008
QUELQUES COMICS DE JUILLET 2008
La vie à quel
prix : Death. Ecrit par Neil Gaiman. Illustré parChris Bachalo, Mark
Buckingham et Dave Mc Kean. Editions Panini Comics.
Un ado en plein mal-être pense au suicide. Dans une
décharge, il rencontre une jeune fille un peu barrée qui prétend être la mort qui
s’est incarnée pour la journée. Elle l’entraîne dans une folle virée qui lui
sera profitable et qui le fera grandir. Une histoire étrange, poétique et
attachante destinée aux ados et qui est suivie de quelques planches de
préventions contre le SIDA.
Le chef d’entreprise Daniel Rand est Iron Fist, un super
héros qui maîtrise les arts martiaux, bénéficie du pouvoir du dragon et de ses
poings d’acier. Décidé à ne pas dévoiler son identité secrète, il fait partie
de ces super héros marginalisés. Mais tout va mal pour lui : son
entreprise est en passe d’être rachetée par une société chinoise qui sert une
organisation criminelle et il découvre qu’une autre personne utilise le même
pouvoir que lui. Il est en effet l’héritier d’un pouvoir qui se transmet au fil
de siècles d’une génération à l’autre. Y aurait-il un second Iron Fist ? Très
bonne surprise que cette série sur un personnage un peu oublié de l’univers
Marvel. Daniel Rand est dépassé par les enjeux de son pouvoir et de ce qu’il
représente. Au fil de l’album et de son intrigue principale, on découvre qui
étaient les autres Iron Fist au cours de siècles. Graphiquement, rien à dire.
Dans un style réaliste et flamboyant, Le dessinateur espagnol Aja excelle sur
les scènes d’actions qui sont bien découpées et retranscrit habilement les
ambiances sombres et pluvieuses. Bref,
du très bon comics.
Une secte d’adorateurs du sang sévit à Gotham. A sa tête, le
moine fou qui se prend pour un vampire… A moins qu’il n’en soit réellement un.
C’est donc du boulot pour Batman qui doit stopper l’hémorragie de jeunes filles
assassinées et sacrifiées au monstre. En plus il doit gérer les états d’âme de
l’inspecteur Gordon, mal vu par sa hiérarchie après avoir dénoncé des flics
ripoux. Comme si cela ne suffisait pas, sa copine du moment tombe sous
l’emprise du moine fou. Edition complète d’une mini-série, Le moine fou est une
bonne aventure du héros sombre dans la plus pure tradition.
26 juin 2008
QUELQUES COMICS DE FIN JUIN 2008
Iron Man l’intégrale : 1963-1964. Scénario Stan Lee. Dessin Don Heck. Editions Panini Comics.
Anthony Stark est un génie scientifique ainsi qu’un milliardaire dandy. Il met ses inventions d’armes révolutionnaires au service des Etats-Unis en lutte contre les communistes. Lors d’une démonstration militaire au Vietnam, il est blessé par une mine et récupéré par Wong Chu, le tyran de la guérilla communiste. Ce dernier sait que Stark est condamné. Un éclat d’obus se fraie un chemin vers son cœur. C’est inopérable. Mais avant qu’il meure, ll veut que Stark lui fabrique une arme redoutable. Ce dernier accepte mais fabrique au lieu de l’arme promise, il fabrique une armure de métal qui le rend invincible en utilisant une de ses inventions, des transistors très puissant. Iron man et né. De retour aux USA l’homme de fer perfectionnera son matériel et luttera contre le crime et les espions communistes. A l’occasion de la sortie en salle d’Iron Man, un film plutôt réussi, voilà donc les aventures originales du chef des vengeurs. C’est drôle et instructif. Drôle parce que cela a pris un coup de vieux et qu’Iron Man est bavard, se faisant une joie d’expliquer par le menu détail tous les artifices qu’il va déployer pour vaincre ses ennemis. Instructif car c’est un vrai témoignage d’époque vraiment anti-communiste avec des méchants comme le barbare rouge, l’espionne russe la veuve noire. On trouve aussi les premiers X men, les vengeurs, sans oublier les savants fous et autres inventeurs mégalos. Le personnage évolue petit à petit, son armure passe du gris au doré avant de devenir la rouge et jaune qu’on connaît. Un album rafraîchissant comme les vieux comics. Vivement la suite pour que le personnage se complexifie.
Hell Boy Tome 8 : Trolls et sorcières. Scénario et Dessin Mike Mignola. Collection Contrebande. Editions Delcourt.
Hell Boy, le démon rouge se remémore quelque une de ses enquête… Une hydre, des sorcières en Norvège, des goules à Londres… Bref, tout un bestiaire en forme d’histoires courtes dans la plus pure tradition des aventures du héro emblématique de Mignola qui nous offre un dessin toujours aussi déroutant et minimaliste dans le sens où il y a peu de décors. A noter la sortie au cinéma en juillet de Hellboy 2 : les légions de l’ombre réalisé par Guillermo del Toro, toujours avec Ron Perlman dans le rôle titre.
Witchblade Tome 1 : Le jeu de la mort. Scénario David Wohl. Dessin Francis Manapul. Collection Contrebande. Editions Delcourt.
L’inspectrice Sara Pezzini a un secret. Elle porte à son poignet un étrange bijou, un artefact ancestral redoutable qui transforme son bras, son corps en arme terrifiante. Seul problème : le Witchblade essaie de prendre possession de son hôte et de la rendre très violente. Et ce n’est pas toujours facile de contrôler un tel pouvoir, surtout qu’il, suscite des jalousies. Et puis, en général, elle n’a pas à faire à de simples gangsters mais à des adversaires qui détiennent des pouvoirs à la hauteur du sien.
Witchblade est une série créée par Marc Silvestri et Michael Turner en 96. Elle a connu un grand succès il y a quelques années et a même fait l’objet d’une adaptation en série TV. De très belles femmes servies par un graphisme réaliste, une variante sur le thème du super héro en proie aux affres de la possession, tiraillé entre le bien et le mal… Là, le flambeau est repris par Wohl et Manapul avec brio d’autant que même ceux qui ne connaissent pas la série s’y retrouveront. A découvrir.
30 mai 2008
QUELQUES COMICS DE JUIN 2008
Iron Man l’intégrale : 1963-1964. Scénario Stan Lee. Dessin Don Heck. Editions Panini Comics.
Anthony Stark est un génie scientifique ainsi qu’un milliardaire dandy. Il met ses inventions d’armes révolutionnaires au service des Etats-Unis en lutte contre les communistes. Lors d’une démonstration militaire au Vietnam, il est blessé par une mine et récupéré par Wong Chu, le tyran de la guérilla communiste. Ce dernier sait que Stark est condamné. Un éclat d’obus se fraie un chemin vers son cœur. C’est inopérable. Mais avant qu’il meure, ll veut que Stark lui fabrique une arme redoutable. Ce dernier accepte mais fabrique au lieu de l’arme promise, il fabrique une armure de métal qui le rend invincible en utilisant une de ses inventions, des transistors très puissant. Iron-man et né. De retour aux USA l’homme de fer perfectionnera son matériel et luttera contre le crime et les espions communistes. A l’occasion de la sortie en salle d’Iron Man, un film plutôt réussi, voilà donc les aventures originales du chef des vengeurs. C’est drôle et instructif. Drôle parce que cela a pris un coup de vieux et qu’Iron Man est bavard, se faisant une joie d’expliquer par le menu détail tous les artifices qu’il va déployer pour vaincre ses ennemis. Instructif car c’est un vrai témoignage d’époque vraiment anti-communiste avec des méchants comme le barbare rouge, l’espionne russe la veuve noire. On trouve aussi les premiers X-Men, les vengeurs, sans oublier les savants fous et autres inventeurs mégalos. Le personnage évolue petit à petit, son armure passe du gris au doré avant de devenir la rouge et jaune qu’on connaît. Un album rafraîchissant comme les vieux comics. Vivement la suite pour que le personnage se complexifie.
Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal. Scénario David Koep et John Jackson Miller d’après le récit de Georges Lucas. Dessin Luke Ross. Collection Contrebande. Editions Delcourt.
Impossible de passer à travers : Le Dr Jones est de retour. Après l’Egypte, l’Inde, l’Italie, le voici sillonnant l’Amérique latine sur les traces des crânes de cristal. Les méchants de service ne sont ni nazis ni les membres d’une secte mais des Soviétiques. Nous sommes en effet en 57, en pleine guerre froide. Au programme : beaucoup d’action, de l’aventure et un peu d’humour. Cette Bd est l’adaptation officielle du film avec un dessin réaliste genre comics.
Witchblade Tome 1 : Le jeu de la mort. Scénario David Wohl. Dessin Francis Manapul. Collection Contrebande. Editions Delcourt.
L’inspectrice Sara Pezzini a un secret. Elle porte à son poignet un étrange bijou, un artefact ancestral redoutable qui transforme son bras et son corps en arme terrifiante. Seul problème : le Witchblade essaie de prendre possession de son hôte et de la rendre très violente. Et ce n’est pas toujours facile de contrôler une telle puissance, surtout qu’elle suscite bien des jalousies et qu’en général, Sara n’a pas à faire à de simples gangsters mais à des adversaires qui détiennent des pouvoirs à la hauteur du sien.
Witchblade est une série créée par Marc Silvestri et Michael Turner en 96. Elle a connu un grand succès il y a quelques années et a même fait l’objet d’une adaptation en série TV. De très belles femmes mises en valeur par un graphisme réaliste, une variante sur le thème du super héro en proie aux affres de la possession, tiraillé entre le bien et le mal… Là, le flambeau est repris par Wohl et Manapul, avec brio. Même ceux qui ne connaissent pas la série s’y retrouveront. A découvrir.
03 mai 2008
QUELQUES COMICS DE MAI 2008
COUP DE COEUR
Les maîtres de l’évasion. Scénario
Brian K. Vaughan. Dessin Steve Rolston et Jason Alexander. Collection
Contrebande. Editions Delcourt.
Le père de Maxwell avait un secret. Il était fan inconditionnel d’un
personnage de comics créé dans les années 30 par Kavalier et Clay : l’Artiste
de l’évasion. Ce magicien luttait contre l’Allemagne nazi et les sbires de la
chaîne de fer, une confrérie du mal. Le jeune Maxwell découvre cela à la mort
de son père. Il dévore les aventures de l’artiste de l’évasion et le personnage
de bd devient une vraie obsession pour lui. Son rêve : redonner vie à ce
héro. Il rencontre un lettriste, une jeune dessinatrice, il rachète les droits
et se lance dans l’aventure de la bd… Les pieds nickelés à la poursuite d’un
rêve ou comment créer une bd dans la jungle de l’édition. Les maîtres de l'’évasion est une
merveille à plus d’un titre. La mise en abîme d’abord d’une bd qui raconte la
création d’une bd, elle-même hommage à un super héro de bd, ce n’est pas
courant. Le scénario accroche, certains dialogues sont savoureux, les
situations incongrues assez drôles puisque pour se faire connaître nos héros
vont monter un coup de pub avec l’un d’eux costumé en Maître de l’évasion. Au
final l’histoire est assez touchante. Un petit bijou à ne pas manquer.
Nouvelle
série autour de l’univers Star Wars, la légende des Jedi s’attaque à une époque
très ancienne. Nous sommes 5000 ans avant la naissance de Luke Skywalker avec l’ordre
Jedi et l’Empire des Sith qui sont tombés dans le côté obscure. Même si on
conserve ses repères, c’est donc un tout nouveau monde à découvrir avec de
nouveaux personnages et de nouveaux enjeux politiques. Un nouveau terrain de
jeun pour les scénaristes… Les fans de la série vont adorer !
Al Simmons était un soldat accompli et le meilleur agent des
services secrets gouvernementaux. Assassiné par ses supérieurs il se retrouve
en enfer. Contre la promesse de revoir un jour sa femme Wanda il devient un
Hellspawn, une créature chargée de dirigée les armées infernales lors du
prochain armageddon. De retour sur Terre 5 ans après sa mort, il trouve Wanda
mariée à Terry son meilleur ami et mère de l’enfant qu’il n’a jamais pu lui
donner. Dépossédé de sa vie et de son identité, Al Simmons est désormais Spawn,
une légende urbaine tapi dans les bas fonds de NY, cherchant à découvrir le
réel sens de son existence.
Qui n’a jamais entendu parler de ce démon des enfers ou
simplement vu une figurine de son créateur. Delcourt a la bonne idée de sortir
l’intégrale de cette série culte de Mac Farlane. Ce 4ème tome va
nous permettre de suivre Spawn dans sa recherche de la vérité sur sa mort. Le
dessin de Mac Farlane est impressionnant et fourmille de détails, mais ce qui
rend les planches encore plus extraordinaire, c’est les plans qu’arrive à
trouver l’auteur afin de donner vie à ses personnages. Les scènes de combats
sont un bon exemple de cette recherche graphique permanente. L’humour est
présent mais il faut le dire de suite il est très noir. En effet cette histoire
est d’une noirceur et d’une violence rare mais elle est vraiment jouissive. Une
série culte à ne pas mettre entre toutes les mains mais qu’il ne faut
absolument pas rater si vous ne la connaissez pas encore.
