25 février 2009
QUELQUES ALBUMS DE JANVIER/FEVRIER 2009
Les 4 de Baker Street Tome
1 : l’affaire du rideau bleu. Scénario Djian et Olivier Legrand. Dessin
David Etien. Editions Vents d’Ouest.
Dans le Londres de la fin du 19e, trois
gamins des rues rendent quelques services au grand détective Scherlock Holmes. Quand
la petite marchande de fleur Betty est enlevée dans un fiacre, ils courent
chercher de l’aide auprès de leur protecteur mais ce dernier est parti avec
Watson pour une enquête… Bref, ils doivent se débrouiller tout seul, d’autant
que l’un d’eux Black Tom est amoureux de Betty. Qui l’a enlevé ? Pourquoi ? Où
est-elle ? Ils devront écumer les bas fonds de Londres pour résoudre l’énigme…
Coup de cour pour cet album qui prend comme héros des seconds rôles des
aventures d’Holmes. On s’attache rapidement aux personnages, le scénario ne
faiblit pas, l’équilibre entre action et émotion est bien maintenu. Quant aux
graphismes, le trait dynamique et les couleurs éclatantes donnent une fraîcheur
de bon ton. On évite donc l’aspect sordide du crime et la noirceur, associés à
ces quartiers pauvres de la capitale anglaise de l’époque. Du coup, l’album
s’adresse à un public large et devient vraiment enthousiasmant.
Wild
River
Tome 2 : La captive. Scénario Roger Seiter. Dessin Vincent Wagner. Collection Ligne d’horizon. Editions Casterman.Au début du 19e aux Etats-Unis, deux frères sont à la poursuite d’une bande d’indiens -des guerriers Crows- qui ont enlevé la femme et le fils de l’un d’eux. Wild River est un vrai western qui nous offre une course poursuite passionnante dans l’ouest sauvage, violent et cruel. Scénario bien rythmé avec des rebondissements, épaisseur et complexité des personnages, dessin dynamique de Wagner qui s’éclate sur les grands espaces… Bref une bonne série pour les fans de western et d’aventures humaines non édulcorés.
Neuf tigres tome 1 :
Xiao Wei. Scénario Vatine. Dessin Yi Jian. Collection Neopolis. Editions
Delcourt.
Une redoutable tueuse des 9 Tigres, une société
mafieuse chinoise doit assassiner une vieille femme barricadée dans une villa
en bord de mer. Contre toute attente, elle arrive à percer les défenses de la
villa et accomplit son contrat. Seulement avant de mourir, le vieille femme lui
révèle qu’elle est sa grand-mère, lui
explique d’où elle vient et lui demande de détruire les 9 tigres… 9 Tigres est
une série qui déménage avec un scénario bien écrit qui fait penser à des films
comme Kill Bill, bourré d’action et de morceaux de bravoure. Le dessin est
sublime avec peu de case par planche. Bref, un album élégant bien construit qui
se lit un peu vite tout de même. Mais c’est plutôt bon signe…
Le sang des porphyres Tome
3 : Gwémon. Scénario Balac. Dessin Parnotte. Editions Dargaud.
Amour mystère et tradition dans la Bretagne du 18e
siècle… Le trésor des Porphyres alimente les convoitises. L’équipe de bagnard
de Lacallonge est bien décidé à en récupérer une partie et pour se faire ils
n’hésitent pas à torturer la mère de Gwénon et Konan, les derniers Porphyre. De
son côté, Soizic est appelé auprès du recteur qui va bientôt mourir et qui a
une révélation à lui faire sur son passé. La qualité de la série se maintient
avec ce troisième tome riche en révélation. Atmosphère envoûtante, personnages
attachants perdus dans une tourmente familiale sans oublier les ingrédients
romanesques que sont les histoires de naufrageurs et de trésor… Le tout dans
une Bretagne traditionnelle de toutes beauté sous le crayon de Parnotte et ses
couleurs lumineuses. Une très bonne série.
Cosmic Patrouille Tome 2. Par Mauricet. Editions Bamboo.
Cosmic patrouille
ce sont des gags en une planche mettant en scène des super héros et parodiant
les batman et autres spiderman de comics. Le moutard fantôme dont la tête
enflammée sert à faire cuire des saucisses lors d'un pique nique de super
héros, Nulk le géant vert qui écrase des voitures en traversant... Bref, pour
les fans de détournement.
Histoires cachées.
Scénario Brigitte Luciani. Dessin Colonel Moutarde. Editions Delcourt.
Une réunion de famille pour un adieu au papi Joseph
livre bien des secrets… Après L’espace d’un soir et comédie d’amour le duo
Luciani Moutarde continuent de nous étonner en détournant les règles… Le
premier avait une mise en pages insolite… Les histoires se déroulaient en effet
dans un immeuble de 4 étages, chaque niveau étant représenté dans la page. Pour
suivre l’histoire de l’étage du haut par exemple, il suffisait de ne regarder
que les cases du haut. Comédie d’amour se jouait des scénarios puisque le
personnage se rebellait contre ce que le scénariste voulait lui faire faire.
Avec histoires cachées nous sommes dans un registre plus interactif puisque
l’album nous offre plusieurs lectures. Une première, en surface, avec
différentes scènes entre membres de la famille et une seconde pour laquelle
vous devez décoller certaines pages pour compléter les différentes scènes pour découvrir
des secrets de famille… Un album original et très réussi à condition de bien
jouer le jeu des deux lectures… Ne trichez pas, ça vaut vraiment le coup !
Bunker Tome 3 : Réminiscences. Par Bec et Betbeder.
Dessin Nicola Genzianella. Collection Empreintes. Editions Dupuis.
Histoire de guerre fantastique,
de manipulation, de destins… Bunker est tout ça à la fois et bien entendu plus…
Le récit est dense, complexe… Et passionnant, d’autant que ce tome 3 apporte
quelques réponses sur le passé des personnages. Aleksi Stassik continue son
chemin… Ce soldat affecté au Bunker 37 puis envoyé dans une mission diplomatique
arrive maintenant à Point Zero, l’épicentre de la catastrophe qui a détruit la
région d’Azbuska il y a 15 ans… Et il se souvient ! Ce tome 3 est un album
de révélation qui donne envie de relire les autres. Vivement la suite.
Talisman Tome 1 : Le grimoire des souhaits. Par Debois
et Martin. Editions Glénat.
Le romancier Edwin Mc Gill a du mal à finir son prochain ouvrage… Après que
sa femme ait découvert dans le grenier un vieux coffret et lui ait donné, il
arrive comme par miracle à terminer rapidement son livre. Mais lors d’une sénce
de dédicaces, il tombe dans le coma. Seule Tara, sa fille voit apparaître
d’étranges runes sur la tête de son père. En fouillant le grenier, elle trouve
le fameux coffret, l’ouvre et en sort une couverture qui semble magique…
L’heure des contes ! Debois est un bon scénariste (les Arcanes d'Alya Ed Soleil), Martin un bon
dessinateur… L’équipe nous livre un premier tome de présentation plutôt
agréable. On suit les mésaventures des protagonistes avec plaisir mais aussi
avec un sentiment de déjà vu… Artefact magique, secret de famille sur lequel
des enfants enquêtent. Bref, c’est bien fait, plein de suspens et avec une
bonne mise en place mais on attend vraiment la suite en espérant que le
scénario nous surprendre en nous conduisant hors de sentiers battus.
Dictionnaire de l’amour et du plaisir au
Japon. Par Agnès Girard. Editions Drugstore.
La journaliste Agnès Girard a réalisé un travail
encyclopédique sur les pratiques amoureuses et érotiques au Japon. Un mine
d’informations traitées sans tabou sur la manière d’appréhender le corps, la
sexualité, la beauté, la perversion, l’industrie du sexe au pays du soleil
levant. Le tout illustré par des oeuvres, notamment des fameuses
estampes ! 350 pages instructives et insolites pour qui s’intéresse au
Japon. Attention, ce n’est pas une bd et c’est réservé aux adultes.
Lily : Joyeux
anniversaire, Princesse ! Par Elsa Brants et Nykko. Collection Puceron.
Editions Dupuis.
Pour l’anniversaire de la princesse, le roi son père
lui offre une montagne de cadeaux. Mais il entre dans une rage folle quand il
surprend de enfants en train de les voler. Du coup il les envoi en prison. Lily
se déguisera en justicière pour les libérer et distribuer les cadeaux à tous
les enfants. Une histoire sympathique sans phylactère mais qui en aurait mérité
quelques uns, histoire de bien tout comprendre.
Carnets de guerre de
Jacques Martin. Par Patrick Weber et Julie Maeck. Editions Casterman.
Carnet de guerre nous permet de découvrir un peu
plus la vie du père d’Alix et de Lefranc par l’évocation d’une période
difficile de sa vie : celle de la guerre. Comme des milliers de jeunes des
pays occupés par l’Allemagne nazie, Jacques Martin est enrôlé de force dans le
STO. Ce service de travail obligatoire constituait à envoyer des jeunes travailler
en Allemagne dans des usines pour contribuer à l’effort de guerre pendant que
les soldats allemands se battaient contre les alliés. Il ne s’agissait ni plus ni moins que de prisonnier envoyés
en camp de travail. Interview de Jacques Martin, croquis, photos, affiches de
propagande… Ce superbe ouvrage avec un format à l’italienne est un formidable témoignage
sur un épisode peu connu de la seconde guerre mondiale.
Valse avec Bachir. Par Ari Folman et David Polonsky.
Editions Casterman.
Depuis la guerre du
Liban, un jeune militaire israelien appelé fait des cauchemars. Il ne se
rappelle plus mais est certain que leur origine remonte à cette période de sa
vie. Il va donc retrouver ses anciens camarade et mener l'enquête sur ce qu'il
essaie de fuir, sur ce dont il ne veut pas souvenir... Valse avec Bachir
l'adaptation d'un film d'animation documentaire salué au festival de cannes en
2008 est une oeuvre sur le refoulement, le traumatisme, le guerre. Il rappelle
aussi le massacre des camps de réfugié de Sabra et Chatila par les milices
chrétiennes libannaises qui voulaient venger la mort de Bachir Gemayel. C'était
en 1982 et l'armée israëlienne a laissé faire... Un ouvrage poignant.
Endurance. Par Bertho et Boidin. Collection Mirages.
Editions Delcourt.
Les deux compères
qui nous avaient servis une superbe adaptation des romans de Gaston Leroux
Chéri Bibi reviennent avec un one shot glacé. Endurance raconte l'expédition
anglaise qui s'est lancé à l'assaut du pôle sud en 1914. Ce fut un fiasco mais
une formidable aventure humaine, forte et dramatique. Le ton de cette aventure
humaine est juste, l'histoire bien raconté, la reconstitution impeccable...
C'est bien fait et les auteurs ont mis l'accent sur la psychologie des
personnages... Mais de toutes façon, l'expédition ayant été un échec, il n'y
avait pas beaucoup de choses merveilleuses ou grandioses à retracer. Juste des
hommes abandonnés face à une nature hostile. Et c'est déjà pas mal...
Pâques avant les rameaux. Par Giroux, Greiner et Duvivier.
Collection Secrets. Editions Dupuis.
Un traditionnel
repas de famille. Il manque la tante qui est enfermée dans une pension depuis
un tragique accident. Elle ne parle plus. Mais cette année le jeune guillaume
décide contre l'avis de tous d'aller la chercher. En route, ils ont un
accident... Dans l'ambulance, réagissant au choc, la tante se souvient par
bribe d'un terrible secret de famille.. Affaire de famille... Le secret de
famille, tel est la concept de cette série. Les non dits minent bien des
familles, les secrets bien que cachés ont une incidence sur les enfants... Ce
secret là sans être révolutionnaire se laisse découvrir sans déplaisir. Pour
les fans des histoires psychologiques de famille.
7 prisonniers. Par Mathieu Gabella et Patrick Tandiang.
Ediitons Delcourt.
La Lune ne répond
plus... Dans un avenir proche, le satellite de la Terre est devenu une prison
mais les détenus ont pris le pouvoir. Ils ont même découverts une grotte et
fait une trouvaille archéologique phénoménale. Et ils menacent de tout faire
sauter. Un milliardaire s'arrange pour partir avec une équipe de condamnés pour
percer le mystère de la caverne... Le dernier des 7... Dernier tome donc de
cette série de one-shot autour du chiffre 7. Une histoire de SF pure et dure,
forte et violente.
Reign Tome 1 : Day one. Scénario Téhy. Dessin Vincent
Cara. Editions Soleil.
A Philadelphie, le
groupement terroriste Reign ne recule devant rien… Ils font sauter un gamin
avec une ceinture d’explosifs dans un centre commercial, envoient deux snipper
faire un carnage dans un autre… Les autorités sont débordées. Mais bon,
heureusement, il y a Adam Rexe, un démineur de la cellule antiterroriste et
Elisha, son ancienne collègue qui a décroché après une intervention qui a mal
tourné et l’a laissé défigurée… Le moins qu’on puisse dire c’est que Reign
déménage. Explosions en tout genre, coups feux… Et personne n’est
épargné ; ni les femmes, ni les enfants… Pas même les chiens ! Un
album violent certes mais au rythme haletant. L’histoire est prenante, l’action
omniprésente. Un must du genre.
Vacance. Par Cati Baur. Collection Mirages. Editions
Delcourt
Marie plaque tout…
Mari, enfant famille. Elle a décidé cela sur une aire d’autoroute. Pendant que
son mari fait le plein, elle va fumer une clope derrière la station et
s’embarque avec un routier italien qui l’emmenée jusqu’à Nice. Elle disparaît
pour changer de vie, fréquenter les palaces et se faire de nouvelles relations.
Un road movie touchant servi par un dessin simple et tout en rondeur qui colle
parfaitement à cette escapade intimiste. A découvrir.
Veillée funèbre. Scénario Martine Muller. Dessin Jérôme
Lereculey. Couleurs Pieri. Collection Terres de légendes. Editions Delcourt.
En Russie, du côté
de Kiev, Thomas, un jeune étudiant en philosophie au séminaire est
réquisitionné par un seigneur pour venir au secours de sa fille mourante. La
jeune fille a en effet mourante a désigné expressément le jeune homme.
Problème : il ne sait pas qui elle est. Il est emmené par un groupe de
cosaques bourrus jusqu’au Seigneur. Le
voyage est long… Un peu trop. A l’arrivée, la fille est morte. Sa nouvelle
mission est de prier trois jours durant près du corps. Seulement une sorcière
ne meure pas si facilement… Veillée
funèbre est une adaptation de Vij une nouvelle de Nicolas Gogol. Le ton est un
peu humoristique et détaché, ce qui nous fait adhérer à cette histoire un peu convenue…
Mais à force de lire des récits de sorcières et de vampire, on arrive à être
blasé ! Lereculey avec un dessin a la fois en rondeur et fourni fait
merveille dans cette russie de mythe et légende. Une belle adaptation si ce
n’est qu’il manque peut-être quelques explications à la fin mais on se laisse
emporter par le charme et la du récit.
Ellis Group Tome 3 : Sandmen. Scénario Latour. Dessin
Griffo. Editions Le Lombard.
Suite de ce
thriller futuriste original sur les rêves et les cauchemards. Appartenant au
groupe Ellis, l’agent Deep O’Neil est un rêve qui pourchasse d’autres rêves et
cauchemar qui prennent pied dans notre réalité. Ils combattent deux frères Djibril
et Lewis qui arrivent à matérialiser rêves et cauchemar, semant le chaos. Lewis
est en prison… Mais plus pour longtemps ! Griffo au dessin excelle dans
les délires oniriques et les créatures parfois de rêve, parfois de cauchemar.
Une bonne série.
Rubine Tome 11 : Photo de classe. Scénario Mythic.
Dessin Di Sano et Walthery. Editions Le Lombard.
Nouvelle aventure
pour la jeune inspectrice. Elle participe à un programme de télé réalité sur
les femmes dans la police et est suivie par une équipe de tournage. Pendant ce
temps, la véritable histoire de ce diptyque se met en place. Plusieurs années
après la mort d’un collégien, un tueur élimine ses camarades qui n’ont pas
porté secours au garçon décédé. Mais il ne fait pas cela pour venger le mort,
juste pour faire le ménage pour que cette affaire n’éclabousse pas un fils de
famille. Une scénario qui commence bien, sans être original pour autant. On
regrettera juste que certains flashback, mal identifiés, brouillent un peu la
compréhension au début.
Haute sécurité cycle 2 Le nouveaux maîtres Tome 2. Par Gihef
et Callède. Collection Repérages. Editons Dupuis.
Fin de la seconde
histoire des aventures Aleks Wojda, un gardien de la prison de Templeton Bay.
De mystérieux suicides de détenus, des magouilles sordides de gardiens, la main
mise des gangs sur les trafics et Aleks, qui sort avec Maureen, riche héritière
dont le frère dealer s’est suicidé en prison mais qui ne pense qu’à sa collègue
Eva. Sans oublier Flaherty, un gardien trompé par sa femme… Voilà tous les
ingrédients de cette série noire qui dépeint la cruauté du milieu carcéral.
Très bon scénario, dessin réaliste et couleurs sombres jouant avec les ombres,
on lit Haute sécurité comme on voit des séries comme Oz. Bref, bonne série mais
pas très drôle.
Intégrale Nahomi par Crisse. Intégrale Les casseurs par
Duchâteau et Denayer. Editions Le Lombard.
Pour les
nostalgiques du journal de Tintin ou les amateurs des grandes séries dans
années 80, Le lombard nous invite au voyage avec deux intégrale. La première
concerne Nahomi, une princesse japonaise plongée dans un japon médiéval
fantastique avec des animaux fabuleux… Une fantaisie pleine de fraîcheur et de
charme imaginé par Crisse en 1985. L’intégrale reprend les 3 albums parus et un
inédit. Quant aux Casseurs, il s’agit de deux flics de San Fransisco Al et
Brock aux méthode expéditives. Dans leurs aventures, parus entre 1977 et1994
sont dessinés par Denayer qui actuellement réalise Wayne Shelton chez Dargaud.
Poursuites en voiture, en moto, en camion, en bateau, on ne s’ennui pas une
minute avec ces flics à la Starsky et Hutch et leur humour ravageur. On pense
la série les rues de San Francisco ou l’arme fatale avant l’heure. Un duo de choc dont vous pourrez découvrir ou
redecouvrir les 3 premières aventures, agrémentées de pages d’anecdotes et
d’explications.
Canardo Tome 18 : La fille sans visage. Par Sokal.
Collection Ligne Rouge. Editions Carsterman.
Alors qu’il
raccompagne une prostituée de l’est chez elle, l’inspecteur Canardo a un
accident de voiture. Une porche conduite par un jeune homme de bonne famille
percute la cadillac blanche du canard. Canardo s’en sort avec une jambe dans le
plâtre mais Galina –la jeune femme- est défigurée. Ils sont pris en charge dans
une clinique privée par le chauffard, héritier du ducher de Belgambourg, qui
tombe amoureux de la belle sans visage… Nouvelle histoire pour Canardo, en
phase avec l’actualité de la Belgique puisqu’à un moment il est question d’un
parti pour le rattachement à la Wallonie. L’enquête se laisse suivre avec
plaisir, le dessin est impeccable mais les fans de la première heures
regretteront peut être de ne pas retrouver la noirceur et le charme désabusé
des premiers de la série.
Assassins : Le Docteur Petiot. Scénario Rodolphe.
Dessin Jeanne Puchol. Collection Ligne Rouge. Editions Casterman.
Le Dr Petiot a sévi
des années 20 à 1946. Il fut guillotiné pour 27 meurtres.... Installé à côté
d’Auxerre, il a tué ses bonnes, des gens du village, profitant de sa condition
de médecin. En 33 il fuit à Paris et se livre à d’autres exactions proposant à
des familles juives de les faire passer en Amérique. En fait sous prétexte de
les vacciner, il les empoisonnait et gardait leurs biens. Bref, l’album est une
évocation de la vie d’un monstre. Dessin réaliste adapté, scénario fidèle on
assiste à une suite de crimes commis par un personnage aux multiples facettes
pouvant avoir du panache, de l’humour, se montrer courageux devant la torture
et bien entendu abominable.
Le monde merveilleux des vieux. Par
Laetitia Coryn. Editions Drugstore.
On ne dit pas vieux, ni personnes âgées mais seniors… Et on leur doit le
respect, vu qu’on va tous le devenir. Et bien Laetitia Coryn s’en fout et elle
récidive avec un second opus du monde merveilleux des vieux. Des gags en une
planche qui mettent en scène des vieillards lubriques et provoc mais aussi
facétieux jouant avec leur dentier ou leur anus artificiel. Bref un humour noir
parfois un peu scato à la vuillemin qui réjouira les amateurs.
Carthago Tome 2 : l’abysse Challenger. Par Christophe
Bec et Eric Henninot. Editions Les Humanoïdes Associés.
Monstres marins
préhistoriques, requins monstrueux, yétis sanguinaires … Les espèces qui
hantent nos cauchemars n’ont pas disparues. Elles vivent au fin fond du monde
ou sous la mer, dans les fosses abyssale… Et elles reviennent. Autant le
premier tome était prometteur, autant le second est un gigantesque puzzle qui
nous ballade à plusieurs époques, nous racontes des anecdotes sur la survie
d’espèces qu’on croyait disparues. On fait confiance à Bec pour nous aider à
tout rassembler au troisième tome pour qu’on trouve l’ensemble génial.
Antarès. Episode 2. Par Léo. Editions
Dargaud.
Kim et sa fille ont pris place à bord d’un vaisseau en direction d’Antarès,
un nouveau monde à coloniser. Les tensions entre les colons qui vivent dans la
promiscuité montent assez rapidement d’autant que Kim et ses amis s’aperçoivent
que leurs compagnons de voyages appartiennent à un mouvement religieux très intolérant. Une fois sur place, ce n’est pas
mieux. La seconde navette dans laquelle voyage la fille de Kim s’abîme à
l’atterrissage, à 7000 km de la première. Kim participe à une mission de
sauvetage. L’appareil est attaqué par un gigantesque animal volant… Galères de voyages ! Explorer la
galaxie et coloniser de nouvelles planètes n’est pas de tout repos. Comme pour
les précédents cycles, le scénario se met doucement en place flirtant entre la
psychologie des personnages et les mystères d’un nouveau monde. Animaux
fabuleux, écosystème particulier, énigme de la disparition d’un membre de
l’équipe déjà sur place… C’est toujours aussi bien fait et prenant avec des
réponses à nos questions distillées au compte goutte. De coup on est vraiment
impatient de lire la suite surtout que les thèmes explorés par Léo –intégrisme
religieux ou respect de l’environnement- posent de vraies questions en lien
avec l’actualité.
Barbeük et Biaphynn Tome 1 : Rôti
soit qui mal y pense. Par Cédric Le Roy et Ludwig Alizon. Collection MDR.
Editions Soleil.
Barbeuk est un énorme dragon grincheux, Biaphynn, une princesse piquante et
délurée qui attend le prince. Seulement, ce qui l’amuse c’est de tendre des
pièges aux chevaliers qui imaginent venir la secourir, avec Barbeuk qui adore
les faire cramer. Des gags féroces et très drôles en une planche avec en guest
star sur quelques histoires le bestiaire d’Arleston : un troll, lanfeust
et Cixi. Un vrai bon moment de lecture.
Boro, reporter photographe : La dame de Berlin Tome 3. Scénario
Dan Franck et Jean Vautrin. Dessin Marc Veber. Collection Ligne Rouge. Editions
Casterman.
A Paris dans les
années 30, le jeune Blémia Borowicz dit Boro, rêve de devenir reporter
photographe. A force de culot il y arrive… Parti rendre visite à sa cousine à
Berlin, l’actrice Maryka Vremler, sans le savoir, il prend des clichés
d’Hitler, le futur chancelier du Reich. Mais ces photos semblent
mystérieusement compromettantes et les nazis sont prêts à tout pour les
récupérer. Grâce à elles, Boro réalise son rêve et engagé comme photographe.
Seulement l’existence même de ces photos met en danger la vie Maryka de plus en
plus intimidé par les nazis. De plus, nous sommes en 33 et Hitler a été élu
chancelier. Que montrent réellement ces photos ? Boro arrivera til à
sauver Maryka ?... Suite de cette série qui fut avant tout une grande saga
romanesque. L’adaptation soignée permet de suivre une histoire passionnante et
bien documentée avec en prime un héro attachant et plein de panache ballotté
par les vents de l’Histoire. Cet album marque la fin du premier cycle des
aventures de Boro.
-Les carnets du Vatican Tome 3 : Sous la montagne. Scénario
Novy et Queyssy. Dessin Marinetti. Couleurs Bastide. Collection Secrets du
Vatican. Editions Soleil.
Au proche orient,
un soir de Noël, des hommes armés font irruption dans une vieille église pendant
la messe, massacrent tout le monde et font sauter l'édifice. C'est le branle
bas de combat au Vatican et on cherche à comprendre les raisons de l'attaque.
Un jeune prêtre spécialiste en histoire religieuse et un baroudeur homme de
main de l'Eglise mènent l'enquête et partent à la recherche d'un mystérieux
vieillard... Un de plus ! Le Vatican n'en finit plus de dévoiler ses mystères.
Ici, on mélange plus ou moins habilement terrorisme, nouveau testament et secte
sanguinaire... Car si le scénario démarre plutôt bien, il s'enlise rapidement
dans une énigme tirée par les cheveux qui aurait mérité plus de développement.
En revanche une mention spéciale pour le dessin réaliste de toute beauté avec
des perspectives audacieuses et inventives.
-Lucky Luke : l'homme de Washington. Par Laurent Gerra et
Achdé. Editions Dargaud.
Alors qu'il est en
plein duel avec Billy le Kid, Lucky Luke reçoit un télégramme de Washington :
le sénateur Wax lui demande son aide. Il faut qu'il serve de garde du corps au
candidat républicain aux élections présidentielles Hayes. Ce dernier doit
partir en tournée électorale dans l'ouest sauvage et n'est pas en sécurité car
un autre républicain, Camby, aimerait bien sa place. Ce nouveau Lucky Luke est
un bon cru car il renoue avec les classiques. On y retrouve les saloons, les
indiens, les trains, les duels et tout ce qui fait le charme des westerns,
l'humour en plus. Gerra a trouvé le ton juste et le dessin d'Achdé colle à
merveille comme un hommage à Morris. Un vrai régal.
-Belmondo s'affiche. Présenté par Chanoinat et Rodrique.
Editions Le Lombard.
Des films de
Belmondo illustrés par avec une fausse affiche réalisée par un dessinateur...
Une évocation de films classiques avec une fiche signalétique et quelques mots
dessus. Parmis eux : l'homme de Rio, le Doulos, Borsalino, Itinéraire d'un
enfant gâté, le magnifique... Que des bons souvenirs que l'on doit à l'un des
plus grands noms du cinéma français. Et pour les dessins on retrouve Xavier,
Faure, Boucq, Tibet, Dany, Rodrigue ou Franck Pé... Un bel album hommage à
Bebel pour ses fans.
-Kinky et Cosy Box. Par Nix. Editions Le Lombard
Kinky et Cosy sont
deux soeurs qui regardent le monde des adultes sans concessions et pratiquent
un humour au vitriol. La box est une intégrale qui reprend tous les strip de la
fine équipe. 316 pages d'humour noir assorti de jeux. Une des particularités de
la série est quelle fonctionne avec des strips, des gags en 3 cases, 6 au plus.
Case 1 : les petites filles parlent; La première dit à la seconde : tu devrais
arrêter de te ronger les ongles sinon ça va mal se terminer. Case 2 : elles
passent devant un manchot qui fait la manche. Case 3 : la seconde réplique :
ok, ok je vais arrêter. Autre facétie : les petites filles prennent Saint
Nicolas dans une gigantesque tapette à souris placée au pied de la cheminée
pour lui piquer son sac de cadeau. Cette intégrale, assortie de jeux et de
découpages à faire, est publiée dans un format à l'italienne bien adapté aux
strip. Et c'est un vrai régal.
-Double masque 4 : Les deux sauterelles.
Par Dufaux et Jamar. Editions Dargaud.
Le premier Consul Bonaparte est inquiet. On en veut à sa vie. Dans l'ombre,
un complot se trame. Il décide de proposer à Fouché de redevenir chef de la
police. Sa mission déjouer la conspiration. Mais la menace est beaucoup plus
près que Fouché ne le pense. Il aura besoin de l'aide de la torpille, un petit
escroc qui veut venger l'assassinat de son amie Kitty, tuée par les comploteurs
tout simplement car elle s'était trouvée au mauvais endroit au mauvais moment
et avait vu l'un des chefs de la conjuration. Nouvel épisode de cette série
historique au lendemain de la révolution, sous le consulat. Un scénario bien
ficelé, comme sait les faire Dufaux et un dessin attachant de Jamar qui avait
signé avec Dufaux la grande saga historico fantastique des voleurs d'empire.
Agréable à lire pour les amateurs de bd historiques.
-Mon chat à moi. Album collectif. Editions Delcourt.
Caractériel,
égoïste, indépendant... Que n'a t on pas dit sur les chats. Généralement on est
chien ou chat... Et si on est chat, bien souvent c'est une véritable passion
qu'on voue à ces individus à quatre pattes. Onze dessinateurs (notamment
Colonel Moutarde, Chloé Cruchaudet, Alice Picard) nous parlent en quelques
planches de leur chat. Des histoires drôles, fantastiques, émouvantes, dans des
styles graphiques complètement différents. Un album épatant pour les amoureux
des chats. Sortie Mi Août ?
-Les croqueuses. Par Karine Bernadou. Editions Delcourt.
Des séries de gags
en une planche sur la vie de couple, les différences entre les hommes et les
femmes. Des situations du quotidien qui sentent le vécu... Une femme
célibataire qui croise des amoureux qui s'embrassent à tous les coins de rues
et qui se vengent en shootant avec délectation dans un couple de pigeons en
train de niquer...Des titres pour chaque gag, des dessins libres sur la planche
sans cases les délimitant... C'est très drôle et souvent bien vu.
-Le souffle du Wendigo. Scénario Missoffe. Dessin Adlard.
Collection Terres Secrètes. Editions Soleil.
Première guerre
mondiale, boucherie des tranchées. Face à face des allemands et des français
qui ont un problème commun. Des deux côtés, des sentinelles disparaissent
mystérieusement. Une trêve est décidée entre les deux tranchées et trois
soldats de chaque camps envoyés pour éclaircir la question : trois allemands,
deux français et un américain, un indien. Ce dernier sait ce qui se passe. Ils
ont affaire à un Wendigo, un monstre issu de la sorcellerie indienne qui se
nourrit de chair humaine... La traque commence... Bon cru que cette histoire
complète qui s'inspire de légendes indiennes et de fait historiques comme ces
indiens envoyés se battre dans les tranchées. Le scénario assez complexe
réserve quelques surprises et le dessin embourbé dans des teintes assez sombres
donnent une vraie atmosphère fantastique à ce récit d'horreur. Le pari est donc
réussi.
Japonais. Par Emmanuel Guibert.
Editions Futuropolis.
Ce n’est
pas vraiment de la bd… En revanche c’est le carnet d’un artiste complet inspiré
de séjours au Japon. C’est celui d’Emmanuel Guibert qui, dans cet ouvrage a
réuni des collages, de dessins réalisés à partir de différentes techniques
comme l’encre de chine ou l’aérographe… On trouve des montages avec des photos
des estampes… Un vrai travail de recherche, d’essai où l’auteur nous fait
partager ses impressions, au détour de petits riens, de contes, d’anecdotes. Un
travail expérimental insolite qui nous berce ou nous surprend au fil des pages.
-La guerre des Sambre Tome 2. Par
Yslaire et Jean Bastide et Mézil. Editions Futuropolis.
La saga des
Sambre se poursuit avec l’origine de cette malédiction qui pèse sur cette
famille dont les hommes doivent éviter d’épouser des filles aux yeux rouges
mais qui en tombent amoureux. Envoûté par Iris, une actrice de l’Opéra comique,
Hugo Sambre délaisse sa femme, dévoré par la passion qui le brûle
irrémédiablement... Un amour obsessionnel et destructeur pour une saga
flamboyante. Car tout y est : le romantisme mélancolique, le Paris du
début 19e avec ses costumes et décors, le drame qui se prépare… La
guerre des Sambre est un magnifique récit attachant et envoûtant, servi par un
trait fin rehaussé par des couleurs chaudes avec le rouge et parfois les tons
sépia qui renforcent l’atmosphère lourde du drame passionnel. Bref, une
réussite.
Une fille côtière froide et orgueilleuse où les apparences comptent…
Voilà ce qu’est Madila. Et dans cette ville, il s’en passe des choses !
Des histoires d’amour, de boulot dans le milieu de la mode, des drames aussi…
Du soap opéra avant l’heure dans un univers parfois un peu kitch… En tout cas
Madila est une œuvre assez envoûtante qui crée une atmosphère particulière avec
des traits élégants assez anguleux en ligne claire comme des gravures de mode
et des couleurs chatoyante et parfois du noir et blanc. L’auteur s’est inspiré
de ce qu’elle aimait : l’architecture, le cinéma des années 20 à 60, la
mode… On retrouve donc tous ces ingrédients dans une ville qui est un peu un
miroir aux illusions. Quatre albums sont sortis, de 88 à 95 mais l’intégrale
comprend les yeux dans les yeux, une histoire inédite ainsi que des pages
d’interview et de croquis. Une curiosité à découvrir.
Au XIXe
siècle, le Français Victor Clément débarque en Chine, dans l’Empire Feng avec
pour mission d’emmener sa cargaison dans l’une des 7 provinces pour rencontrer
le prince gouverneur T’su. L’idée est de lui proposer l’ouverture d’une route
commerciale. Mais le français doit traverser les provinces, un parcours semé
d’embûches. Il doit donc acheter des protections pour être certain d’arriver à
bon port. Parallèlement, un moine et une brocanteuse veulent aussi se rendre
chez le prince T’su, aux portes de Jade. Premier tome de présentation
prometteur pour cette histoire assez accrocheuse, d’autant que les graphismes
sont vraiment de toute beauté avec une mise en couleurs particulière, avec les
personnages entourés d’un ombré blanc, donne un certain charme à l’ensemble.
A suivre, donc.
Des
histoires courtes, modernes, aigres-douces sur le manque de communication, le
mal de vivre… Un dessin en noir et blanc assez réaliste aux décors épurés. Si
vous ne connaissez pas l’univers de cet auteur américain, c’est le moment de le
découvrir avec cette réédition des yeux à vif, paru en 98 chez Delcourt qui
vient de publier « Loin d’être parfait » qui a été sélectionné à
Angoulême.
Le jeune
prince Gédéon veut prouver qu’il est un vrai héro et cherche un exploit à
accomplir. Pas loin du château, Glukovoras, le terrible dragon bleu cherche une
méchanceté à accomplir. Avec l’aide d’une armée de hérissons, il envahit le
château… C’est l’occasion pour Gédéon d’accomplir son exploit ! Une
aventure drôle et enlevée pour les plus de 6 ans. Un régal.
Le tartuffe
est un hypocrite, un profiteur attaché aux basques du bourgeois Orgon. Subjugué
par ce personnage qui semble lui donner des conseils avisés et flatte son égo,
Orgon décide de lui donner sa fille et son héritage… Très bonne adaptation de ce classique de
Molière, tout en vers. Ce premier tome reprend les actes 1 et 2 de la pièce.
900 pages
de bonheur pour les fans de Pratt. Futuropolis nous offre en 5 tomes,
l’intégrale des aventures du Sergent Kirk, la série la moins connue de Pratt
qu’il a dessiné alors qu’il était en Argentine entre 1953 et 1959. C’est même
Pratt lui-même qui en 1967 avait préparé cette intégrale en faisant un peu le
ménage dans les planches… Bref beaucoup d’inédit au programme, d’autant que peu
d’épisodes de Kirk sont sortis en France (aux Humanoïdes Associés). Direction
l’ouest sauvage en pleine guerre indienne. Kirk est un sergent du 7e
de cavalerie qui au fil de ses aventures va déserter pour épouser la cause des
indiens. On retrouve dans les dessins l’ambiance des films de John Ford (avec
un côté pro indien à la danse avec les loup) et un thème d’actualité : la
Crise de conscience du soldat embarqué dans des actions qui vont à l’encontre
de ses convictions… Dans ce premier tome, Kirk a maille à partir avec un chef
Comanche qu’il réussit à capturer. Mais lors de son transfert, ses hommes le
libèrent. Kirk mis au arrêt pour avoir failli à sa mission s’échappe et part à
la poursuite de l’indien. Beaucoup d’action au rendez-vous… Une œuvre du 9e
art à ne pas rater.
-Les chroniques de Sillage Volume 6.
Album Collectif. Collection Neopolis. Editions Delcourt.
Porcel,
Tébo, Wasterlain, Shang, Picault… Ils sont 5 dessinateurs à se frotter aux
scénarios de Buchets et Morvan dans cette série dérivée de Sillage. Chaque histoire
se situe à un moment donné d’un des albums de la série mère et dévoile une
facette de Navis inconnue ou une anecdote qui aide à cerner les personnages. Il
faut donc connaître par cœur l’ensemble pour apprécier mais c’est aussi
l’occasion de relire les albums d’origine pour se les remettre en tête. Côté
dessin Navis en voit de toutes les couleurs et de tous les styles… L’exercice
est donc intéressant à la fois pour les fans de Sillage et pour les fans de BD
qui découvriront l’interprétation graphique de cette série phare par de
nouveaux talents.
-Mister Hollywood Tome 1 :
Boulevard des illusions. Par Lenaerts et Gihef. Collection Repérages. Editions
Dupuis.
Orson Wells
avec deux « l » et un « e » est un jeune auteur qui rêve de
faire carrière à Hollywood. Encouragé par son prof d’écriture qui a trouvé
gonflé sont script de « la liste de Schindler 2 », il tente sa chance
et débarque à la Mecque du cinéma avec sa valise, ses phobies, son asthme et
ses illusions. Il rencontre un producteur qui lui propose de travailler au
service courrier du studio… De là, avec un peu de culot, il arrive à faire
passer un scénario… Drogue, sexe, désillusion, affres de la création et faux
amis… Tout y passe dans cette histoire hollywoodienne assez classique sur le
monde cruel du cinéma. Mais le scénario est bien ficelé avec au passage
quelques références cinématographiques. Les fils de l’intrigue se déroulent
donc sans heurt. Quant au dessin, l’auteur de La fugitive garde un graphisme
réaliste en ligne claire élégant et esthétique parfaitement adapté à l’ambiance
lisse et surfaite du milieu.
-D Tome 1 : Lord Faureston.
Scénario Alain Ayroles. Dessin Bruno Maïorana. Couleurs Thierry Leprevost.
Editions Delcourt.
Dans
l’Angleterre Victorienne, Lord Faureston, un vampire, sévit dans la haute
société, séduisant la belle Miss Lacombe. Seulement il va tomber sur un os car
la belle est convoitée par Richard Drake, un explorateur revenu de voyage et
qui est bien décidé à conquérir et protéger la farouche Catherine… Il fallait
être gonflé pour s’attaquer au mythe de Dracula tant de fois utilisé… Mais
quand c’est bien fait, il n’y a rien à dire. Les personnages d’Ayroles sont
bien croqués et deviennent vite attachants au grès de dialogues et situations
savoureuses. Le héros fait penser à l’explorateur Richard
Burton, l’histoire et la forme du récit avec parfois des extraits de
journaux intimes et l’intrigue rappellent le roman de Bram Stocker. Du coup on
apprécie cette série de clin d’œil qui et on se délecte de la façon dont ils
sont utilisés. Bref une réussite du duo à qui l’on doit l’amusante série
Garulfo qui revisitait avec humour les histoires les contes de fée avec la
grenouille transformée en prince…
-Jacques a plein d’amis Par Libon.
Editions Dupuis.
Un jeune
couple d’agriculteurs achète un taureau. Ils le mettent au près avec une vache
pour qu’il fassent une partie de patte en l’air. Le lendemain matin, non
seulement ils n’on rien fait mais la foudre leur est tombée dessus et
maintenant ils parlent. La vache s’appelle Rosette, le taureau Désiré et il a
un sacré problème : c’est un transsexuel qui rêve de devenir vache… Une
série complètement drôle et complètement délirante.
Autre
délire garanti c’est Jacques, le petit lézard géant qui cette fois ci a plein
d’amis. Rappelez vous, les militaires ont fait explosé une mini bombe
attomique. Dommage collatéral de l’essai Jacques, un petit lézard qui passait
par là et qui s’est mis à parler et réfléchir. Mais il a beaucoup de mal à
comprendre pourquoi les gens ont peur de lui… Il a trouvé refuge chez Mamie
mais va être enlevé. Des aventures toujours aussi décalées et un humour absurde
génial.
24 novembre 2008
QUELQUES ALBUMS DE DECEMBRE 2008
Pandemonium
Tome 2 : Le tunnel. Scénario Bec. Dessin Raffaele. Editions Soleil.
Dans les
années 50, aux Etats-Unis, la petite Cora est malade. C’est la tuberculose et
elle a besoin d’une cure dans un sanatorium. Celui de Waverly Hills est réputé
et Dris, sa mère infirmière pourra y travailler. D’autant qu’elle connaît
l’hôpital… Quand elle était petite, elle y avait été soignée. Mais dès le
départ, il se passe de drôles de choses dans cet établissement. La petite voit
des gens qui sont morts, et d’horribles rumeurs courent sur de expérimentations
médicales pratiquées dans les locaux sordides. Le lieu semble détenir un
effroyable secret. Second tome d’une excellente série d’horreur qui réussit à
distiller l’angoisse au fil des pages. Frisson garantis pour les amateurs. A
noter que le premier tome était sorti aux humanoïdes associés.
En 1812,
vaincus par un terrible hiver et les maladies, les troupes napoléoniennes –du
moins ce qu’il en reste- se retirent de Russie. Au cours de la débâcle, un
prêtre arrive à recruter quelques soldats et les embarque dans une curieuse chasse
au trésor. Mais la fortune est cachée dans un château des Carpates. Les
mercenaires acceptent la mission et les ennuis commencent. La route est semée d’embûches
comme des loups avec des griffes d’acier dressés pour tués. Et évidemment, le
château est occupé par un personnage qui détient –dit-on- de terribles
pouvoirs. Arriveront-ils à sortir vivant de cette entreprise ?
En
Provence, la grand-mère d’Augustin est morte. Cette forte femme s’occupait
d’une exploitation vinicole. Elle n’était pas facile mais était respecté par ses
employés. Mais au sein de sa famille ce n’était pas la joie : une fille
complètement effacée face à un gendre alcoolique et endetté qui voulait d’ailleurs
vendre la propriété. Du coup, on se demande si elle est vraiment tombée par
accident dans l’escalier…
Jolan, le fils de Thorgal et les autres jeunes sélectionnés poursuivent leurs
épreuves auprès du mystérieux magicien Manthor. La prochaine est redoutable :
il s'agit ni plus ni moins d'entrer dans Hasgard, le domaine des Dieux et de
dérober le bouclier de Thor. Pendant ce temps sur Terre, le fils de Kriss de
Valnor, Aniel, élevé par Thorgal et Aaricia est enlevé... Yves Sente a bien
repris le flambeau de Van Hamme sur le scénario. C'est intéressant, on nage en
pleine mythologie nordique, et le dessin de Rosinski est toujours merveilleux,
en couleurs directes. De très belles planches, parfois véritables tableaux pour
servir une vraie histoire... L'aventure de Thorgal continue, le pari de la
relève est gagné.
Les voisins
du 109 : samedi. Par Coyote et Nini Bombardier. Editions Le Lombard.
Il y a les gothiques, il y a les deux lesbiennes, et puis la mamie qui fait du
pot au feu pour tout un régiment et qui raconte ses histoires de guerre, Bref,
tout un éventail de personnages pittoresques, une galerie de portraits amusante
et attachante. A tous les étages il y a de quoi voir dans cet immeuble qui
évoque le chanson de Renaud « Dans mon HLM ». Venez visiter, c'est
drôle et bien vu avec ce deuxième opus un peu coquin.
Capricorne
13 : Rêve en cage. Par Andreas. Collection Troisième vague. Editions Le
Lombard.
Capricorne, le détective de l'étrange rêve... Et son rêve est plutôt bizarre.
Il revoit ses ennemis et des personnages croisés lors de ses précédentes
aventures. Le tout dans un songe à la "Alice au pays des merveilles", en plus glauque et trash tout
de même. Un voyage hallucinant dans un monde qui a sa propre logique, un voyage
graphique aussi puisque chaque page est séparé en un quadrillage de 20 cases,
des barreaux d'une cage avec lesquels Andréas joue à merveille. Un nouvel album
expérimental envoûtant.
Le meilleur
des pieds Nickelés. Par Forton et Pellos. Editions Vents d’Ouest.
Créés par Forton en 1908, les Pieds Nickelés sont un monument du 9e art. En
1948, ils ont été repris avec brio par Pellos qui a poursuivi les aventures
délirantes et échevelées de Croquignol, Ribouldingue et Filochard. Ils ont donc
100 ans et Vents d'Ouest a décidé de leur consacré un spécial anniversaire en
rééditant dans un bel album 11 aventures de Forton et Pellos comme « les
Pieds Nickelés se débrouillent », « ont la belle vie », « s'évadent »,
« en Angleterre », etc. Des histoires avec dessin en noir et blanc
sans phylactère mais avec un texte en de 6-7 ligne en dessous... Bref, la bd
comme autrefois.
Tout
commence par la disparition d’un chat et une leçon de déduction classique dans
les aventures de Sherlock Holmes. Le chat de la sœur de Mme Hudson a été
enlevé. Sherlock remonte jusqu’au restaurant chinois de M. Mu qui sert autre
chose que du lapin dans les assiettes des clients. Au sous sol, une fumerie
d’opium et évidemment, notre héro se laisse aller à ses penchants pour les
drogues. Jusqu’à ce qu’un crime soit commis dans la fumerie. Une enquête
épineuse qui le conduira avec le Dr Watson jusqu’aux Indes. Bonne aventure dans l’univers Holmésien avec un détective aux
allures de jeune homme.
Il fallait oser faire la Bible en BD car le sujet religieux est sensible. La version reprise est celle de
Louis Ségond, théologien suisse qui a traduit la Bible en Français à partir
des textes originaux au 19e et l’album est préfacé par Frédéric Lenoir
rédacteur en chef du « Monde des religions ». L’aventure a donc des
cautions de sérieux. L’exercice est intéressant même s’il a fallu faire des
choix dans le récit. On retrouve dans cette première partie des passages
essentiels, patrimoine de l’Humanité. Car que l’on soit croyant ou pas, la Bible reste une référence
universelle. On retrouve donc Adam et Eve, Caïn et Abel, Noé, la destruction de
Sodome et Gomore et d’autres épisodes marquants. Le dessin réaliste est
somptueux. Bref, c’est presque «
Le terrible
cosaque Taras Boulba est en colère. Il aimerait que ses fils connaissent le
combat et la guerre mais aucune n’est prévue. Mais ce n’est pas un problème
pour le guerrier… Il prend le pouvoir et trouve un ennemi en Pologne en se
basant sur des rumeurs… La machine
infernale est lancée. Au programme : massacre dans les villages. Second
volume de la fidèle adaptation du roman de Nicolas Gogol, un récit dramatique cruel
et féroce qui bénéficie de la force du trait de Kordey. Un pari réussi.
Le jeune Jimmy a trouvé sa vocation : devenir croquemitaine et faire peur aux
enfants. Mais cela demande une initiation et des épreuves. Humphrey, le
croquemitaine en titre, qui rêve de retraite, emmène donc le jeune Jimmy sur la
montagne pour rencontrer Argyl le vénérable qui permettra à Jimmy de découvrir
sa plus grande peur. Civiello continue son incursion dans les histoires pour
enfants avec succès. Couleurs directes et graphisme élégant qui donne une
ambiance de conte horrifique mélangeant un peu l'étrange Noël de M. Jack et
Oliver Twist. Un superbe résultat.
Bienvenue
dans le quotidien d’une famille qui vit aux pieds de l’Himalaya, en Indes, à
fin du 19e. Il y a le père Calay, la mère et trois fils. Le plus jeune, Kazi
est sourd muet et les enfants du village sont assez cruels avec lui... Au point qu’une blague tourne mal et l’enfant
manque de se noyer. Le père à contre cœur décide de l’envoyer dans un monastère ;
il culpabilise d’avoir de l’abandonner... Quelques années après, les deux frère
Resham et Basanta sont amoureux de la même fille Mina. Evidemment, ce n’est pas
celui qu’elle préfère qui doit l’épouser… La famille s’en trouvera à nouveau
divisée… Lax et Fournier signent ici une très belle histoire de famille sur
fond de colonialisme britannique. Un scénario limpide qui se déploie sans
heurt, des dessins empreints de poésie… Une petite merveille.
Le jardin
des glaces. Par Servais. Collection Aire Libre. Editions Dupuis.
Une jeune étudiante essaie de rencontrer Arnold Francart, un vieil aventurier
des pôles à la retraite. Mais l'explorateur n'est pas facile à approcher. Après
son dernier voyage qui a mal tourné, puisque le jeune qui est parti avec lui a
été tué par un ours, il s'est retranché dans son mutisme et surtout dans son
jardin. A la retraite, il passe en effet tout son temps à s'occuper de ses
fleurs. Mais la jeune fille et tenace et veut l'apprivoiser pour savoir ce qui
s'est réellement passé sur la banquise lors de sa dernière mission. Servais
quitte les bois pour la banquise et force est de reconnaître qu'il y est très à
l'aise. Toujours avec un dessin détaillé, il nous conduit dans les méandres de
l'esprit humain dans un thriller psychologique intriguant sur fond de
réchauffement de la planète. Une belle histoire et de sublimes graphismes.
Yoko Tsuno
reçoit une lettre lui demandant de se rendre en Allemagne, dans la vieille cité
de Rothenburg. Son amie Ingrid est au plus mal. Elle s'affaiblit, sans raison
apparente... Comme si la nuit un vampire venait la mordre. Mais Yoko n'a que
faire des superstitions ; il doit y avoir une explication plus rationnelle. Son
enquête la conduira dans les sous sols de la ville à la rencontre d'un
scientifique qui vit un véritable drame. Une des meilleurs albums de Yoko qui
réunit tous les ingrédients qui font le charme de la série : énigme
scientifique, enquête avec fausses pistes, humanisme et amitié... Une réédition
en grand format et avec en bonus des textes explicatifs sur les dessous de
l'aventure.
Marié,
trois enfants, Jean Claude passe sa vie sur les routes. Il est camionneur.
Nouria elle, travaille dans un resto sur une aire d’autoroute. Son fils est en
tôle, elle vole de la marchandise à son patron pour la revendre. Ce dernier le
découvre, lui fait du chantage pour coucher avec ; Et quand elle récidive,
il veut la dénoncer aux flics. Elle l’insulte, il la frappe. C’est là que JC intervient. Il embarque Nouria et
l’emmène chez un pote à lui, à l’abri pour quelle puisse refaire sa vie.
Evidemment ils finissent par tomber amoureux. Et c’est le début des ennuis pour
JC. Il refuse des contrats pour passer plus de temps avec Nouria, sa femme le quitte
et lui interdit de revoir ses enfants… Sa situation se dégrade vite et il
devient possessif envers Nouria. Les routiers sont sympas ! Moynot nous
raconte une belle histoire d’amour dramatique qui aurait fait un bon scénario
pour Claude Sautet par exemple. Deux personnes mal dans leur vie qui se
trouvent et se perdent… D’ailleurs le ton est donné dès la phrase d’accroche de
l’album : aux femmes qu’on veut sauver et à celles qui se sauvent. Voilà,
tout est dit.
Lulu a pété
les plombs. Partie pour postuler à un énième emploi, cette mère de famille
quadragénaire n’est jamais revenue à son domicile. Que lui est il arrivé
exactement ? Autour d’une table de jardin ses amis évoquent son histoire
et essaient de reconstituer ses deux semaines d’absence. On apprend qu’elle
n’arrivait pas à retrouver de travail et qu’elle en avait un peu marre de sa
vie. Du coup, petit coup de folie, elle s’octroye quelques jours d’errances et
fait des rencontres. Davodeau réussit tout ce qu’il touche ! Après « les
mauvaises gens » et « un homme est mort », cette histoire
profondément humaine est passionnante. Ne serait-ce que par le choix d’une
narration en puzzle puisque chacun raconte ce qu’il sait de la cavale de Lulu.
On est donc accroché dès le début, impatient d’en savoir plus, d’avoir tout
reconstitué. Et puis il y a toujours l’authenticité des personnages qui
prennent de l’épaisseur au travers des petits gestes insignifiants du quotidien
et la tendresse que l’auteur porte sur eux et nous transmet. Vivement la suite.
-Bienvenue
chez les Ch'tis. Adaptation de Veys. Dessin Coicault. Editions Delcourt.
En entendant le titre de la chronique vous vous êtes dit « encore un pur
produit de marketing » et vous n’avez pas tout à fait tort. En effet cet
album reprend scène par scène le déroulement du scénario du film de Dany Boon.
Les personnages sont même caricaturés pour coller au plus près des acteurs.
C’est donc la véritable BD du film.
Fin d’année oblige, les agendas sont de retour, comme le père Noël et les
crises de foies. Drugstore nous offre (enfin plutôt nous vend) l’agenda ultime
qui rendra jaloux tout le monde, celui dessiné par le pape de la ligne crade,
j’ai nommé Vuillemin. Toutes les semaines sont illustrées d’un gag du maître.
C’est toujours limite, souvent drôle et irrévérencieux en bref c’est l’agenda
qu’il faut posséder pour être mal vu des bien pensants.
Guillaume, l’apprenti sorcier, doit se rendre ce matin dans son nouveau
collège, en compagnie de ses amis. Ils sont 6 au départ mais arrivé devant
l’établissement, ils ne sont plus que 3. Apparemment un problème de passage
intermondes s’est produit et du coup Guillaume se retrouve avec son amoureuse
Capucine, Thomas son ami lycanthrope et son dragonnet Dragounet dans un monde parallèle
totalement inconnu. Tandis qu’ils tentent d’échapper aux dangers qui les
menacent, leur sauvetage se met en place.
Nous sommes au début de la guerre des clones. Les armées de la république se
rendent compte lors d’un combat perdu dans l’espace que la flotte de leurs
ennemis les séparatistes est beaucop plus fournit que la leur. La république va
alors envoyer un groupe de mercenaires dirigés par Obi Wan Kenobi et Anakin
Skylwalker sur la planète ou sont construts les vaisseaux ennemis afin qu’ils puissent
détruire les chantiers. Mais cette tâche sera beaucoup plus ardue qu’elle en a
l’air.
Marine à 8
ans et Wendy sa sister en a 14. Bien sûr elles n’ont pas les mêmes occupations.
La grande pense aux fringues, aux mecs, aux copines et la petite ,ben ,elle
essaye de tout faire comme sa grande sœur, ce qui a bien sûr le don d’énerver
cette dernière. Mais malgré quelques crépages de chignons en règle, elles
savent très bien s’entendre toutes les 2 afin de faire des bêtises en commun.
Sisters pour la vie.
Il y a du
nouveau dans la cité des pâquerettes. En effet, la mairie a décidé d’installer
des halls d’immeuble factices pour que les jeunes puissent les squatter. Un
soir Malika et ses amis se retrouvent enfermés dans une de ses boites de ciment en compagnie de 3 stars de la
chanson. Tous se retrouvent après que la construction ait été enlevée par un
hélicoptère dans une cour fermée entourée de caméras. On leur apprend alors
qu’ils ont été choisis pour devenir les concurrents d’une nouvelle télé réalité
Alcastar.
Trondheim
nous revient avec un de ses albums fait de chroniques et d’anecdotes qui
jalonnent sa vie de tous les jours. Mais ne vous attendez pas à de grandes
aventures pleines de dangers et de rebondissements à tout va. Il nous raconte
juste des petites pensées journalières, des moments de bonheur ou au contraire
de dégout. C’est simple mais ça fait souvent mouche. En effet on se prend
régulièrement à rire ou à penser à une de nos propres anecdotes et c’est très
agréable. Bien sûr ce n’est pas le prix du meilleur scénario que l’auteur
recherche mais il nous amuse et nous fait nous évader.
Cette série
est faîte sur le principe de comparaison entre les hommes et les femmes. En
effet chaque double page parle d’un même sujet qui est traité sur la page de
gauche du point de vue des femmes et sur celle de droite le même problème vu
par les hommes. Chaque planche est donc un gag. Autant vous dire que cela ne
m’a pas vraiment plu. Les gags sont un peu légers et je trouve que le dessin
manque un peu de précision et de décors. Je suis peut être un peu trop critique
donc je vous laisse vous faire votre opinion.
-Les
naufragés Scénario Cauvin. Dessin Brétécher. Editions Dupuis
-Le vieux
Bleu Scénario Cauvin. Dessin Walthéry. Editions Dupuis
Il est bien
loin le temps ou pour trouver l’âme sœur d’une vie ou juste une compagnie d’un
soir il fallait écumer les lieux festifs et dépenser pas mal d’argent pour
essayer d’attirer la proie convoitée. Maintenant il suffit d’un ordinateur,
d’une connexion Internet et le tour est joué. Les héros de cette série sont des
accros de ce style de rencontres via l’écran. Mais ils ne sont pas toujours les
meilleurs exemples à suivre car ils se prennent plus de râteaux que vous
pourriez en trouver dans un magasin de jardinage.
Exterminateur
17 est un androïde-soldat conçu pour mener les guerres en lieu et place des
êtres humains. Il est le tout premier d’une longue lignée, imaginé par un
savant qui lui a donné vie en utilisant ses propres cellules. À la mort de son
géniteur, une obsession gagne le robot : libérer ses frères mécaniques du joug
humain. Les détenteurs du pouvoir tentent alors par tous les moyens de
l’anéantir. L’Exterminateur 17 parvient pourtant à ses fins, avant de
disparaitre mystérieusement… C’est sur Ellis qu’il choisit de faire son retour.
Cette planète fait partie du système Espoir et elle accueille comme son ancêtre
new-yorkaise les migrants humains qui ont choisi d’y créer une nouvelle
société. Mais plutôt que de concevoir une cité paisible et équilibrée, les
terriens ont exporté le modèle criminel de leur Terre nourricière. On retrouve,
effectivement, sur Ellis les descendants des mafias japonaises, russes et
italiennes. Au moment de l’arrivée de l’humanoïde, cette dernière caste est
représentée par Don Alessandro, le plus puissant des descendants de la Cosa
Nostra. C’est d’ailleurs lui que l’Exterminateur 17 cherche à rencontrer. Se
débarrasser de sa garde rapprochée est un jeu d’enfant, mais une fois le
contact établi, il épargne mystérieusement le puissant seigneur de la cité. Pour
toute reconnaissance, Don Alessandro téléporte notre destructeur dans une arène
pour y affronter trois adversaires mythiques…
Pourquoi le
père Noël est rouge ? Que fait-il le reste de l’année ? Et la mère
Noël quel est son rôle dans tout ça ? Voilà quelques exemples de ce que
vous pourrez trouver dans cet album drôle, au dessin simple mais efficace,
album auquel on ne reprochera que le temps de lecture trop court. En effet vous
l’aurez fini en quelques minutes mais a la fin de votre lecture, le gros
bonhomme en rouge n’aura plus de secrets pour vous.
C’est en 2020 que Chamza sauve peut-être la vie de Lindsay, une jeune
londonienne qui risquait d’être emportée par un mouvement de foule lors d’une
manifestation. Un hasard, à n’en pas douter, puisque la dame de Dubaï, l’une
des plus riches femmes du monde, n’aurait jamais dû croiser le chemin de la
petite anglaise. Et pourtant, Chamza semble se lier d’amitié avec Lindsay, qui
elle-même nourrit des sentiments plus troubles pour son amie. Petit à petit,
les deux femmes vont apprendre à se connaître, de parties de shopping à l’autre
bout du monde (les transports sub-orbitaux sont bien pratiques !) en
soirées mondaines très jet-set. La vie de Chamza semble bien peu compliquée,
mais sous les frivolités se cache pourtant un bien étrange secret concernant
l’origine de sa fortune. Une fortune qui pourrait bien trouver sa raison d’être
dans les attentats du 11 septembre 2001. C’est en tout cas ce que pensent les
services secrets américains qui pourchassent la dame de Dubaï. Smolderen part
d’une légende (le trésor de guerre d’Al Quaïda après le 11 septembre) pour
créer sa nouvelle série de thriller d’anticipation. Ce premier tome est comme
souvent un tome de présentation et de mise en place de l’univers et des
personnages, mais on sent déjà que cette série peut devenir un classique du
neuvième art. Le dessin fin, précis, racé de Bertail est excellent et cela
donne de magnifiques planches. Ce premier tome est vraiment excellent et on
attend avec impatience la suite de ce récit d’espionnage qui promet de bonnes
heures de lecture.
Ce recueil des histoires de Dave Cooper contient
deux histoires très sexuelles.
Pitchoune et son papa vivent dans une île où se mélangent les gens aux géants
tels qu'eux. Bergers, ils aiment contempler la nature et prendre soin des
animaux. Alors, lorsque non loin de là, un ours blanc, paniqué sur un bout de
glaçon échappé de la banquise, se fait attaquer par des pirates, ni une ni
deux, papa géant vient à la rescousse du naufragé. Depuis, Pitchoune n'a qu'une
idée en tête : faire du nouveau venu son ours en peluche...
Pleine de
tendresse, cette histoire aborde la question de la solitude et de la
différence, ainsi que de la volonté caractéristique des bambins à vouloir plier
leur entourage à leurs moindres désirs. Dans le difficile exercice de
l’histoire racontée aux petits, Olivier de Rességuier passe l’examen avec
succès en choisissant un sujet proche de leurs préoccupations.
-Messiah
Complex Tome 2 : Nocturnes. Scénario Alex de Campi. Dessin Eduardo Cana.
Editions Les Humanoïdes Associés.
Au 25ème siècle l’humanité a colonisé une grande partie de l’univers et forme
un empire où l’espérance a semble-t-il fuit. L’empire de la nouvelle Rome se
montre intransigeant sur le plan des libertés individuelles.Les citoyens
attendent tous la venu d’un nouveau messie pour venir leur apporter un monde
nouveau. Et ce messie est sur le point de venir en la personne d’une jeune
fille de quatorze ans. L’empire a eu vent de cette nouvelle et tente de mettre
la main sur cette jeune fille. Mais la résistance veille et fait appel à un
prince déchu pour la sauver. Mais cet homme est-il le bon individu pour réussir
cette mission, tant sa propension à l’autodestruction est forte ? Le second tome de cette série de SF vient de
sortir et je dois dire que je suis un peu déçu. En effet le premier tome
lançait une série intéressante mais ce nouvel opus ne fait pas beaucoup avancer
l’intrigue. On apprend tout de même à connaître un peu mieux les personnages
mais le tout est un peu creux. Le dessin lui est toujours un peu figé et
parfois maladroit mais les couleurs bien maîtrisées embellissent les planches. On
attend donc une suite plus pêchue pour nous redonner l’envie de poursuivre la
lecture de cette série.
-L'héritage
du Colonel. Scénario Carlos Trillo. Dessin Lucas Varela. Collection Mirages. Editions
Delcourt.
Dans l’Argentine des années 80, comme chaque midi, Elvio Gustavino se hâte
d’aller rejoindre sa tendre fiancée, sa Luisita : une poupée qui trône dans la
vitrine d’un petit antiquaire de la rue voisine. Il économise patiemment pour
tenter de la soustraire à l’avide commerçant. Il se prive de tout, néglige son
travail et pire : laisse sa mère impotente mourir à petit feu. Elle doit, en
effet, se contenter de biens maigres festins et s’endort gavée de
tranquillisants pour laisser à son fils le loisir de rejoindre à la nuit tombée
l’élue de son cœur. Ce soir, pourtant, Luisita le provoque en salissant la mémoire
de son défunt père, un militaire zélé de la junte. Elvio se souvient alors que
ce capitaine ramenait du travail à la maison : d’abord un entraînement sur
poupée pour perfectionner les techniques de son labeur quotidien de
tortionnaire ; ensuite le passage à la pratique sur jeune militante communiste
avec sévices sexuels à la clef. Le lendemain, en se rendant au ministère, notre
petit fonctionnaire croit justement reconnaître la jeune femme que son père
torturait il y a quelques années. C’est bien elle qui se rend, effectivement,
chez les Gustavino pour présenter l’addition. La pauvre veuve n’y résiste
d’ailleurs pas. Ce jour là, Elvio perd une mère mais gagne le gros lot :
l’argent d’une assurance vie et donc sa poupée… Glauque, malsain et choquant
voilà les adjectifs qui viennent immédiatement à l’esprit lorsqu’on lit cet
album car en effet les agissements du héros sont assez atroces et dérangeants.
Mais petit à petit on arrive à comprendre pourquoi il est tellement dérangé et
comment sa jeunesse l’a transformé pour le transformer en monstre. Le dessin
parait enfantin à la base mais Varela ne prend pas de pincettes et ne suggère
rien des situations extrêmes et des actes de barbarie. C’est un album violent
qu’il ne faut surtout pas mettre dans les mains des plus jeunes, mais c’est
aussi une œuvre intéressante qui nous prend aux tripes du début à la fin.
06 novembre 2008
QUELQUES ALBUMS DE NOVEMBRE 2008
-La
jeunesse de Blueberry Tome 17 : le sentier des larmes. Scénario
Corteggiani. Dessin Blanc-Dumont. Editions Dargaud.
Pour tenir
une promesse faite à un indien mourrant, Blueberry, le yankee le plus célèbre
de la bd est sur la trace d’un train chargé d’or. Un vieux chaman indien et sa
bande de Cherokees ainsi que des mercenaires et des militaires sont eux aussi
sur la trace du trésor qui attire bien des convoitises. Une histoire très
classique concoctée par Corteggiani qui a repris le flambeau depuis la mort de
Charlier. Quant aux graphismes de Blanc Dumont, auteur de la série Jonathan
Cartland, qui se déroulait dans le même univers, ils sont impeccables tant son
dessin est rodé. Bref c’est sans surprise mais le tandem fonctionne bien, voire
ronronne bien, et continue à donner du plaisir aux amateurs de western. ![]()
-Tom Sawer.
Adaptation Istin. Dessin et Couleurs Julien et Mathieu Akita. Editions Soleil.
Non, Tom
Sawyer n’est pas mort noyé… Il est beaucoup plus malin que cela. Et puis… Tom
Sawyer, c’est l’Amérique ! Suite de l’adaptation en grand format du roman
de Mark Twain avec un dessin qui s’inspire beaucoup des graphismes de mangas.
Une histoire indémodable.
-Légende
Tome 4 : Le maître des songes. Par Swolfs. Editions Soleil.
Au moyen
âge, Tristan est l'héritier du duché de Halsbourg. Seulement, pour le moment,
il apprend à se battre et s'instruit à l'abri dans un monastère. Il faut dire
que son père et sa famille ont été tués par son oncle, le duc Mathias. Ce
dernier vit sous la coupe du sorcier Shaggan qui prévoit de prendre le pouvoir.
Il veut en effet que son propre fils épouse Tombeline, la soeur jumelle de
Tristan.
-Elixirs
Tome 2 : le secret du Glupion. Scénario Arleston. Dessin Varanda. Editions
Soleil.
Un Dieu qui
veut détruire les hommes en effaçant la réalité… C’est le thème de la série
Elixir qui met en scène un apprenti magicien pas très doué une princesse, un
cuisinier et une garde du corps sans oublier une petite bestiole essentielle
douée de pouvoirs étonnants : le glupion, un mélange d’écureuil et de
mogwaï. On attendait ce deuxième tome depuis plus de 2 ans… Et oui, le lecteur
s’est habitué à un tome par an ! Varanda qui a une réputation de lenteur, livre
donc un second tome de cette saga d’héroïque fantasy concoctée par Arleston.
Tout y est : la quête, la magie, les bestioles fantastiques et tout le
toutim. Le ton est assez léger, les dialogues humoristiques et les rapports
entre les personnages fonctionnent bien … Quant au dessin on retrouve le style
élégant et détaillé de Varanda avec une mise en couleurs qui donne un effet
estompé des plus réussis. Mais tout de même… Tout ça pour ça ! Bien que
cette série soit agréable, on reste dans les classiques du genre et l’action
avance lentement. Côté dessin, on se prend à regretter les ambiances plus
noires et torturées de Varanda car l’ensemble reste assez grand public. Tant
mieux pour les enfants et les pré-ados… On a donc un goût de trop peu après
tant d’attente. On espère aussi revoir Varanda sur des séries plus adultes. Le
tout est peut-être une question de temps, et justement, c’est le problème de
Varanda.
-Eden
Killer Tome 2 : Elena. Scénario Di Giorgio. Dessin Mormile. Collection 12
septembre. Editions Soleil.
En Russie,
après l’enlèvement d’une journaliste, son petit ami Sergueï qui est aussi le
fils d’un colonel de l’armée, remonte la piste des ravisseurs et découvre un
complot militaire d’envergure avec expériences scientifiques étranges à la clé.
Deuxième tome de ce thriller fantastique efficace qui nous plonge dans la haute
technologie et les dérives de la science. C’est une série survitaminée qui
enchaîne les scènes d’action avec de superbes créatures armées jusqu’au dent…
C’est net sans bavure élégant dans un univers high-tech Un peu trop rapidement
tout de même. Laissez nous souffler !
-HMS Le mystère
de la Perle. Scénario Seiter. Dessin Roussel. Collection Ligne d’horizon.
Editions Casterman.
Un serpent
venimeux caché dans la cale tue-t-il des membres d'équipage du navire
britannique la perle ? A bord, certains se sentent en danger… Les langues se
délient et on découvre que les victimes sont liées par un horrible secret. Du
coup ces meurtres ressemblent bien à une vengeance, d'autant qu'un serpent ne
coupe pas les doigts de ses victimes ! Fenton, le médecin de bord aura-t-il
le fin mot de l'histoire ? Suite et fin du second dyptique de His Majesty's
Ship dans l’univers de la marine britannique. Scénario juste et bien construit,
dessins adaptés... On peut juste regretter la mise en couleurs informatique sur
le dessin qui donne un aspect artificiel à des scènes historiques. Il n'en
reste pas moins qu'il s'agit d'une bonne série pour ceux qui aiment sentir le
vent du large.
-Alix Tome
27 : Le démon du Pharos. Par Jacques Martin, Christophe Simon et Patrick
Weber. Editions Casterman.
Envoyé en mission par César à Alexandrie, Alix et Enak se trouvent plongés au
coeur d'un complot contre Cléopâtre. Une intrigue riche qui enchaîne les scènes
parfois un peu trop rapidement. Le tout avec un graphisme des plus
classiques... Les amateurs d'Alix s'y retrouveront.
-La théorie du grain de sable Tome 2. Par Schuiten et Peeters. Editions
Casterman.
Rien ne va plus dans la Brüsel des cités obscures. L'appartement d'un homme se
remplit inexorablement de pierres venues de nulle part, un autre homme s'allège
irrémédiablement et s'envole... Sans oublier le sable qui envahit la ville...
Des événements insolites qui ont sans doute un rapport avec de mystérieux
étrangers. Fin de ce dyptique qui nous plonge dans un Bruxelles parallèle
revisité voire réinventé. Un récit envoûtant et superbement dessiné en noir et
blanc avec des graphismes détaillés... Le tout dans un format souple à
l'italienne. C'est beau, élégant, passionnant.
-Le
promeneur. Par Taniguchi et Kusumi. Editions Casterman.
Un homme à
la recherche de son vélo volé s’aventure dans un quartier… Et il aime cela. A
d’autres occasions, il profite de se perdre dans les rues de sa ville… L’art de
la promenade. Taniguchi nous invite à flâner avec son personnage au rythme d’un
dessin élégant en noir et blanc, pour retrouver des sensations du passé. Au gré
de ses balades, le héro remonte le fil de sa vie et nous donne envie de faire
comme lui. Il ne se passe pas grand-chose dans cet album, on se promène avec le
personnage partageant ses souvenirs et ses réflexions. Un parcours un brin
nostalgique qui aère la tête, et c’est le but.
-TNO Bois
de guerre. Scénario Bartoll. Dessin Bonnet. Editions Glénat.
TNO c'est Terra Nostra Organisation, une agence qui ne lésine pas sur les
moyens pour protéger l'environnement. Direction l'Afrique pour lutter contre la
déforestation et le trafic de bois exotique. E pays s'appelle le Lumbaza et une
guerre civile y dure depuis trois ans. Des milices exterminent la population
enrôlant les enfants dans leur rang. Les enquêteurs de TNO auront à se frotter
à la terrible section 9. Un dessin réaliste qui a des airs de celui de Vance,
des scènes très violentes, de la cruauté gratuite. Bref, les horreurs d'une
guerre civile où rien n'est épargné. Pour lecteurs avertis seulement.
-Soeur Marie-Thérèse : la guerre sainte. Par Maëster. Editions Drugstore.
Elle est de retour... Après des années d'absence, la bonne soeur qui n'a de
bonne que le titre revient pour de nouvelles aventures en couleurs. Le ton est
donné dès la première histoire. Dans un couvent paisible une soeur avec un
coquard à l'oeil vient se plaindre à la mère supérieure de problème qu'elle
rencontre avec la nouvelle qui ne partage pas la ferveur de la foi.
« Lorsque je suis allé la réveiller à 4 heures pour la prière, dit elle,
elle a refusé violemment. » « Certes ce n'est pas très
chrétien » répond la mère supérieure. « Oh mais elle a des bases,
reprend la soeur, elle voulait que je tende l'autre joue ! » Le ton est
donc donné et la terrible Soeur Maris Thérèse, irrévérencieuse à souhait n'a
pas fini d'en faire voire à la communauté. C'est jubilatoire et déjanté avec
pas mal de clins d'oeil à des personnages de bd, de Hulk à Eusèbe, le lapin de
la série De cape et de croc. A ne pas manquer.
-Dom Juan
de Molière. Mise en scène et dessin de Simon Léturgie. Editions Vents d'Ouest.
216 pages de dessins en noir et blanc illustrant l'un des classiques du théâtre
avec des phylactères contenant des vers de la pièce... Voici la bonne idée des
éditions Vent d'Ouest qui nous propose un outil pédagogique pour petits et
grands. Le Petit format poche est pratique pour lire dans le métro ou le bus et
l'intégrale de la pièce qui suit son adaptation en bd. Une très bonne idée.
-Disparitions
Tome 1 : Retour aux sources. Scénario Mazeau avec la collaboration de
Convard. Dessin Wachs. Couleurs Pradelle et Langlois. Editions Glénat.
Une jeune femme
hantée par des cauchemars, un meurtre rituel avec un cadavre entouré d’objets
chamaniques découvert dans une grotte… Voilà quelques ingrédients de ce
thriller ésotérique adapté du roman de Jules Mazeau « L’or des
Maures ». Mais « Disparitions » est aussi une série tv en 12
épisodes de 52 mn que France 3 a commencé à diffuser le 1er novembre. La bd
pour sa part empreinte quelques raccourcis pour le découpage puisque que le
premier tome reprend 3 épisodes TV. Une série policière en 4 tomes donc avec un
dessin réaliste de Wachs. Pour ceux qui s’intéressent à l’art de la narration,
c’est une occasion unique de lire le roman, regarder la série et lire les bd
pour comparer les versions et voir comment une même histoire peut être adaptée
sur 3 médias différents.
-Celestin
gobe-la-Lune Tome 2 : Ô charme citoyen. Scénario Lupano. Dessin Corboz.
Editions Delcourt.
Celestin le
grand dadet naïf est amoureux de la princesse Primpinule. Seulement c’est un
roturier orphelin et elle est de sang noble. Mais ce Roméo de pacotille ne se
laissera pas arrêter pour si peu. Il s’est mis en tête de lui faire boire un
filtre d’amour pour que sa belle partage le même sentiment. Parallèlement la
tante de la princesse veut lui faire boire elle aussi un filtre pour que la
jeune fille assassine son père, le roi. Il y a donc du complot dans l’air, sans
parler de ces révolutionnaires qui veulent renverser la monarchie. Et tous ces
événements doivent se passer au moment du carnaval.
-New York
trilogie 3 : Les gens. Par Will Eisner. Editions Delcourt.
Trois histoires dramatiques sur d'inconnus, des gens invisibles dans notre
société. Des tragédies du quotidien qui passent inaperçues dans l'anonymat des
villes comme New York. Un homme voit sa vie détruite après avoir été déclaré
mort par erreur dans la rubrique nécrologique du journal. Un autre, à 50 ans
veut se marier mais est toujours sous la coupe d'une mère possessive. Un roman graphique
sombre et touchant avec une pointe d'ironie.
-Je suis
Cathare Tome 2 : Impardonnable pardonné. Scénario Makyo. Dessin
Allessandro Calore. Ediitons Delcourt.
Guilhem,
-Un
enterrement de vie de jeune fille. Par Hervé Bourhis. Editions Dupuis.
Anne se marie dans 3 semaines, Auréole et Quitterie, ses deux meilleures amies
l'enlèvent pour un enterrement de vie de jeune fille. Seulement ce n'est pas si
simple car Anne a décidé de ne pas se marier et demande à ses copines de
pouvoir faire venir son nouveau mec. Ca plombe évidemment l'ambiance, d'autant
que les deux copines sont torturées par un lourd secret. Le ton léger au départ
s'alourdit au fil des pages et tout part en vrille. Cet album décape avec un
dessin minimaliste et caricatural qui convient parfaitement à ce type de récit.
C'est noir, acide et ça laisse un goût amer. Une belle réussite du genre.
-Natacha Intégrale Tome 2. Par Walthéry, Tillieux et Mittéï. Editions Dupuis.
Second tome de la réédition en intégrale des aventures de l'hôtesse de l'air
emblématique de la bd, Natacha. Walthéry signe toujours le dessin et Maurice
Tillieux le scénario de deux albums repris : Un trône pour Natacha, et le
treizième apôtre. Le troisième c’est « Double vol », scénarisé par
Mitteï. Cette intégrale réserve aussi des surprises avec quelques récits cours
et une foule d'anecdotes sur la série. Saviez vous que Greg et Franquin
apparaissent en caricature dans des rôles de méchant ? Saviez vous qu'une scène
sous marine est similaire à une autre du repaire de la murène de Spirou ? Bref
vous n'avez fini d'en découvrir avec cette intégrale d'une série devenue
classique.
-Johan et Pirlouit Intégrale Tome 2. Par Peyo. Editions Dupuis.
Intitulée Sortilèges et enchantements, cette intégrale reprend trois albums :
La pierre de Lune, Le serment Viking et La source des Dieux sans oublier des
récits inédits. Le moyen âge est ainsi revisité par Peyo, le créateur des
Schtroumpfs. Et c'est une période propice aux récits fantastiques faux dragons,
enchanteur, géant, barbares viking... Tous les ingrédients sont là pour de
palpitantes aventures avec en prime dans cette intégrale des dessins censurés
de l'époque, des dessins originaux et textes explicatifs. Passionnant.
-Spirou et Fantasio Tome 50 : Aux sources du Z. Par Morvan, Yann et Munuera.
Editions Dupuis.
-Spirou et Fantasio Intégrale Tome 6 : Inventions maléfiques. De Franquin.
Editions Dupuis.
Alors qu'ils doivent aller couvrir à Durbaï le mariage du cheik Ibn-Mah-Zoud,
les reporters Spirou et Fantasio se retrouvent plongés dans une autre histoire
par leur ennemi de toujours Zorglub. Réfugié à Champignac chez le comte, il
demande à Spirou de partir à travers le temps pour sauver sa bien aimée Miss
Flanner qui se meurt des suite d'une irradiation au plutonium qu’elle a subie
dans sa jeunesse. Il faut donc éviter que l’accident se produise. Spirou relève
le défi et part à travers le temps croisant suivant les époque certaines de ses
propres aventures. Mais peut on retourner dans le passer sans modifier le
présent ? Les fans de Spirou s'y retrouveront dans ce 50e tome qui évoque la
vie du personnage et réserve une sacrée surprise à la fin. C’est un album
hommage, un bon clin d'oeil un rien nostalgique à ce personnage emblématique du
9e art.
Et puis pour les puristes, la 6e intégrale reprend trois albums de Franquin de
la fin des années 50 : Le prisonnier du bouddha, Spirou et les homes bulles et
Tembo Tabou. Sans oublier les anecdotes et documents d'époque toujours très
instructifs.
-Largo
Winch Tome 16 : La voie et la vertu. Scénario Van Hamme. Dessin Francq.
Couleurs Besson. Collection Repérages. Editions Dupuis.
Ca va mal
pour Largo Winch. Parti à Hong Kong pour voler un manuscrit ancien pour payer
sa dette à une triade qui l’a aidé par le passé, il a été arrêté. Il est dans
une geôle au Tibet à la merci du capitaine Wong, une vieille connaissance bien
décidée à se venger du milliardaire. On retrouve dans ce diptyque tout ce qui a
fait la succès de la série : action, charisme des personnage, aventure. Le
scénario est bien huilé, le dessin toujours sublime avec un découpage au
cordeau… Bref, un très bon cru. A noter qu’une édition en grand format
agrémentée de croquis préparatoires et de 4 hors textes est aussi en vente. Le
tome précédent, Trois yeux des gardiens du Tao, avait fait l’objet d’une
édition similaire avec un DVD. Une manière de rentrer dans les coulisses de
l’élaboration d’un Largo Winch et de se rendre compte du travail préparatoire
de Francq.
-Villa
Toscane. Par Greg Newman et Michel Crespin. Ediitons Futuropolis.
Dans une
maison de retraite, un vieux monsieur excentrique, ancien chercheur, clame à
qui veut l'entendre qu'il est enfermé là de force. Il arrive à convaincre une
jeune infirmière de l'aider à s'évader. Il lui raconte en effet qu'il est
impératif qu'il puisse rejoindre son laboratoire pour terminer ses recherches.
Il prétend être sur le point de découvrir un élixir qui rend immortel. Le balle
le prendra au mot mais combien de dose pourra t il fabriquer ? Belle variation
BD sur le thème de Faust dessinée par Michel Crespin, un dessinateur décédé en
2001. Une album qui aurait du sortir au Lombard dans la collection
« Histoire et Légende », sauf qu'elle s'est arrêtée à ce moment là.
Les planches de Villa Toscane ont été retrouvées lors d'une exposition
consacrée à Michel Crespin. A découvrir.
19 octobre 2008
QUELQUES ALBUMS DE FIN OCTOBRE
Jehn Tome 10 : Les
sorcières. Par Martin, Cayman et Payen. Editions Casterman.
En 1436 Jehn Roque et ses amis, dont un montreur d'ours sont
envoyés en mission par le Seigneur Gilles de Rais. Ils doivent aller dans la cité de Sion trouver une
sorcière et la ramener. Seul problème, il ne fait pas bon s'acoquiner avec le
diable en ces temps là... L'inquisition n'est jamais très loin et ces malades
ne rigolent pas. A partir d'un fait
divers sur une histoire de sorcellerie les auteurs construisent un scénario qui
pourrait être intéressant s'il ne souffrait pas de raccourcis vraiment trop
rapides. On a du mal à croire à tout et on s'emmêle dans l'histoire... Dommage,
d'autant que le dessin est une très bonne surprise avec un graphisme élégant et
détaillé.
Cette nouvelle intégrale reprend Aventures électroniques, les
exilés de Kifa et la porte des âmes, trois aventures de la jeune
électronicienne qui ont en commun de mettre en scène des intelligences
artificielles, des robots. Toujours de la bonne science fiction au sens stricte
du terme avec une héroïne attachante et des énigmes scientifiques
intéressantes... Le tout plein de bon sentiment. Que du bonheur.
Vers 1660 sous le règne de Louis XIV, Colbert lève un impôt
impopulaire : la gabelle, un import sur le sel. Il envoie d’anciens
mercenaires pour prélever cette taxe. Evidemment cela ne se passe pas en
douceur. Du coup Bernard d’Audijos, un jeune capitaine de retour de la guerre
des Flandre prend le maquis et organise la résistance. Belle aventure que celle
de ce Robin des bois gascon… De plus l’angle est original car la vie du héro
racontée par 3 femmes. Même si le style narratif déroute au début, on s’y fait.
Et puis il y a ce beau dessin style crayonné en noir et blanc qui apporte une
touche de poésie à cette aventure de cape et d’épée… Un personnage haut en
couleur à découvrir.
Aventures africaines pour Corto. La première est une version
moderne de Roméo et Juliette… Un homme d’une tribu musulmane veut épouser la
fille du chef d’une tribu qui s’est convertie au christianisme. Le jeune homme
est soupçonné d’avoir enlevé la jeune fille… La guerre est donc proche. Il
faudra l’intervention de Corto pour tout arranger. Seconde histoire, une chasse
au trésor… Mais les hommes léopards veillent. Une petite merveille d’autant que
le dessin de Pratt passe très bien dans un format plu petit.
Au 19e siècle, une île apparaît au large de la Sicile. L’Etat envoie un groupe
de scientifique l’étudier. Il s’agit d’un îlot sur lequel Napoléon a envoyé des
soldats pour garder un terrible secret… Suite de cette saga en 7 tomes dont
l’histoire est très énigmatique et touche l’origine des religions. Les réponses
se distillent au compte goutte. A suivre donc.
-Filii Tome
3 par De Rochebrune. Collection Grand Angle. Editions
Bamboo
L’agent
Rainbird de l’Interservice américain (organisme d’état réunissant les agences
gouvernementales NSA, CIA et FBI) poursuit son enquête sur les exactions d’un
mystérieux groupe terroriste. Sans revendication précise, poursuivant un
objectif mystérieux, ces derniers ont déjà sacrifié nombre des leurs pour
installer un virus informatique antique sur le réseau mondial… mais n’ont fait
aucune victime côté américain ! Ces drôles de « terroristes » se sont servis
pour ce faire des recherches informatiques d’un vieux savant post-soviétique,
Goran Tesherad, après avoir enlevé sa fille Oxanna. Retenue dans un village
perdu dans les montagnes ouzbèques, celle-ci a été initiée au plus incroyable
des desseins : les conspirateurs sont issus d’une évolution de l’homme qui vise
à supplanter, à terme, l’homo-sapiens-sapiens. Plus intelligents, capables de
télékinésie, de télépathie ou d’autosuggestion, ils préfèrent infiltrer en
douceur notre espèce, plutôt que de se lancer dans une guerre meurtrière et
perdue d’avance. Et pour cela, il leur faut prioritairement pouvoir trafiquer
le fichier des fichiers…
Fin de
cette histoire qui nous aura pour elle d’avoir une fin a peut près
compréhensible. En effet De Rochebrune a écrit un scénario très complexe qui
parfois perdait totalement sa lisibilité et du coup nous plongeait dans
l’incompréhension. Le dessin lui aussi a des faiblesses. En effet si les
positions de personnages et les plans sont plutôt réussis, il n’en n’est pas
toujours de même pour les détails et en particulier pour les visages.
Fin des années
70. Le jeune Fred Neihardt est entre l'enfance et l'adolescence : entre
Casimir, les Playmobils et le mystérieux et sulfureux Le couple et l'amour,
ouvrage indispensable à toute auto-éducation… C’est l'époque des premières
montres à quartz, des verts de Saint-Etienne et de la calculatrice TI 30. Le
jeune Frédéric fait la découverte de ces petits mystères auxquels tout jeune
homme de son âge est confronté. Les filles, d'abord : son correspondant
allemand Karl-Heinz découpe méticuleuse les photos de seins. Le sexe, bien sûr,
en théorie et en rêve du moins. Enfin, les copains avec qui il collectionne les
aventures inoubliables à la décharge ou à la réserve EDF du coin, à la
recherche d'un coin secret vraiment à eux. Avec les copains, il fait des bombes
maison avec de bons gros pétards mammouth mais découvre aussi les cigarettes.
Néanmoins, un évènement tragique se déroule au milieu de cet album au ton par
ailleurs léger : un enfant trisomique, mis au défi, tombe d'une fenêtre et
meurt sur le coup. Cet évènement nous rappelle la cruauté et la lâcheté des
enfants…
Cette scène
nous laisse alors penser que cet album est une d’autobiographie mais romancée.
Malgré ce doute on lit un très bon album qui nous fait nous replonger en
enfance et en pleine nostalgie quand vous avez comme l’auteur et moi entre 30
et 40 ans. Les autres seront peut être plus sceptique quand à l’intérêt du
bouquin car ils ne comprendront pas toutes les références et les allusions aux
choses qui nous faisaient rêver.
-Wormwood Tome
1 : Gentleman Zombie. Par Ben Templesmith. Editions Delcourt
Je vous
préviens de suite, vous serez peut être surpris par ce que je vais vous
présenter de suite. Wormwood est un asticot pensant, échappé d’une dimension
infernale, qui fume beaucoup, boit de grande quantité d’alcool et qui
accessoirement habite des cadavres qu’il dirige. Il est toujours accompagné de
son robot Monsieur Pendulum qui est son bras armé et de Médusa une strip
teaseuse tatouée. Ensemble ils vont tenter de sauver le monde de toutes les
tentatives d’invasions démoniaques. Ils vont par exemple essayer de comprendre
pourquoi les clients de leur bar habituel meurent en quelques secondes, le
corps traversé par des arbres.
Vous l’avez
compris, Templesmith crée un monde bizarre, glauque, étrange mais jamais dénué
d’intérêt. On se sent en effet un peu perdu au début de l’album mais bien vite
on accroche et on est happé dans cet univers hors norme. Le dessin est
remarquable par son coté torturé, glauque et sombre, mais il colle parfaitement
à l’univers. Bien sûr cette série sort complètement du cadre de bd classique mais il faut
absolument que vous la lisiez afin de ne pas passer à coté d’une expérience
graphique et narrative originale.
Olivia la
mère prend des cours du soir de SMS, Stéphane le père est toujours à la recherche
de la nouvelle technologie de communication même si il sait qu’il ne saura
jamais s’en servir. Leurs trois enfants, Jenny, Matt, et Léo sont bien entendu
toujours avec leur téléphone portable vissé à l’oreille.
Des gags
sur les accros aux mobiles, voilà ce que recèle cet album, malheureusement si
l’idée peut paraître sympathique, le résultat est un peu décevant. Les
histoires ne font pas mouche à chaque fois et le dessin est en dessous d’un
graphisme habituel pour ce genre de BD. Bref, j’ai rapidement décrocher.
Carmilla
tient toujours son journal intime et aujourd’hui elle a une nouvelle atroce à y
écrire. En effet, son père qui était de plus en plus déprimé en voyant les
infos le soir à la télé a pris une décision unilatérale qui va entraîné dans
une galère toute sa famille : il a acheté une vieille ferme en plein milieu de
nulle part et compte y vivre avec femme et fillettes en totale autarcie.
Carmilla se
retrouve donc à vivre ou plutôt survivre dans une fermette triste, sans
électricité ni eau courante, bien entendue soumise à un froid glacial. Comment
va-t-elle vivre cette expérience douloureuse et quand la lubie de son père
cessera-t-elle ? Voilà les deux principales questions qui sont développées dans
cet album.
C’est
toujours aussi agréable de lire les aventures de cette jeune citadine
sympathique. Le dessin tout en rondeur de Laurel est particulièrement adapté
pour cette BD et le récit est agréable et rigolo, même si on sent parfois des
problèmes d’enchaînements des situations et surtout on découvre une fin un peu
abrupte. Le public visé est sans aucun doute les jeunes filles, mais cette BD
plaira à coup sûr à un public familial complet.
25. Voila
25 albums que Pierre Tombal, le plus sympathique fossoyeur du neuvième art, n’a
pas quitté son cimetière et est en discussion permanente avec les défunts, afin
de leur offrir tout le confort dans leur nouveau foyer. Le pinceau de Hardy est toujours aussi leste et précis, ce
qui donne ce style si particulier d’un dessin paraissant un peu brouillon mais
complètement maîtrisé. Cauvin quant à lui semble toujours s’amuser à trouver
des gags et des jeux de mots. Il est vrai que l’arrivée de la mort comme
personnage récurent de la série est une source d’inspiration inépuisable. Il
nous a donc encore ici concocté des gags hilarants, comme celui ou la mort
danse la tektonik et allant même jusqu’à scénarisé sa propre mort. Depuis 1986
ce duo d’auteurs nous ravis de leur humour d’outre tombe et on espère encore
rire de bon cœur jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Bientôt la
fin d’année et avec elle son lot de cadeaux plus beaux les uns que les autres.
Le cadeau utile par excellence est l’agenda qui deviendra le compagnon de route
de tous les travailleurs et ce une année durant. Vents d’Ouest sort donc son
nouvel agenda entièrement dessiné par Jim. Chaque semaine est accompagnée d’un
dessin plus ou moins drôle sur le thème de la zen attitude, dessin qui illustre
une pensée positive ou une attitude à avoir. L’ensemble est plutôt beau et bien
réalisé, mais il vous faudra de très grandes poches si vous voulez le
transporter.
Attention,
le pape du trash en BD est de retour. C’est en tous cas ce que je me disais en
ouvrant cet album. J’espérais découvrir de nouvelles blagues bien horribles,
dégueulasses mais toujours drôles. Et bien que nenni. Cet ouvrage n’est qu’un
recueil des trois premiers volumes de la série en format un peu réduit.
Apparemment l’ensemble de la série va donc être rééditée dans ce format. Faîtes
donc attention si vous avez déjà en votre possession de ces 3 ouvrages ou même
de l’intégrale des sales blagues qui était déjà sortie, vous n’y trouverez rien
d’autre. Par contre si vous ne connaissez pas Vuillemin, l’inventeur de la
ligne crade en comparaison à la ligne claire, vous pourrez lire des gags
drôles, efficaces, méchants, crades voire même très limites et vous serez sans
doute surpris par le dessin de cet excellent auteur.
Titoss est
un squelette qui vit avec son père sur une île déserte. Il passe ses journée à
s’amuser et faire des bêtises pendant que son père compte l’argent du trésor
qu’il protège. Mais qui dit trésor, dit pirates. Un jour Titoss va tomber sur une bande de cette
espèce menée par la jeune et violente Ilda. Il va alors tout faire pour
protéger et son géniteur et le trésor. Nykko et Bannister nous avait déjà
offert un somptueux triptyque dans la collection jeunesse de Dupuis (les
enfants d’ailleurs) et ils récidivent ici mais pour les plus petits (3 à 6
ans). C’est vraiment très bien fait et intéressant. Bien sûr comme la plupart
des ouvrages de cette collection,il n’y a pas de bulles. Cela se lit très
facilement et est totalement compréhensible.
Le peintre
Toulouse-Lautrec sauve in extremis Darling une jument de courses du couperet
d’un cruel boucher. Il la conduit dans son atelier – où elle survit à une
interminable nuit d’agonie – mais ne parvient pas à soigner la blessure de
l’animal. Rien n’y fait. Alors qu’il perd tout espoir, le roi Milan lui amène
un vieux Tsigane, guérisseur de chevaux, détenteur de tous les secrets sur
l’âme chevaline. Il est le seul à pouvoir aider Darling.
Bien sûr
les fanas de l’histoire de la peinture et d’exactitude historiques ne seront
pas ravis de cette œuvre. Par contre si vous aimez les scénarios délirants
poussant parfois vers l’absurde, le surnaturel voire la folie pure, si vous
aimez les auteurs qui prennent des risques dans leur cadrages, leurs mises en
page et cherchent toujours des idées de mises en scène originales ou encore si
vous adorez le dessin parfait tout en couleurs rappelant les oeuvres des plus
grands peintres, alors cette BD est faites pour vous. Tous les ingrédients que
je viens de vous citer sont dans cet ouvrage. C’est vraiment du grand art.
Le village de Zea en Afrique est le théâtre d'une série de morts
étranges : les gens tombent les uns après les autres, tantôt dans leur sommeil,
tantôt tués pas de mystérieuses créatures que nul n'a vu. Leurs assassins
forment une bande de sorciers qui envoûtent leurs victimes soit pour se
débarrasser d’adversaires, soit qui sacrifient des proches dans leur soif de
pouvoir. Le chef de cette confrérie est Gaba, un notable du village. Il brigue
la place de Pola, le chef du village, dont il se débarrassera vite et satisfera
vite son ambition première, en se faisant désigner chef à son tour et en
dissimulant ses crimes derrière le rideau de fumée de la tradition. Mais tout a
un prix… Dans sa marche vers le pouvoir, Gaba a sacrifié un parent d'un membre
de son cercle de magie noire. Celui-ci ne peut pardonner le sacrifice de cet
être aimé et cherche à se venger. Une guerre commence alors dans le monde
spirituel et ses retombées sur le monde réel ne tarderont pas à apparaître.
Une BD dont le premier tome est passé un peu inaperçu mais qu’il faut
découvrir pour l’originalité de son scénario et la beauté de son dessin.
C’est
l’histoire de 4 ados qui veulent devenir célèbres et adulés mais sans trop se
fouler. Rotatine est une poétesse dont ses seuls fans sont ses parents.
Stratobaf est un musicien qui pense que le monde de la variété n’attend que
lui. Fuso fait équipe avec lui et pense que sa voix va lui permettre de trouver
sa voie, et enfin Aspartine est la nouvelle Claudia Schiffer enfin c’est ce
qu’elle croit. Tous les quatre attendent que le succès arrive car ils sont sûr
d’être les stars attendues par tout le monde. Des gags autour des jeunes
abreuvés de Star Ac qui croient que la célébrité tombe du ciel et qui vivent
donc le nez en l’air pour la voir arrivée. Le dessin de Bercovici est toujours
fidèle à lui-même, c’est le papa des Femmes en blanc, sans pour autant être
exceptionnel. Les gags sont par contre un peu faibles parfois.
Root a décidément un quotidien des plus compliqués : elle est la seule
fille au beau milieu d'une bande de barbares. Elle compte sur son ami Otto,
fils de pêcheur, avec qui elle partage son goût pour les découvertes et
l'aventure. Elle a également un animal de compagnie pour le moins inhabituel
puisqu'il s'agit d'un dragonnet. Celui-ci est d'ailleurs la cible d'un
dragonnier, Mickaelus, qui essaie comme il peut de le capturer afin de le
dresser !
Alexandre vient d’arriver dans son nouveau collège. Rapidement il arrive
à se faire un ami : Grégory. Il lui avoue un jour qu’il se sent mal dans
sa peau car il cache quelque chose : son père est mort. Malgré la promesse
que son ami lui a faite de ne rien dire, tout le collège est au courant de ce
secret. En effet Grégory ne pensant pas à mal a parlé de la confession de son
ami sur son blog et depuis tout le monde est au courant. Mais ce que ne sait pas Grégory, c’est
qu’Alexandre ne lui a pas dit toute la vérité. Son père n’est pas mort mais …
Certaines BD ont des histoires de création originale. Celle qui nous
intéresse est née d’une idée de Pauline Bignon, la fille du dessinateur du même
nom mort il y a quelques années. Elle a eu l’idée de faire réaliser un ouvrage
collectif sur un même thème par 13 auteurs de BD. Le bonheur est un thème
universel et elle a donc demandé des planches sur ce thème à des auteurs
européens mais aussi à des auteurs sud américains qu’elle a rencontrés lors
d’un périple qu’elle a fait à vélo avec son ami sur les routes de l’Amérique du
Sud.
Cela donne un collectif beau, avec des auteurs connus comme Juillard,
Lepage ou Léo côtoyant des auteurs plus anonymes. Chacun met en scène une
anecdote ou une petite histoire qui leur fait penser au bonheur. La diversité
des styles et des scénarios permet à chacun de trouver chaussure à son pied
dans cet album.
C’est au final une bonne initiative qui donne un bel ouvrage qui je
l’espère vous donnera du bonheur.
-Angle le terrible Tome 1 : Le monstre de l’espace. Par Poipoi.
Collection Tchô. Editions Glénat
Ange est un
terrible pirate intergalactique. Du moins c'est lui qui le dit ! Car ses
victimes, elles, auraient plutôt tendance à se marrer. Il a décidé de se faire
un nom au Panthéon des pirates intergalactiques. Et c'est plutôt mal barré.
Parce que s'appeler ‘Ange, faut avouer que ça le fait pas super quand on veut
faire frémir de peur le cosmos’... Heureusement que le jeune garçon, malgré son
jeune âge, peut compter sur son fidèle serviteur de métal pour faire régner la
terreur ! Ce qui ne sera pas forcément suffisant pour mater les habitants de la
planète Pouni qui ne prennent rien au sérieux. Si ce n'est les blagues
hilarantes qu'ils réservent au petit conquistador de la "terreur".
Pas tous les jours faciles d'être un pirate !
Encore un nouveau venu dans la bande à Tchô et pas n’importe lequel, le
plus grand pirate de l’espace mais qui en bave depuis qu’il a décidé d’envahir
cette planète. Les gags de Poipoi sont drôles et il crée un univers tout en
couleurs plein de potentiel pour des histoires originales. Mais surtout ce qui
est le plus réussi dans cet album ce sont les personnages qui ont vraiment des
personnalités et des caractères bien trempés.
Ingmar est
preux. Ou du moins, c'est son titre. Futur héritier de la couronne du roi
Patrüll, il est jalousé par son frère Epson qui se croit plus Viking que
lui. Mais les frangins vont mettre leurs querelles de côté lorsque Patrüll se
verra ramené à l'âge d'un enfant par un sortilège. Condamné à vieillir de
façon accélérée, celui- ci ne pourra compter que sur ses enfants et leur
capacité à réunir à temps les ingrédients nécessaires à sa guérison...
De ces prémisses
amusantes mais déjà vues (le vieillard transformé en bébé par un sortilège),
Hervé Bourhis tire un récit d'aventures cocasse où Ingmar et Epson doivent
supporter leur compagnonnage de fortune. Leur agacement étant reporté
sur le mioche sans cesse grandissant, on assiste essentiellement à un
condensé accéléré d'une vie de famille, dans laquelle les deux frères
tiennent la place du couple, et le père celui de l'enfant (vous suivez ?).
Le principe est même plutôt amusant, et constitue le principal attrait
de l'album.
Le dessin quand à lui est un peu caricatural dans le style de Dupuy et
Berberian et il colle parfaitement au style de récit.
1580, tout
le centre du japon est occupé par les troupes du redoutable seigneur Oda
Nobunaga. Seul le village d’Iga, peuplé d’irréductibles ninjas, résiste encore
à l’envahisseur.
C’est là
que vit paisiblement Hana Attori, au sein de l’établissement très fermé qui
forme au métier de ninja: l’École ninja d’Iga. Mais lorsque sa sœur et son père
sont assassinés, elle décide de quitter son village pour entrer en guerre
clandestine contre le Seigneur Oda. Accompagnée de son ami Goro, de Fumo, le
vieil artificier et de Shifu, le sorcier poltron, elle organise ses plans... La
première étape sera de mettre à mal l'indienne Choki et sa terrifiante armée.
Mais gare aux squelettes et aux chiens morts vivants tapis dans l’ombre!...
Vous aimez
Naruto alors vous allez adorer Hana Attori. Tony Valente change juste le sexe
de son principal personnage. Il crée un univers plein de magie de combats et de
d’humour. Son dessin est complètement style manga et il excelle dans les scènes
de combat ce qui donne vraiment de très bonnes planches. Le scénario reste
assez basique mais il s’étoffera sûrement lors des prochains tomes, du moins on
l’espère.
Cette BD
peut vraiment être considéré comme un passage entre le manga et bd franco-belge. C’est une
réussite et tous ceux qui lisent des mangas devraient trouver leur bonheur dans
la lecture de cet album.
A bord de
son DC3, Splash Gordon, triple champion du monde de curling, vole vers New
York, accompagné de sa poupée gonflable Dale Arden. L’avion est alors percuté
par un météore et finit sa course sur le mont Mc Kinley. Entre-temps, Splash
saute en parachute avec Dale et se retrouve dans le manoir du célèbre
Professeur Zarkov. Splash explique à Zarkov les raisons de son crash, au moment
où retentie l’alerte dans son laboratoire. En effet, l’enregistreur cosmique a
détecté une armada de météores fonçant droit vers la terre. Désemparé, le professeur
ne sait comment faire pour alerter la terre. Splash décide alors de foncer sur
les météores à bord du Comète, la fusée du Professeur. Dans l’espace
intersidéral, le Comète fonce droit sur un vortex, duquel surgissent les
météores. Embarqué dans ce vortex malgré elle, la fusée le franchit et se
retrouve sur la planète Mongo. Après avoir percuté la coupole du palais de
Bling, elle finit sa course dans la forêt. Furieux, Bling envoie des troupes
volantes à la recherche de ces satanés touristes de l’espace. Pour Splash et
ses amis, il faut maintenant se sortir des marécages, ce qui n’est pas chose
facile avec une poupée gonflable super pulpeuse…
Pixel
vengeur nous offre une parodie de Flash Gordon sous forme de gros délire. C’est
super drôle, décapant, foisonnant de références, avec des gags et des
situations loufoques à chaque page. C’est vraiment un coup de cœur qui vous
ravira si vous aimez l’humour un peu déjanté et irrévérencieux. Un très bon
album.
Sans-Nom
est le dernier descendant de la caste des Meta-Barons. Comme ses pairs, il a subi une éducation et un entraînement extrêmes, avec
comme objectif de lui faire perdre toute humanité. Sans compter l’ultime
épreuve : devoir tuer son père en combat singulier.
Jodorowsky
continue la saga des Méta Baron avec de nouveau dessinateurs. Enfin quand je
dit nouveaux ce n’est pas tout à fait vrai. Janjetov a en effet déjà travaillé
avec le scénariste sur Les Technopères. Dans cet album il dessine les pages se
déroulant dans le présent de l’histoire, tandis que Charest fait lui les
planches évoquant le passé du Sans-nom. Les deux styles ont différents et je
dois dire que les planches de Charest sont vraiment superbes. Le scénario quand
à lui est un peu simpliste et on regrette que les dénouements des combats
soient si rapides et évident pour le héros.
02 octobre 2008
QUELQUES ALBUMS D'OCTOBRE 2008
Le roi
des mouches Tome 2 : L’origine du monde. Scénario Pirus. Dessin Mezzo.
Hors Collection. Editions Glénat/Drugstore.
Dans une
banlieue américaine, un jeune homme grandit entre son nouveau beau père qu’il
déteste, sa mère, sa petite copine, et ses amis qui trempent dans des affaires
plus ou moins louches. Il observe tout ce petit monde avec des commentaires
désabusés sur tout ce cirque qu’est la vie, la société, les apparences. Le roi
des mouches est une merveille de finesse et de décalage. Une ambiance à la David
Lynch style Blue Velvet, une ironie et une dérision style American Beauty… Bref,
un chef d’oeuvre
Rien ne va
plus dans la vie du député-Maire Lestrade. Sa maîtresse est assassinée selon le
modus opérandi du tueur qui terrorise la région et on essaie de le faire
chanter. Heureusement, il peut compter sur son ami l’inspecteur Zélian pour
enquêter discrètement et faire en sorte que de ne pas être mêlé à l’affaire.
Seulement, Zélian découvre que Lestrade lui cache des éléments. Et cela, il
n’aime pas !
Fin de
cette histoire somme toute assez classique de tueur en série. Mais le scénario
bien huilé et il y a quelques rebondissements. Du sur mesure pour les amateur
avec un dessin réaliste impeccable.
En Espagne,
Guido, un chevalier chrétien est poursuivit par ses confrères. Apparemment, il
est déserteur ou renégat. Quoiqu’il en soit, au moment d’être tué, il est sauvé
par les guerriers du calife Abdu Al Khayr… Ce qui ne l’empêche pas d’en occire
quelques un avant d’être maîtrisé. Conduit devant le Calife, celui-ci semble
curieux de mieux connaître ce chrétien farouche. Il lui accorde la vie sauve et
le prend à son service, comme esclave. Il lui demande même de l’escorter
jusqu’à
Comme son
titre l’indique no comment n’a aucun phylactère. Il s’agit d’histoires ou de
sketches de quelques planches qui passent au vitriol notre monde et son
fonctionnement social. Des absurdités du management ou de la mondialisation en
passant par le pouvoir et le sexe, le besoin de dominer ou d’accumuler de l’argent.
Tout passe dans le dessin. Le graphisme est assez naïf avec des personnages
dessinés comme de petits humains ou de grand enfants. Et ces proportions
enfantines ne font qu’accentuer le fait que l’humanité manque cruellement de
maturité. Une curiosité à découvrir.
L’ex pilote
de chasse Dakota est toujours à la recherche de la mystérieuse fillette qu’il a
découverte dans un sarcophage caché dans un iceberg. Qui est elle ? Que
veut elle ? Nul ne le sait mais elle attire toutes les convoitises car
possède de fabuleux pouvoir.
Ce nouveau
tome en forme de cours poursuite est riche en action. Bien que la manque de
révélation nous laisse sur notre faim, on lit avec plaisir cette histoire de
science fiction au rythme enlevé et aux couleurs flashantes. Vivement la suite.
Tout seul
c’est le nom d’un homme qui n’a jamais quitté un phare perdu au milieu de la
mer, en Bretagne. Il ne connaît le mode que par ce qu’il imagine en feuilletant
un dictionnaire dont il ne peut qu’interpréter les définitions. En fait, il est
né difforme et ses parents, gardiens de phare, n’ont jamais voulu qu’il quitte
l’île. A présent qu’ils sont mort, il est tout seul. Cet ouvrage de plus de 360
pages est une merveille. Peu de dialogue, un dessin minimaliste en noir et
blanc, très aéré mais une histoire intense, forte. Parfois il y a peu
d’éléments dans une case mais on se surprend à admirer sa simplicité, à la
contempler, comme quand on est seul face à la mer le visage fouetté par les embruns...
Un peu comme pour un dessin de Pratt. Bref, un ouvrage qui fait du bien, qui
aère la tête tout en faisant posant le problème de la solitude, de la
différence et de la vision du monde. Bravo.
Mirko est
mort. Lullaby et Nolan sont à l’autre bout de la galaxie sur Dawon, un monde
mythique, domaine des Dieux. Les deux jeunes gens se retrouvent au beau milieu
d’une guerre intergalactique avec des enjeux colossaux qui les dépassent. Nolan
est il le Caël dont une prophétie annonce la venue ?
Suite de ce
space-opéra complexe mais de toute beauté avec certains dessins pleine page
dans un style futuriste qui lorgne parfois vers le manga. Rien que pour le
dessin, on en redemande.
Intégrale
Tif et Tondu 4 : Echec aux mystificateurs. Scénario Tilleux. Dessin Will.
Editions Dupuis.
Un village
hanté par les fantômes d’habitants, une armée d’armures géantes, une énorme
bête qui attaque un bateau… Voilà quelques ingrédients de ce 4e tome
de l’intégrale des aventures de Tif et Tondu qui regroupe trois albums :
Les ressuscités, un plan démoniaque et le retour de la bête. Pour ces histoires, Rosy a laissé sa place à Maurice
Tilleux, le père de Gil Jourdan. Cela donne des scénarios policiers très bien ficelés
et renouvelle les aventures du duo de héros qui croisent au passage quelques
charmantes créatures, en tout bien tout honneur bien entendu. Un vrai régal de
redécouvrir ce classique de
A la mort
de Léonard de Vinci, son protecteur, François 1er cache la derrière
œuvre du maître dans un monastère. Ce tableau contient un secret relatif à une
ancienne affaire criminelle. Flashback : à Milan, un cadavre est retrouvé,
le visage littéralement découpé. On fait appel aux talents d’observation de
Léonard pour donner quelques indications. Intrigué, le peintre décide de mener
l’enquête. Mais lui-même a bien des secrets…
Da Vinci
Thriller ! Léonard détective… Pourquoi pas. Les meurtres sont énigmatiques
à souhait, l’atmosphère italienne prometteuse. Mais au lieu de nous lancer dans
un thriller haletant, Convard nous perd dans les méandres de l’histoire personnelle
de Léonard qui entretient une relation secrète et a pris sous son aile un jeune
voyou… Tout se rejoindra peut-être mais l’énigme tarde à avancer. Bref, on
arrive un peu à s’y perdre. Espérons que le second tome nous éclairera. Quant
au dessin de Chaillet : toujours aussi beau et détaillé mais parfois un
peu statique. A suivre tout de même.
Le jeune
Angello est mort mais la chasse aux trésors continue pour sa cousine Gina et
Anna. En Grèce, elles ont découvert un manuscrit qui est le dernier épître de
Judas. Le mystère plane autour des origines du catholicisme et les révélations
ne plaisent pas à tout le monde. Des tueurs sévissent et n’hésitent pas à
éliminer les gêneurs. Cross Fire a tout les ingrédients d’une grande série. Un
rythme soutenu, beaucoup d’humour, un dessin efficace qui a emprunté au manga
le meilleur, notamment pour les nombreuses scènes d’action avec le découpages
et des les lignes de force. La plastique des héroïnes est avantageuses et le
scénario oscille entre le Da Vinci code et Indiana Jones. Bref, on ne s’ennuie
pas une minute et on attend impatiemment la suite.
Un vieux
chef de clan Yakusa échappe de peu à un attentat. Qui a osé essayer de le
tuer ? Même à 92 ans, le vieux renard a de la ressource. Il mène
l’enquête, au passage récupère quelques vieux amis et arrive à remonter jusqu’à
un autre clan. Seul problème il ne sait pas pourquoi ils ont essayé de le tuer.
A 7 ils décident d’attaquer le QG des ennemis, histoire de découvrir le
pourquoi de cette guerre…
Il était
une fois au Japon. 7 yakusa est un album étonnant. Il possède un aspect
documentaire avec notamment du vocabulaire spécifique japonais utilisé dans les
dialogues et un index à la fin pour mieux comprendre des éléments de la culture
nipponne. Mais c’est aussi une sorte de western sanglant avec des codes
d’honneur ancestraux et beaucoup d’action. Quant au dessin, l’impression
générale est mitigée car le trait nerveux est parfois imprécis qui fait presque
penser à certains comics trash. Le tout donne un exercice de style intéressant,
instructif pour qui veut en savoir plus sur les us et coutumes de la mafia
japonaise.
Padock les coulisses de
Gags en une
planche pour les fans des circuits qui ne ratent aucun grand prix.
Chaque
défaut de fille est illustré par une petite histoire en une planche.
L’indépendante, la garce, la boudeuse, les soldeuses coupées en deux par le
rideau de fer du magasin. Du vécu.
Des gags
mettant en scène un tueur à gage flegmatique qui aime le travail bien fait et
accorde une dernière volonté à ses victimes. Mais il est affublé de Quentin, un
apprenti… gaffeur. Vraiment hilarant.
Des gags en
une planche avec des super héros et les affres de leurs super pouvoirs.
Découvrez le merveilleux Gigaman qui n’arrive pas à faire descendre un chat
perché sur la branche d’un arbre ou le super héro écolo qui tond la pelouse
avec des ciseaux pour ne pas déranger les insectes. Bref, ils sont plus
délirant les uns que les autres.
Les
aventures oubliées du Baron de Münchausen. Scénario et Dessin Supiot. Editions
Vent d’Ouest.
Parcourant
le monde, le fantasque baron de Münchausen arrive en Chine pour une aventure cette fois ci spirituelle
et intérieure. Toujours de très belles couleurs pastelles et une atmosphère
pleine de poésie pour un personnage emblématique, un vieux monsieur très
attachant.
Stéphane
n’a pas connu son grand-père mais il porte son prénom, Bernard, en second
prénom. Il ne l’a pas connu mais l’image idéalisée du grand père est là,
présente. Il nous raconte ce qu’il a découvert, le comportement de cet homme
pendant la guerre et ses actes de résistance. Une belle histoire sur la
famille, ses secrets, le poids de la transmission. Le tout dans un dessin semi
réaliste en noir et plus assez au trait élégant. Un récit de famille à
découvrir
Navis n’est
pas en état de grâce. Ex agent de
Y-a pas à
dire, Sillage est vraiment une superbe série de SF et chaque tome apporte son
lot de surprise et fait évoluer le personnage. C’est toujours aussi
passionnant. Un grand classique.
-Les informaticiens Tome 3 Mise à
jour. Par Reynès, Brrémaud et Krings. Collection Humour. Editions Bamboo.
-Les gendarmes Ticket Gagnant. Par
Jenfevre, Sulpice et Cazenove. Collection Humour. Editions Bamboo.
Trois
nouveaux titres pour rigoler un peu suivant vos goûts. Studio danse pour les
amateurs de danse et de spectacle. Les informaticiens pour faire marrer tous
ceux qui ont à faire aux ordinateurs. Quant aux gendarmes si vous en êtes, si
vous en connaissez ou si vous avez eu affaire à eux, cette série est pour vous.
De plus, Bamboo vous propose même de rembourser votre PV de stationnement pour
l’achat de trois titres de la série. Alors pas d’hésitation, pour aller acheter
des bd, vous pourrez vous garer en double file !
Pline vit à
la campagne. Il deal un peu glande et rêve beaucoup et est amoureux de
Pénélope. Cette dernière veut aller faire des études à la ville. Il décide de
la suivre dans la cité.
Chronique
d’une jeunesse désœuvrée... Little Odyssée est une histoire contemporaine avec
quelques références à
Chinn Tome 2 : Le monastère de
la vieille forêt. Scénario Escaich. Dessin Vervisch. Couleurs Dany. Editions Bamboo
Il y a plus de 2000 ans en Chine, au plus profond d’une
forêt, se trouve un monastère qui a pour réputation d’être invincible. En effet
les moines qu’ils l’occupent sont des spécialistes des arts martiaux. Mais
cette réputation est sur le point de tomber, car un espion vient de découvrir
qu’en fait les ecclésiastiques du lieu n’ont plus de compétences en combat. Les
troupes sanguinaires Xiongnu vont alors tenter de s’emparer de ce monastère qui
leur permettra d’asseoir leur domination sur cette partie du pays.
Vous avez
peut être entendu parler d’un film français qui a eu un petit succès ces
derniers mois et qui parle d’un gars qui se retrouve muté dans le nord de la
France. Vous voyez de quoi je parle. Et bien vu le succès du film on a vu des
tonnes de produits estampillés chtis déboulés sur les étalages. La BD n’est pas
en reste. Dans la série la vérité sur, Monsieur B nous offre donc un album
consacré entièrement à la vie et les mœurs des habitants du Nord pas de Calais
et autres Picards. Pour tout vous dire, je n’ai pas du tout accroché à l’humour.
Peut être que les ch’tis seront plus touchés par cette BD.
Les blagues
belges sont une des catégories de blagues préférées en France. Il était donc
évident que le neuvième art allait s’en emparer. Le trio d’auteurs qui s’est
lancé dans l’aventure nous offre une très bonne BD d’humour. Si certains gags
sont connus, on rigole souvent à la lecture. Les dessins de Larbier mis en
couleurs par Dérian sont excellents et collent parfaitement au style. C’est
donc une bonne série qui continue avec ce troisième tome.
Boulet est
un auteur réputé dans le monde de la BD pour enfants. Il est en effet le papa
du petit dragon Ragnarok et de la rubrique scientifique. Mais depuis plusieurs
années, Boulet alimente un blog qui petit à petit est devenu un incontournable
pour tout fan de BD qu se respecte. Dans celui-ci il offre à ses cyberlecteurs,
des billets d’humeur et d’humour, des chroniques sur ses déplacements dans
différents salons et autres petites choses savoureuses.
L’auteur
n’avait jamais voulu éditer en album le contenu de ce site, mais une de ces
amies l’a poussé à accepter la proposition de Delcourt. En effet Boulet est un
auteur de grand talent mais son public BD n’est pas du tout le même que son
public Blog. Ce dernier, plus adulte, était en attente d’une œuvre qui les
toucherait davantage.
Cette série
est donc l’ensemble des planches que Boulet a posté sur son site depuis 2004,
avec en plus quelques planches explicatives. Ce premier tome reprend toute
l’année 2004 et c’est absolument passionnant. On passe de la drôlerie pure à
des petites anecdotes qui nous font réfléchir, comme on passe d’un dessin assez
naïf à des cases et des planches au style beaucoup plus travaillé.
C’est donc
une BD essentielle qu’il faut absolument découvrir, et pour ceux qui
connaissent le site elle vous permettra de conserver les petits chefs d’œuvre
normalement éphémère de cet auteur surprenant.
9 août
1969. La compagne du réalisateur Roman Polanski, l'actrice Sharon Tate, est
sauvagement assassinée dans sa somptueuse résidence de Cielo Drive par la «Famille»,
un groupe d'illuminés emmenés par leur leader charismatique, un certain Charles
Manson... Une boucherie qui va plonger la puissante et respectable Amérique
dans un malaise total. Eduardo Chavez est un jeune journaliste qui va, pour son
premier papier professionnel, suivre cette affaire réelle.
Les auteurs
nous entraînent de plein fouet dans cette affaire sordide qui secoua le monde
entier fin des années soixante. Dans ce premier tome, on découvre le massacre
et petit à petit on découvre la personnalité de ce tueur emblematique.
C’est une
BD vraiment bien réalisée. Le dessin est fin et précis et le scénario nous
entraîne à la fois dans les méandres de l’enquête et nous permet de suivre le
groupe dirigé par Manson. Il faudra voir le second tome pour juger de la
qualité de la série mais ce premier tome est plutôt intéressant et nous donne
envie de découvrir la suite.
18 ans.
Cela fait 18 ans que l’on attendait la suite des aventures du petit Gully,
personnage créé en 1985 par deux grands de la BD. On le retrouve dans cette
aventure se retrouvant par chance engagé dans une école de chevalier. Il s’y
fait un ami, Oléo, un jeune homme amoureux de la princesse du comté. En
rentarnt chez ce dernier ils découvrent les parents d’Oléo transformés en
statues. Ils vont alors se servir du peu d’enseignement qu’ils ont acquis à
l’école de chevalerie, pour se lancer à la recherche du seul capable d’avoir
monté ce coup : le terrible Ulfon.
C’est avec
grand plaisir que l’on retrouve le monde fantastique de Gully, fait
d’aventures, d’humour et de poésie. Le dessin de Dodier s’arrondit un peu par
rapport à J.K.J. Bloche et il est toujours aussi bon. Makyo a écrit lui un
scénario asez classique mais qui va receler plusieurs surprises et
rebondissements. C’est vraiment bien réalisé.
Le retour
de cette ancienne série est donc une vraie réussite. Cette aventure devrait
plaire à tous.
Deux copines, stripteaseuses de profession, vivent de nos jours en
Colombie Britannique (extrême sud ouest du Canada). Shannon, blonde aux cheveux
courts a des jambes sublimes ; Girl, brune et pulpeuse, d’origine indienne, a
tout misé sur sa poitrine. Shannon s’entretient régulièrement, par mail
interposé, avec Mike, le petit copain de Girl, soldat en Irak. Girl, elle, ne
veut même pas lui parler, tellement elle vit difficilement cette mobilisation.
Sa révolte intime, ainsi que ses origines ethniques, l’amènent parfois à avoir
des débats politiques passionnés… De son côté, Shannon décide de mettre en
application un mystérieux dessein, et requiert pour cela la complicité de son
amie. Les voilà toutes deux parties à Vancouver, où Shannon s’arrange pour
avoir à réparer un pneu devant un jeune homme, un étudiant appelé Aaron. Ce
dernier propose logiquement son aide… et le corps de rêve de Shannon fait le
reste ! Après avoir « sympathisé », elles sont le soir même toutes deux invitées
à la soirée des 5 ans du père d’Aaron, Jay. Shannon pose alors un drôle de
regard sur celui-ci, lourd de sens…
Warnaut et
Raives sont deux auteurs inséparables. En effet ils signent leur BD toujours
ensemble aussi bien le scénario que le dessin. Ils ont déjà signés de très bons
albums et malheureusement celui-ci n’est pas le meilleur. Bien sûr le trait
ainsi que les couleurs sont toujours aussi beaux, mais cette fois c’est le
scénario qui pêche un peu. Car même si le duo nous fait tenir avec un suspens
bien mené, on a du mal à attacher aux personnages et on reste un peu sur notre
faim. Peut être avec quelques planches supplémentaires pour rendre la narration
plus fluide…
Cela se passe dans un gigantesque vaisseau spatial qui sillonne le
cosmos. Empressé d’accomplir sa tache de balayage, un robot ménager fonce dans
un des nombreux couloirs et culbute un petit extraterrestre. Il panique un bref
instant : holala, si les hommes constatent que cette espèce d’alien s’est
échappée, il va se prendre un sacré savon ! Il faut qu’il le remette dans sa
cage rapidement, en tous cas avant que les hommes reviennent… Car
effectivement, pour une raison inconnue de lui, il n’y a plus aucun homme à
bord. Quand le robot arrive à l’étage des cages, l’horreur est totale : toutes
les cages sont vides ! Il cherche un peu et finit par retrouver les
extraterrestres, tous entassés dans la même pièce, planqués pour échapper à
leurs geôliers. En le voyant, les aliens sont un peu angoissés à l’idée de
retourner dans leurs cages, mais le robot n’a aucune compétence d’autorité. Ils
comprennent qu’ils sont désormais libres… et c’est la débandade ! Certains
explorent le vaisseau, d’autres jouent à appuyer sur des boutons… L’un d’entre
eux écrit un journal où il raconte sa vie à bord et sa démarche éclairée.
Tandis que les autres jouissent du potentiel du vaisseau, lui l’explore et
tente de comprendre pourquoi les hommes ont disparus. Il interroge alors
l’ordinateur de bord, qui lui délivre la fiche technique d’un énigmatique alien
considéré comme responsable : un terrible brougle à tomiques…
Olivier Texier crée avec cet album une histoire totalement délirante. Il
invente tellement d’extra terrestres qu’il peut du coup leur faire faire un peu
tout et n’importe quoi. C’est drôle et le fil rouge qui arrive au premier tiers
de l’album nous tient en haleine. On pourra reprocher tout de même une fin
moyenne, mais cela n’est que mon opinion, a vous de vous faire la votre. Le
dessin tient beaucoup sur le bestiaire envahissant et c’est totalement réussi.
-Les Tikitis Tome 1 : La guerre des cerveaux. Scénario Jerry Frissen.
Dessin Fabien M.. Editions Les Humanoïdes Associés
Connaissez
vous Lucha Libre ? C’est une série concept créée par les Humanoïdes
associés. Le scénariste Jerry Frissen a lancé trois séries en même temps et les
a écrit en épisodes. Chaque volume de Lucha Libre comprenait donc plusieurs
pages de chaque série et il fallait attendre le volume suivant pour avoir la
suite de l’histoire. Une autre particularité est que les volumes de la série
étaient souples.
Les Humanos
ont eu la bonne idée de regrouper l’intégralité de chaque histoire en albums.
Le premier
tome de deux de ces séries est donc sorti. Dans chacune des séries ont
rencontrent une troupe de super héros sans pouvoirs habillés en catcheurs sud
américains, bien décidé à rendre justice dans leur ville.
Les
Luchadores Five ont un gros problème. La guerre qu’ils ont depuis des mois avec
les loups garous semble repartie de plus belle. En effet, les lycanthropes leur
ont encore volés leurs autoradios et en plus ils ont osé déféquer sur les
sièges. Le combat semble inévitable. Mais au même moment, la ville est attaquée
par un lézard géant. Mais qui aurait intérêt à envahir de cette façon la
ville ?
Les Tikitis
quand à eux sont sur une île en plein milieu du pacifique et ils s’ennuient
ferme. Ils sont en effet en ce lieu pour surveiller les faits et gestes de King
Katch, un catcheur hyper violent qui a été écarté du ring par les responsables
de la ligue de catch professionnel. Mais un jour on leur annonce que certaines
filles de l’île ont été enlevées. Ils vont alors de ce pas se mettre à leur
recherche. Bien vite une piste leur semble la bonne : le terrible Bactéria
serait lié à ces disparitions.
Autant vous
dire de suite, ces deux séries sont totalement déjantées. Il ne faut pas vous
attendre à des scénarios conventionnels, d’ailleurs Frissen est déjà l’auteur
d’une série un peu folle que l’on vous avait conseillé « Les zombis qui
ont mangé le monde ». Ces deux nouvelles séries sont donc incontournables
d’autant plus que ce talentueux scénariste sait s’entourer d’excellents
dessinateurs et c’est encore le cas ici avec Bill et Fabien M.
A force de
lire des BD ont est de plus en plus à la recherche d’originalité dans nos
lectures, avec Jerry Frissen on est servi.
Le groupe
d’aventuriers Les légendaires est confronté dans ce nouveau tome à un dilemme
énorme. En effet le dieu maléfique Anathos veut se réincarner et choisit comme
enveloppe charnelle l'un des 5 Légendaires. Pour contrer son plan, ceux-ci
doivent s'emparer de l'Alystory, le livre sacré qui relate toute l'histoire
d'Alysia, passé, présent et futur. Mais ils deviendraient alors les criminels
les plus recherchés au monde.
Les
aventures de ces aventuriers en culottes courtes continuent et c’est tout à
fait normal au vue du succès de la série. En effet de plus en plus de jeunes
voient en cette BD le parfait passage entre le manga dont ils sont sont
abreuvés et la BD franco belge dont Sobral utilise la pagination, le sens de
lecture et les couleurs.
C’est
toujours de qualité et agréable à lire. Les fans seront de nouveau séduits.
04 septembre 2008
QUELQUES ALBUMS DE SEPTEMBRE 2008
-Frankenstein de Mary Shelley Volume 3. Par Marion Mousse. Collection Ex
Libris. Editions Delcourt.
Dernier tome pour cette adaptation
fidèle du célèbre roman de Mary Shelley. Le Dr Frankenstein a donné la vie à un
monstre fait avec des morceaux de cadavres. Mais celui ci est bien plus qu'une
masse de chair. Il a un coeur, une sensibilité et souffre de n'inspirer que le dégoût.
Il se sent seul et force son créateur à lui fabriquer une compagne mais il est trahi
par Frankenstein qui ne peut se résoudre à engendrer un autre monstre. La
créature se venge… Le dénouement est proche et ce superbe roman finira dans les
glaces du pôle par un face à face entre le savant et sa créature. Un classique
de la littérature fantastique assez peu connu car les adaptation n’ont pas
toujours été très fidèles servi par un dessin noir et torturé approprié.
Les héritiers de Gorn tentent de
réunir les hommes et les elfes pour contrer l'armée des yeux rouges et veulent
réveiller un dragon. Quant à Gorn, on raconte que son fantôme ère au pays des
hautes terres. Fin de cette saga onirique d'héroïc fantasy au scénario complexe
et riche et au superbe dessin de Tiburce Ogier qui est passé maître dans l’art
de créer les atmosphères fantastiques.
La gauche caviar des années
Mitterrand, le Rallye Paris Dakar et ses conséquences dans les pays traversés,
la montée de Le Pen... Dans les années 80 Cabu n'avait pas de quoi s'ennuyer et
vous retrouverez ici un ensemble de dessins féroces et drôles qui vous
rappelleront bien des souvenirs. Une vision acide et décalée de ces années là.
Sherlock Holmes s'ennuie. Pas la
moindre enquête à se mettre sous la dent. Du coup il est infernal et martyrise
aussi bien le Dr Watson que son violon. Quand il apprend que des papiers sont
volés dans une caserne militaire, il saute sur l'occasion pour aller résoudre
l'énigme... Et démanteler avec brio un réseau d'espion. Imbus de lui même mais
imbattable
Ancien inspecteur de police, ancien
détective privé, Nero a disjoncté alors qu'il se faisait une spécialité de
traquer les tueurs en série. Au lieu d'être envoyé en prison, le FBI le
récupère et lui propose d'enquêter pour le compte de l'agence. Il n'a pas le
choix, il doit replonger dans le quotidien des « serial killers ».
Première enquête : deux personnes sont
retrouvée mortes à Venise et à Rome. Le tueur a suivi le motus operandi d'un
psychopathe que Nero a mis en prison. Qui s'amuse à le copier ? Troisième tome,
troisième réussite.
Frank est
un jeune scénariste en mal d’inspiration qui vit au Mans. Il est entouré de
copains qu’il retrouve au bar. Parmi eux Léo, un jeune homme simple d’esprit
qui demande à tout ceux qu’il croise s’il n’ont pas vu celle qu’il cherche.
Seulement lui-même ne sait pas qui il cherche. Curieux, Frank s’intéresse à Léo
et projette d’écrire un scénario sur lui. Il essaie donc de savoir d’où il vient
et s’aperçoit rapidement qu’un drame est peut être à l’origine de sa folie. Et
puis Léo semble aussi avoir l’étrange pouvoir d’exaucer les vœux de ses amis.
Le grand
père asiatique du jeune Napoléon est mort. Ce qui ne l’empêche pas de revenir
voir son petit fils sous la forme d’un fantôme, ses ancêtres lui ayant demander
de réconcilier le père et la mère de Napoléon qui sont presque divorcés. Ce
pépé facétieux que seul Napoléon peut voir va lui en faire voir de toutes les
couleurs.
Les deux
frères Van Berg essaient de découvrir ce qui se trame contre leur société de
Diamant. Leur père s’était fait beaucoup d’ennemis en créant la puissante World
Mining Co, de l’Afrique du Sud jusqu'en Russie. Comme son titre l’indique, Diamants
nous plonge dans le commerce des pierres précieuses. Les enjeux sont énormes et
les diamantaires ne se font pas de cadeaux. Les héros vont découvrir peu à peu
la face cachée de leur père qui a du avoir recours à tous les moyens pour
asseoir sa puissance. La narration est fluide, malgré le flash back qui
ponctuent l’histoire et qui peuvent déstabilisés au début. Quant au dessin, le
trait n’est pas sans rappeler celui de Francq pour Largo Winch.
Léo et Lola
ont quatre ans et sont plutôt remuant... Bref, il font des bêtises, se
chamaillent et prennent à la lettre ce que disent les adultes. La maîtresse
parle de politesse, ils vont finir par se battre car ils veulent tous les deux
laisser passer l’autre en premier en sortant de la classe. Et oui, c’est poli
de laisser passer quelqu’un ! Cette collection est un petit bijou pour les
enfants. Petit format, histoires en une ou deux planches… Et surtout c’est très
drôle avec deux héros attachants et du comique de situation. Les scènes de la
vie quotidienne sont réalistes et bien croquées et le tout présente bien le
monde des enfants. Ca sent le vécu et l’humour est ravageur.
Voici un
recueil d’histoires en quelques planches sur les affres l’humanité et les
dysfonctionnements de nos sociétés. Misère, chômage, injustice, violence… Tout
y passe ! C’est très drôle, un peu désabusé et assez noir. Exemple de
comportement humains : un père qui regarde avec son gamin un film de
guerre sanglant et qui lui met la main devant les yeux quand au moment de la
pub, il y a une fille à poil. Et puis il y a aussi cette histoire où Terminator
est au chômage car il n’y a plus d’humain. Alors pour l’occuper les robots
l’envoient dans un monde parallèle où toutes les femmes s’appellent Sarah
Connors ! Décapant, je vous dis.
-L’héritage
d’Emilie Tome 5 : L’Arcane. Scénario et Dessin Florence Magnin. Editions
Dargaud.
Dans les
années 20 Emilie, une jeune danseuse, avait hérité d’un manoir en Irlande.
Héritage étrange puisqu’il la plonge au cœur d’un univers féérique où la magie
est omniprésente. Voyage dans le temps, univers parallèles, fées et magiciens…
Tout y est… Reste plus que le final avec la clé de tous les mystères !
Suite et
fin de cette série de Florence Magnin assez inclassable. On oscille entre le
fantastique, l’héroic-fantasy, la science fiction, le conte onirique… Le
scénario est assez complexe et peut dérouter. Alors n’hésitez pas à relire
l’ensemble pour une immersion complète dans ce monde de rêves… Ca vaut le coup.
Le graphisme et les couleurs de Magnin sont toujours un vrai régal emprunt de
finesse et de poésie et on aurait envie d’encadrer chaque case !
Affublé de
deux mains gauches et du pouvoir de transformer ce qu’il touche dans la matière
qu’il souhaite, et notamment en or, Dustin poursuit son destin qui l’a amené de
monstre de foire maltraité à milliardaire corrompu en passant par boxeur. Il
s’est battit un empire et s’est vengé de ceux qui l’avaient maltraité… Mais n’a-t-il
pas perdu son âme dans cette course au pouvoir ? Au bout du compte, il se
retrouve seul, regrettant certaines de ses trahisons. La rédemption est-elle
possible ?
Fin de
cette fable sur la vengeance et le pouvoir royalement mise en images par Formosa
qui apporte cette histoire une ambiance noire et pourtant flamboyante, presque
gothique. La ville Sinostropolis n’est pas sans rappeler Sin City voire Gotham,
les héroïnes ont une beauté sophistiquée, les personnages ont vraiment des
gueules comme ont dit. Une vraie réussite.
En 1942
deux militaires sont envoyés par les britanniques à Madagascar pour prendre
contact avec un groupe de personnes susceptible de se rallier à De Gaulle. Le
gouverneur de l’île est en effet un Pétainiste convaincu et les alliés
aimeraient trouver des appuis dans cette région. Antoine Robillard et Maurice
Rivière arrivent donc en secret dans l’île et rencontrent leur contact, un
certain Michepin,
Changement
de décor pour les auteurs de la série de SF Biotope. Ici on est dans le récit
d’aventure, le récit de guerre. C’est bien construit, les personnages bien
campés avec leurs contradictions, leurs états d’âmes et leurs espoirs. Quant
aux graphismes, le parti pris caricatural avec des couleurs vives est au début
surprenant mais, en fin de compte, il est du meilleur effet. Ils donnent à ce
récit un charme désuet qui lui convient très bien. A ne pas louper.
-Johnny
Cash. Une vie (1932-2003). Scénario et Dessin Reinhard Kleist. Editions
Dargaud.
Avec plus
de 90 millions de disque vendus, Johnny Cash est une grande figure de la
musique américaine rock, folk, country. Née en 1932 pendant la grande
dépression dans une famille nombreuse modeste, Cash enregistre son premier
disque en 54 et enchaînera les succès. Dans les années 60, il tombe dans la
drogue et l’alcool mais parvient à s’en sortir. Il est aussi connu pour son
engagement dans les prisons dans lesquelles il organisait des concerts. Ce
roman graphique en noir et blanc est une véritable biographie de Cash, ponctuée
par des paroles de ses chansons. Un vrai exercice de style qui se déguste sur
fond musical, une brillante évocation d’un personnage emblématique au parcours
chaotique.
Un jeune
couple décide de retaper une vielle ferme dans la forêt de Fontainebleau.
Seulement des sorcières y ont été brûlées au Moyen Age et les lieux ont la
réputation d’être hantés. Bravant la superstition, ils décident d’acheter… Et
l’horreur commence. Nouvelle collection, bonne idée de départ que de parler des
lieux maudits et de les présenter par des one shot. Dessin réaliste, ambiances
glauques… Seulement même pas peur ! L’histoire est sans réelles surprise
pour les fans du genre habitués aux maisons hantés et le récit avec voix off
apport une distance qui nous empêche de rentrer vraiment dans le cauchemar.
Dommage.
-Atlantide
Experiment Tome 1 : Giacomo Serpieri – Marie Alice Lavoisier. Scénario
Mosdi. Dessin Biglia. Collection Secrets du Vatican. Editions Soleil.
Tout les
sépare. Giacomo est un escroc meurtrier qui s’attaque à des vielles dames à
Venise, Marie Alice, une jeune femme obèse engraissée par son petit ami qui dit
aimer les femmes rondes. Et pourtant tous les deux ont des visions d’une autre
vie… Une série qui commence bien car sort de l’ordinaire avec un ton et des
héros décalés. On avait peur de tomber dans un énième complot éculé du Vatican
mais on est agréablement surpris par la tournure que prend cette nouvelle
série. La bonne idée est de nous présenter de vrais anti-héros. L’un est un
salaud de la pire espèce, l’autre, une pauvre fille trompée. Le tout servi par
un dessin réaliste classique et agréable. A suivre donc.
Il est
jeune, il est beau, un peu timide et surtout il a mal au dos et doit aller à la
piscine. Ordre de son kiné ! Il y va donc à contre cœur… Surtout qu’il
n’est pas très sportif ni très à l’aise dans l’eau. Au milieu des nageurs, il repère
une jeune femme qui nage divinement bien. Chaque semaine il la revoit, comme
pour un rendez-vous implicite. Un jour elle ne vient pas, il est déçu. Un jour
il lui parle, il est fou de joie. Petit à petit, une relation s’installe…
Amour et
queue de poisson ! Le goût du chlore est une nage lente dans laquelle on
déguste chaque mouvement. Dessin au graphisme simple, belles couleurs, peu de
dialogue, beaucoup de scène de nage. L’auteur varie les plans et fait preuve
d’imagination pour ses cadrages car son histoire se déroule dans un lieu unique :
la piscine. Exercice de style intéressant mais c’est dommage qu’il se finisse
un peu en queue de poisson. Une belle tranche de vie tout de même.
David est
un garçon des rues qui a de l’ambition. Intelligent, rusé, il réussit par sa
musique à calmer les migraines du parrain local. Il monte les échelons de la
mafia, non sans avoir vaincu Goliath, un chef de gang redoutable. Bible city…
C’était osé de transposer l’histoire biblique de David et Goliath dans le monde
de la pègre. Le pari est réussi avec un graphisme fort et violent et une
histoire connue qu’on s’amuse à reconnaître.
Pour les
fans d’histoire et les obsédés du détail voici des planches entières de costumes
d’époques civils et militaires. Instructif.
Lorsque sa
fille se suicide après un viol, un dessinateur judiciaire pète les plombs.
Toute sa vie il a dessiné au tribunal les pires meurtriers. Il décide de les
abattre lorsqu’ils sortent de prison. Scénario original et intéressant pour
cette nouvelle série qui séduit aussi bien par l’histoire que par les dessins
réalistes précis et surtout les superbes couleurs qui donnent une vraie
ambiance de polar noir. Une descente aux enfers rondement menée et prometteuse
qui pour être très une bonne série de doit pas s’éterniser avec la formule
éculée du justicier qui tue les criminels pour se venger.
-Triple galop Tome 3. Scénario et Dessin Peloux. Collection Humour Sport.
Editions Bamboo.
-Les
postiers Tome 3. Scénario Godard. Dessin Du Vigan. Collection Humour Job.
Ediitons Bamboo.
Si vous
vous êtes mis au golf, cette nouvelle série de gag en une planche est pour
vous. Drôle pour ceux qui connaissent le green. Le but est donc atteint. Autre sorties humour : le tome 3 de
triple galop pour les cavaliers et amoureux des chevaux et dans humour job, les
postiers…
-L’élève
Ducobu : Premier de la classe en commençant par la fin. Scénario Zidrou.
Dessin Codi. Editions Le Lombard
-Le guide
Ducobu de l’école. Co édition Fleurus-Le Lombard.
-Titeuf
Tome 12 : Le sens de la vie. Scénario et Dessin Zep. Editions Glénat.
Avec la
rentrée impossible de passer à côté des profs, de l’élève Ducobu et du dernier
Titeuf. Les profs sont rentrés de vacances en forme avec des gags en une
planche bien sentis comme ce prof qui fait calculer sa déclaration d’impôt par
ses élèves en leur faisant croire que c’est un exercice.
Du côté
Titeuf, bonne surprise aussi avec un album déjanté et drôle sur le quotidien
d’un élèves avec ses états d’âmes et surtout sa vision du monde et de ce qu’il
perçoit des problèmes d’actualité comme le chômage ou la mondialisation.
D’ailleurs, pour donner le ton ça s’appelle le sens de la vie et sur la
couverture, Titeuf a la tête en bas. Et puis autre sortie, le dernier Ducobu,
un cancre qui n’arrête pas de trouver des trucs pour copier sur sa voisine et
faire des tours pendables. Un vrai succès qui lui aussi a ses produits dérivés,
par exemple Fleurus et Le Lombard sortent l’agenda de Ducobu remplit de conseil
en fait judicieux et sérieux pour les élèves.
Robin c’est
Robin du Bois, le joyeux défenseur des pauvres dans la forêt de Sherwood. Et
puis il y a bien sûr le sympathique Shérif de Nottingham, toujours sous la
coupe de sa femme qui est un véritable dragon. Sans oubliez les chevaliers
teutoniques avec leur accent allemand à couper au couteau. Des gags avec tous
les protagonistes de cette série débutée en 1979 et arrêtée en 98. Il a fallu
presque 10 ans avant qu’elle ne réapparaisse… Mais entre temps, on a grandi et
les gags bon enfant ont perdu un peu de leur charme mais des nouveaux lecteurs
peuvent être séduits.
Reconversion
réussie pour les aventures humoristiques du gros chien blanc Cubitus. Les gags
sont drôles avec un humour parfois délicieusement absurde et des parodies de
« spider man » ou « pirates des caraïbes ». Bref, Rodrigue
et Aucaigne ont repris avec brio le personnage de Dupa créé en 72 tout en
gardant le même esprit. Chapeau. .
Luca a du
toujours du mal à comprendre ce qui lui arrive. Cet étudiant en archéologie qui
effectue un stage à Rome est plongé régulièrement dans le passé de la ville. Au
début il pensait qu’il s’agissait de rêves mais c’est plus compliqué que cela.
Après la Rome de César, de Néron et de Borgia, le voilà propulsé en 1811 alors
que l’Italie, sous la coupe de Napoléon, se prépare à contre cœur à recevoir l’empereur.
Evidemment un complot se trame et Luca devra tout faire pour que l’Histoire qu’on
connaît suive son cours... Avant dernier épisode de cette série qui nous fait
revisiter des pages de l’histoire italienne. Une trame originale et surtout un
superbe graphisme réaliste qui s’est amélioré au fil des albums.
Les
frasques de la vie politique française vue par Wolinski… 64 pages de bonheur et
de dérision en dessin, d’autant que Wolinski tire dans tout les coins que tout
le monde en prend pour son grade. On retrouve Sarkozy, Bruni et compagnie
Ils ne
respectent rien… La petite Marine, qui n’est pas sans évoquer une autre héroïne
Martine a bien du malheur… Une grand-mère qui lui raconte sa vie sexuelle
dépravée pendant la guerre, un grand père pédophile, Martine démarre mal dans
la vie. Elle deviendra d’ailleurs alcoolique, droguée avant de trouver la rédemption
dans la religion en rencontrant un terroriste islamiste… Marine à Babylone est
trash, irrévérencieux, insolent… Bref, on aime cela même si on est dans
l’outrance car ça fait du bien de voir des albums qui ne respectent rien dans
notre société qui devient vraiment trop policé et trop politiquement correct.
-Voiliers
et bulles en mer. De Paul Herman. Couverture de Jean-Yves Delitte. Editions
Glénat.
Si vous
n’en étiez pas déjà convaincu sachez que la plupart des dessinateurs de BD ont
un souci du détail quasi obsessionnel. Paul Hermann nous livre les preuves en
images avec quelques uns des plus beaux bateaux du 9e art glanés au travers de
grandes séries. On retrouve en vrac des extraits de Barbe Rouge, Bouffe
Doublon, Cori le moussaillon, les pionniers du nouveau monde, Tintin avec la
Licorne, L’épervier… Un livre bien documenté pour les amoureux de la BD et des
voiliers.
Dans les
années 20Le détective Jason Brice est engagée par une jeune femme qui vient
d’acheter un manoir et qui se sent menacée. Elle a en effet trouvé dans la
maison un vieux livre manuscrit qui raconte clairement qu’elle sera tuée. Brice
décide de tirer cette affaire au clair, d’autant qu’il a un peu l’habitude des
sujets mystérieux et a déjà confondu des escrocs du spiritisme faisant croire
qu’ils communiquaient avec les morts. Le livre trouvé par la jeune femme a été
rédigé par un romancier qui avait déjà commis un roman annonçant le naufrage du
Titanic quelques années avant qu’il n’ait lieu… S’inspirant d’une histoire
vraie, celle de la parution du roman de Morgan Robertson « Le naufrage du
Titan » en 1898, Alcante brode un scénario assez intéressant et surprenant
bien que ne fournissant aucune véritable explication... Quant au dessin, ils
est précis, impeccable et retranscrit bien une l’atmosphère lourde et
angoissante qui convient. Un bon moment de lecture.
-Les
tuniques bleues Tome 52 : Des bleus dans le brouillard. Scénario Cauvin.
Dessin Lambil. Couleurs Leonardo. Editions Dupuis.
Des
confédérés tiennent une colline… En bas, dans la plaine, de l’autre côté de la
rivière : les nordistes du capitaine Hooker qui aimerait bien prendre ce
bastion. Ils attendent des renforts qui ne viennent toujours pas. A la place,
ils voit débarquer deux soldats, Blutch et Chesterfield, des simples messagers
porteurs de mauvaises nouvelles : il n’y aura pas de renfort. En colère
Hooker exige que nos deux héros restent avec lui. Et à la faveur d’une nappe de
brouillard, il décide d’attaquer la position… Ce 52e tome reste agréable à lire
sans pour autant renouveler la série ou ses thèmes. Le scénario est assez
basique et oui, à force de le démontrer, on va finir par le savoir : la
guerre c’est con et les généraux qui jouent avec la vie des soldats comme des
pions le sont aussi.
-Le sursis
Intégrale. Scénario et Dessin Gibrat. Collection Air Libre. Editions Dupuis.
Sortie de
deux belles intégrales de la collection Air Libre, de deux grands classiques de
la BD de ces dernières années. Tout d’abord le sursis de Gibrat, un très beau
récit qui se passe pendant la dernière guerre. En 43 Julien ne veut pas partir
travailler en Allemagne. Alors il se cache dans un village en attendant la fin
de la guerre… Le sursis est une étude fine de la vie d’un village pendant la
guerre. Des personnages attachants ou irritants, des petits riens du quotidien
aux situations difficiles… Gibrat a tout croqué, tout construit minutieusement
autour d’une intrigue intelligente et un dessin plein de finesse et de poésie
qui restitue bien l’ambiance de l’époque. Le sursis est vraiment une des
meilleures séries de ces dernières années avec une touche d’ironie à la fin.
Absolument indispensable.
Autre série
devenue classique : le photographe. Les trois tomes de cet exercice de
style original qui mélange vraies photos et dessin est donc disponible. En 86,
Didier Lefèvre, un photographe, accompagne une équipe de médecin sans
frontières en Afghanistan. Il témoigne de son expérience, de sa rencontre avec
ce pays déchiré par la guerre. Didier Lefèvre est mort d’une crise cardiaque
début 2007. Il livre avec ses photos et les dessins de Guibert un témoignage
instructif pour mieux comprendre un pays toujours au cœur de l’actualité.
Encore une fois, indispensable dans une bédéthèque.
Dans les
années 20, en Sibérie, un homme fuit les bolchéviks. Il s’appelle Ferdynand
Ossendowski, un étudiant en médecine de Saint Petersbourg. Il est victime de la
désillusion d’après la Révolution Russe. Il était contestataire,
révolutionnaire, mais est aujourd’hui considéré comme pas assez communiste.
Bref, il fuit l’arbitraire et l’épuration… Ce qui arrive bien souvent après un
changement de régime. Perdu dans la forêt inhospitalière, il doit son salut à
Djam Gourou, un cavalier redoutable d’une tribu du fin fond de la Mongolie.
Ferdynand le suit dans un parcours semé d’embûches au cours duquel il
rencontrera notamment un certain Baron Ungern Von Sternberg, un chef de guerre
qui veut reformer l’empire de Gengis Kahn… Un personnage qu’on retrouve
notamment dans Corto en Sibérie d’Hugo Pratt. Taïga rouge est un très bon album
épique et bien rythmé au dessin nerveux et expressif, aux décors sublimes de
forêts et steppes désertiques. Un récit initiatique fort adapté d’un roman
autobiographique. A ne pas manquer.
Tout comme
les livres dont vous êtes le héros, Cédric innove avec la bd dont vous êtes le
héros. Vous lisez la première case et décidez de ce que Cédric répond. Si vous
choisissez la réponse A allez à la case 11 pour poursuivre l’histoire, si vous
choisissez B, allez à la case 22… Et ainsi de suite. Du coup suivant vos choix,
vous ne lirez pas le même album. Une déclinaison d’un concept original et
ludique en BD.
La vavache
sur son île veut faire de la musique. Seulement quand elle joue, ça n’a pas
l’air de plaire à ses amis. Du coup, elle s’envole sur un nuage et va jouer une
sérénade à la lune… C’est poétique, drôle, avec des grandes cases sans
phylactère… Une petite merveille pour les plus petits.
Sac à puces
c’est le chien de la famille, un chien facétieux qui s’occupe très bien de sa
petite maîtresse Margot qui n’a d’yeux que pour lui. Deux nouvelles aventures
pour les enfants de plus de 6 ans qui rêveront d’avoir une boule de poils comme
ça capable de se déguiser en médecin, de faire semblant d’être une peluche pour
rester à l’hôpital pour veiller sur sa maîtresse malade, faire du vélo etc.
C’est très drôle, très tendre et très réussi.
La jeune
Angèle rêve de faire parti de la bande de Gilles. Mais c’est une fille et
celui-ci ne veut pas s’en embarrasser. Sa seule ambition est de devenir brigand.
Il abandonne la jeune fille et devient le redoutable Egorgeur blond qui
terrorise les campagnes. Angèle, dépité, suit de loin les traces de son modèle
et s’acoquine à un coquetier itinérant qui vient chez les gens tuer et préparer
la volaille. Ils montent une escroquerie : pendant qu’elle se donne aux
fermiers, son ami en profite pour fouiller les maisons et voler. Paru à
l’origine dans la série la mémoire des arbres, la Belle coquetière est le récit
d’une dérive, d’une escalade criminelle et d’une folie. Ce drame est inspirée
d’une histoire vraie et possède toute la force et la poésie du merveilleux
dessin de Servais.
-Aëla Tome
3 : Le prince de nulle part. Scénario Bertho. Dessin Duval. Couleurs
Usagi. Collection Repérages. Editions Dupuis.
Succédant à
son père, la jeune Aëla va être intronisée reine des Viking. Elle aura alors un
an pour trouver un mari. Il y a bien sur son ami Irduin sur les rangs mais Aëla
semble lui préféré un jeune inconnu au passé des plus mystérieux. Après avoir
sauvé la jeune fille de l’attaque d’un sanglier, il semble avoir de plus en
plus d’influence sur elle. Mais ses buts ne sont pas si nobles qu’il ne parait…
Nouvelle aventure en un tome pour la jeune Aëla qui bénéficie d’un bon un
scénario. Plaisant.
Affublé de
son chien hydromel, la jeune Zarla veut devenir chasseuse de dragons, comme ses
parents décédés. Intrépide elle sème déjà la terreur chez les brigands de la
région… Du moins, elle le croit. Car ce qu’elle ne sait pas c’est que quand
elle est en danger, et que son casque trop grand lui tombe sur les yeux, son
gentil chien se transforme en un redoutable guerrier qui mettrait n’importe qui
en déroute. Un jour Zarla entend une conversation entre son grand père et sa
nourrice et comprend que son père n’est pas mort comme ils le lui avaient dit.
Elle décide donc d’aller le retrouver au pays des dragons. Un voyage périlleux
mais heureusement, Hydromel veille… Coup de cœur confirmé pour cette série
d’héroïque fantasy très drôle qui joue sur le comique de situation. La petite
héroïne est très attachante et les expressions des personnages accentuent
l’effet comique. Bref, du bonheur à l’état pur. .
Le petit
Benjamin a un problème en classe : Brutus, un autre enfant lui fait des
misères et se met en colère… Et tout cela pour une histoire de doudous !
Un scénario intelligent et drôle sur un problème que peuvent rencontrer les
petits avec des dessins expressif... Rien que du dessin.
Vous vous
trouvez dans le désarroi le plus total, vous êtes au bout du rouleau, ne vous
en faîtes pas le Docteur Bonheur viendra peut être à votre secours. Dans ce
second volume il vient en aide à des personnes se trouvant dans le plus grand
embarras : un parachutiste dont le parachute ne s’ouvre pas, les rescapés
d’un crash d’avion et même les
astronautes d’une fusée ayant un problème en plein espace. Il arrive avec son
assistante Audrey et résout tous les problèmes, mais à sa manière ce qui
entraîne souvent de drôles de chutes.
Clarke au
scénario nous livre des gags en deux trois planches bien senties dont les
situations de bases sont assez cocasses. Turk quant à lui assure toujours dans
son style gros nez dont il est l’un des meilleurs représentant avec sa série
Léonard.
Le premier
tome m’avait laissé un peu sur ma faim et bien le second m’a vraiment plu et
j’ai passé un très agréable moment de lecture. Il fallait sans doute ce premier
tome pour roder une machine qui est maintenant bien lancé sur les rails du
succès.
Abel
Appleton a eu un grave accident. Il a totalement été défiguré. Pour tenter de
le sauver les chirurgiens lui ont greffé les parties du corps manquantes. Mais
depuis ses enfants ont peur de lui, et lui-même ne se sent plus pareil
qu’auparavant. Son infirmière va tenter de le sortir de l’apathie dans laquelle
il est tombé. Un jour elle lui révèle que son dossier médical a été magouillé
et qu’apparemment il n’aurait pas subi seulement que des morsures de chiens.
Ils vont tout deux tenter de découvrir la vérité.
Alexis
Laumaillé nous fait vivre avec une grande intensité et beaucoup d’émotions la
vie de son personnage principal. Mais son scénario n’est pas aussi linéaire que
cela. En effet on suit aussi la vie d’un autre personnage, Henry Hawkins,
durant les mois qui ont précédés l’accident d’Abel. On découvre alors que Henry
est le donneur d’Abel car on retrouve des parties des tatouages qu’il avait sur
la peau, sur celle du rescapé. Ces tatouages deviennent aussi la clé d’une
énigme secondaire.
Les Studios
Peyo ont décidé d’offrir aux fans des petits êtres bleus un album avec une
histoire complète tous les ans et un ou plusieurs albums regroupant des gags.
Comme dans le précédent, nous pouvons découvrir dans ce second tome une
compilation de scénettes et de strips réalisés lors de ces dernières années par les disciples du grand Peyo.
Brunel est
un auteur réputé surtout avec sa série Pastiches dans laquelle il revisite avec
le style des auteurs originaux les plus grandes séries du neuvième art afin
d’en faire un grand détournement. Mais il est aussi très efficace avec ses
dessins d’humeur. Dans cet ouvrage il illustre donc l’année scolaire d’un prof
par des dessins rapelant les dessins de presse et certains gags sont plutôt
bien vus. Il croque avec justesse les travers du corps enseignant et de ceux à
qui il est sensé transmettre son savoir même si on pourra de temps en temps le
trouver excessif dans sa caricature.
Vous les
avez tous vus si vous êtes allé à la mer cet été, ou bien même si vous vous
êtes rendu récemment à la piscine : les maîtres nageurs. Ils sont parfois
dragueurs voire fainéants sur les bords mais toujours prêts à sauver la veuve
et l’orphelin enfin surtout la veuve si elle est super belle. Enfin tels sont
les maîtres nageurs qui nous sont décrits dans cette série. Les auteurs
arrivent encore à nous faire rire dans ce troisième tome et le dessin est
toujours aussi réussi. En effet, il n’est pas évident de se renouveler dans ce
genre de BD à gags, mais Brémaud et Reynes s’en sortent plus que bien.
-Secrets
bancaires Tome 3.2 : L’affrontement. Scénario Philippe Richelle. Dessin
Pierre Wachs. Couleurs Bruno Pradelle et Renaud Langlois. Editions Glénat.
Le
commissaire Brédard et ses inspecteurs poursuivent leur enquête sur la
comptabilité suspecte d'un grand complexe de remise en forme bordelais. Tout
semblait s'être accéléré avec la découverte d'une liaison entre la directrice
du gymnase et Pierre Vautier, un des notables de la ville. Si ce n'est que le
procureur refuse d'instruire contre cet homme au-dessus de tout soupçon, qui
plus est fondateur d'une célèbre association d'aide à l'enfance... Pendant ce
temps Julien, fils de Vautier, qui vient de rentrer dans l'équipe de l'association,
poursuit sa découverte de cet étrange environnement de don de soi et de petits
arrangements avec la morale. Son père est-il vraiment aussi désintéressé qu'il
le paraît ? À la lumière du terrible secret qu'il va lui révéler, Julien aura
très vite d'excellentes raisons d'en douter...
L’époque
féerique des 1001 nuits. Aladin est devenu un émir grâce à sa lampe magique. Un
jour il demande au génie son avenir. Celui-ci lui prédit qu’Aladin mourra de la
main de l’un de ses fils. Sans même attendre la réponse de son souverain qui
d’ailleurs n’était pas d’accord, le génie entreprend de tuer l’ensemble de ses
descendants et de ses femmes. Seul un bébé peut être sauvé.
Arleston
change d’univers mais pas de formule magique. En effet son scénario part
toujours sur la même base que ces autres plus grands succès. Un personnage part
avec un but et va passer par différentes péripéties pour y arriver. Chaque
album contient une étape de cette quête. Bon il est vrai que l’on connaît le
système d’écriture mais on se laisse tout de même avoir. L’histoire est
superbement ficelée comme toujours et c’est lisible et intéressant de bout en
bout. Le graphisme cartoon de Alary est superbe et parfaitement maîtrisé. Le
tout donne un album jouissif que l’on dévore.
Vous avez
bien entendu, c’est le 69ème album du cow-boy de renom créé par Tibet. Dans ce
nouveau tome il est bien sûr toujours accompagné de ses fidèles amis, petit
caniche, Julie, le shérif de Wood city et son adjoint Kid Ordinn. Justement
c’est ce dernier qui est recherché par un étrange inconnu de plus de deux
mètres. C’est son cousin le géant Flure qui a retrouvé sa trace et qui a un
secret à lui révélé. Mais ce fameux secret est aussi convoité par d’autres qui
vont tenté de faire taire le géant en le liquidant. Chick et les autres vont
essayer de préserver la vie de cet immense invité et de son cousin.
Classique
parmi les classiques, ce tome ne déroge pas à la règle de la série. Les gags
sont présents, l’aventure aussi mais tout cela sent le déjà vu.
Quelque
part dans une Chine d'autrefois, fantasmatique et peut-être rêvée, un vieux
mandarin règne sur un royaume en déliquescence. Sous la pression des européens,
l'opium se déverse sans retenue sur le pays et le gangrène. La révolte des
Taiping gronde. Mais, le seigneur Fu Shu-Ing n'est que l'ombre de ce qu'il fut.
Harassé par le poids des ans, il a perdu la raison et décide de partir en
guerre, contre l'avis de son fils et de ses officiers. Il faut dire que les
ordres qu'il donne peuvent surprendre : attaquer l'ennemi en s'armant de
légumes n'est guère recommandé, sauf si évidemment on souhaite mourir. Seul, le
fidèle So-Eyon fait respecter à la lettre l'intégralité des ordres de son maître,
même si l'aspect délirant de ceux-ci lui échappe. En effet, il a juré
obéissance au seigneur Fu et son honneur est exigeant. Peut-être son
aveuglement s'explique t-il par la folie qui a gagné sa femme Jiang. Pourtant,
est ce vraiment la folie qui peut… faire pousser de petites branches sur le
corps d'une femme ?
Après avoir
écumé les pages jaunes de l’annuaire à la recherche de métiers qui
permettraient de faire rire avec des situations loufoques, Bamboo continue ses
recherches de nouveaux gags. La cour d’école ayant déjà été traité, pourquoi ne
pas faire une série se passant devant l’école. On retrouve donc dans cet album
des gags mettant en scène des papas et des mamans attendant avec impatience la
sonnerie qui libèrera leurs charmants marmots. Tout les clichés y passent :
le papa célibataire, la mère aisée se croyant meilleure que les autres et bien
sûr la superbe institutrice qui fait tourner plus d’une tête masculine. Les
rencontres obligées des différents protagonistes donnent des histoires plutôt
sympathiques mais qui traînent parfois en longueur, sur 3 ou 4 pages alors que
2 auraient suffit.
Lope de
Aguirre n'est plus un homme à la réputation sans tâche, alors qu'il doit fuir
le Pérou il rejoint l'expédition qui a pour objectif de découvrir l'Eldorado,
seulement voilà, Aguirre est un homme violent, en rupture avec l'autorité, il
va très vite se rebeller contre la couronne espagnole en 1560 et va pousser ses
compagnons à en faire de même, pourquoi, en effet, ne pourraient ils pas
obtenir la même choses que ses aristocrates qui s'enrichissent sur leur dos ?
Arthis
parviendra-t-il à contrer l'avènement du nouveau Messie ? Lapyris, maître de la
secte Corpus Christi, poursuit sa quête démente : la création d'un nouveau
Messie né des amours forcées d'Arthis et d'Hélène, soeur d'Aline, la compagne
du jeune photographe. Soutenu par les plus grandes puissances de ce monde,
qu'il s'agisse du Vatican ou du groupement des 300, sorte de gouvernement mondial
occulte regroupant les plus grandes banques internationales, Lapyris ne craint
plus rien ni personne. Même pas Arthis, qu'il a définitivement mis hors-jeu en
enlevant Aline qui attend leur enfant...
Ce soir-là,
Blandine et Fred reçoivent des copains dans leur appartement. Le premier qui
arrive, c’est Nico. Il se montre un peu stressé. Il faut dire qu’il vient de
prendre l’ascenseur avec une vieille de l’immeuble qui l’a bien gonflé en lui
posant tout un tas de questions ! Et cette déprime qu’il affiche n’ira pas en
s’améliorant lorsque son ex, Justine, se pointera, suivie un peu plus tard de
son nouveau copain, un certain Alex...
Le rouquin
Jo, pré-ado et pré-pubère, porte un immonde appareil dentaire et exhibe de
flamboyants boutons d’acné. Le noir Kinchouka, pré-ado et pré-pubère (bis),
porte des lunettes post-soviétiques et un bonnet vert trop craignos. Tous deux,
évidemment puceaux, partagent une véritable idolâtrie pour les filles, les culs
des filles, les strings des filles, les jeans taille basse, les nichons, les
culs, les bouches pulpeuses, les poitrines opulentes et les culs aussi. Leur
unique objectif du quotidien, vers lequel ils tendent, de toute leur âme :
mâter ou tâter de la meuf à poil.
Alex, alias
Terry, est au fond du trou. Sa vie professionnelle est un calvaire, sa vie
conjugale un désastre et il réfrène de plus en plus difficilement ses pulsions
sexuelles. Pourtant, il semble qu’une lueur d’espoir se manifeste dans la
grisaille. En effet, tous ceux qui sont la cause de ses malheurs meurent un par
un, massacrés par un mystérieux tueur.
Kimberley
est une jeune étudiante de 16 ans un peu mal dans sa peau. Le fait qu’on la
surnomme Skim à cause de son surpoids n’est pas la seule chose, mais ses
parents sont divorcés et elle traîne un mal de vivre qui se voit dans ses
atitudes et sa relation aux autres. Sa passion elle peut la vivre avec sa
meilleure amie, Lisa. Toute deux elle s’adonne à l’astrologie, les tarots
divinatoires et à la Wicca une sorte de sorcellerie en faisant des messes
noires.
Simon et
Anne file le parfait amour et tout va pour le mieux entre eux. Enfin cela c’est
ce que pense Simon, car sans qu’il le voit venir, Anne le quitte. Il va alors
tout faire pour la suivre et va la guetter dans tous ses faits et gestes. Il se
postera tous les soirs pendant de longs mois en face de son appartement dans le
hall d’un hôtel dont le réceptionniste deviendra un ami.
Pendant la
journée Simon continue son travail de chercheur et une découverte lui permettra
peut être de sauver la situation.
Ce one shot
démarre sur une histoire classique d’un couple se séparant, et l’on suit
l’évolution de chaque individu séparément. On se dit alors que l’n va avoir à
faire à une histoire d’amour qui finira bien ou mal mais sans plus. Et là
rebondissement, au milieu de l’album, le récit devient plus fantastique tout en
restant ancré dans le réel. Mais je ne vous en dit pas plus pour ne pas vous
gâcher la surprise. Ce changement de ton est très bon car du coup cela relance
l’intérêt pour la lecture de la fin de l’album. C’est vraiment très bien vu. Le
dessin est assez simple et plutôt agréable.
17 juillet 2008
QUELQUES ALBUMS D'AOUT 2008
-Le marquis
d’Anaon Tome 5 : La chambre de Khéops. Scénario Fabien Vehlman. Dessin Matthieu
Bonhomme. Editions Dargaud.
Jour de
chance pour Jean-Baptiste Poulain dit Le Marquis d’Anaon. Un inconnu mort en
Egypte lui lègue une partie de sa fortune. Le jeune homme, décide d’enquêter
sur la mort de son bienfaiteur, Umberto Leone, un riche excentrique persuadé
d’avoir découvert un fabuleux secret dans la pyramide de Kheops. Direction
l’Egypte avec ses paysages envoûtants et ses ambiances exotiques, sur les traces
de Leone. Poulain ne tardera pas à s’apercevoir que son enquête n’est pas très
appréciée par les notables français. Un 5e tome qui ne déçoit pas malgré une
solution à l’énigme centrale qui aurait mérité un peu plus de développement.
Mais on est dépaysé et emporté dans un souffle romanesque, c’est ce qui compte.
Nouvelle
aventure, nouvelle mission pour les Long Range Desert Group, ce bataillon
britannique qui officie en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette
fois ci direction l’Ethiopie, un pays où Hugo Pratt, le créateur de la série a
passé son adolescence. Un récit de guerre dans la plus pure tradition pour la
seule série de Pratt qui fut reprise par d’autres auteurs… Reprise brillament
car ils ne l’ont pas dénaturée.
Suite des
aventures en couleurs et en petit format de Corto Maltese qui retracent
chronologiquement la vie du marin. Dans le T19, pendant la 1er guerre mondiale,
entre la France et la Flandre, Corto devra innocenter son ami Caïn accusé
d’avoir tiré sur un officier après un spectacle donné pour les troupes. Il y a
de la mythologie celte et de l’espionnage dans l’air… Dans le T20 direction le
désert pour une mission périlleuse : enlever d’un fortin turc un jeune
prince. Le T21 se passe toujours dans le désert où Corto se fait un ennemi d’un
capitaine britannique réputé lâche qui traîne un lourd passé en Irlande. On
retrouve avec toujours autant de plaisir Corto, sa désinvolture et ses voyages
qui lui permettent d’être le témoin privilégié d’une époque de conflit.
Boulette
est mal. Eléonore, la femme de son copain Sam est morte lors d’une intervention
chirurgicale. Evidemment Sam est effondré, mais Boulette aussi car il aimait
Eléonore et n’acceptait comment Sam la traitait et la trompait. Eléonore avait
elle aussi trompé Sam avec Boulette et ce dernier était prêt à tout plaquer
pour elle… Seulement elle est morte et Boulette n’arrive pas à s’en remettre.
D’ailleurs il a craqué et parlé de sa relation avec Eléonore. Sam l’a cogné et sa
propre femme est partie. Bref, il a tout foutu en l’air…. Suite de cette
chronique douce amère sur l’amitié et l’adultère, la vie de 4 amis qui ont en
commun d’avoir la quarantaine et d’être fans de rock et de pop musique en
général et des Beatles en particulier. Une histoire toujours aussi attachante,
un ton toujours aussi juste.
-Time Twins
Tome 2 : 22/08/79. Scénario Jean-Christophe Derrien. Dessin Frédéric
Vignaux. Editions Le Lombard.
Envoyées
dans le temps pour retrouver les pièces dispersées d’une machine, les belles
jumelles voleuses Cynthia et Cybille se retrouvent à Pompéi, quelques jours
avant l’éruption du Vésuve. Course contre la montre donc pour retrouver un
artefact moderne perdu dans une ville qui est sur le point d’être rayé de la
carte. Un épisode dans lequel nos héroïnes découvrent la vie quotidienne dans
l’antiquité. Un épisode distrayant dans lequel on n’a pas le temps de s’ennuyer
servi par un dessin dynamique et cartoon de Fred Vignaux.
Une
nouvelle branche de l’évolution humaine, avec des individus plus forts et aux
sens plus développés que nous, fomente un complot pour exterminer les humains…
Un peu comme les hommes de cromagnon ont pris la place des hommes de
Neandertal. Le journaliste Seb Christie, qui a été contaminé par le sang d’une
non humaine et qui a développé certaines de leurs capacités, tente d’arrêter cette
poignée de mutants. Suite et fin de ce thriller fantastique sur une guerre des
espèces. Un agréable moment de lecture bourré d’action avec un zest de
philosophie.
Au début
des années 70, Val, Chouka et Françoise, trois jeunes filles qui rêvent de
conquérir Paris veulent réussir dans le théâtre, la mode ou le show business.
Elles ouvrent une boutique d’antiquité et décident d’habiter ensemble… Et
évidemment ils leur arrivent bien des aventures entre leur jeune voisin
suicidaire et leurs mésaventures dans les castings. Sous le soleil d’Hélène et
les garçons de Paris... Non les panthères ne sont ni la version française de
drôles de dames ni un série d’espionnage. Des aventures quotidiennes de trois
filles de leur époque qui arrivent à surmonter l’adversité pour se faire une
place dans la société. C’est surprenant car cela nous replonge dans l’ambiance légère
et un peu désuète des années 70, version sitcom. C’est rafraîchissant et servi
par un dessin réaliste un peu rétro. Un régal.
Adler
raconte les péripéties d’un déserteur de la Luftwaffe réfugié en Asie. Adler
est une bonne série d’aventures avec un dessin en ligne claire qui évolue au
fil des albums. Cette intégrale reprend 5 tomes : l’avion du Nanga, le
repaire du Katana, Muerte transit Dernière Mission et Black Bounty. Dans le T1
et 2 Adler dont l’avion s’est écrasé dans les montagnes entre l’Inde et le
Pakistan découvre un viel avion posé sur un lac gelé. Dans le T3 direction le
Mexique avec un massacre d’archéologue par des bandits à la solde de
trafiquants de drogue. Le T4 se déroule en Birmanie où Adler recherche un
pilote américain dans la jungle. Et le T5 propose une chasse au trésor autour
du célèbre Bounty. Une intégrale en deux tomes avec un cahier graphique pour
redécouvrir un grand auteur disparu en novembre 2006, Sterne travaillait sur un
nouveau Blake et Mortimer scénarisé par Van Hamme. Un classique lire d’urgence.
-Et si… Scénario
et Dessin Marie Jaffredo. Collection Terres d’Origine. Editions Vents d’Ouest.
-Les yeux
d’Edith Tome ½ : Cambremer. Scénario Jean-Blaise Djian. Dessin Nicolas
Ryser. Collection Terres d’Origine. Editions Vents d’Ouest.
Dans les
années 60 à la campagne du coté des coteaux du Lyonnais, l’été s’achève.
L’école n’a pas encore repris et Jeannot et Mounette qui ont 9 ans sont un peu
désoeuvrés. La vie serait plus simple pour eux et ils pourraient se voir plus
souvent et faire pas mal d’activités ensemble si la grand-mère de Mounette et le grand-père de Jeannot ne se détestaient
pas. D’ailleurs seuls les adultes
semblent savoir pourquoi ils sont brouillés. Les deux enfants décident de mener
l’enquête. Mounette découvre dans la table de nuit de sa grand-mère une photo
du grand père de Jeannot en soldat prêt pour la guerre de 14-18. Et sur la
photo, une déclaration d’amour. Leurs grands parents étaient donc amoureux en
1914… Pourquoi ne se parlent-ils plus. Il y a du secret de famille dans l’air mais peut-être vaut-il mieux ne
pas savoir…. Un album frais et champêtre sur un drame familial. Une belle
histoire touchante dessinée avec délicatesse pour retrouver la magie de
l’enfance. Un coup de cœur à ne pas manquer.
Autre perle de cette nouvelle collection
Terres d’Origines : les yeux d’Edith. Cette fois-ci direction la campagne
normande à Cambremer dans les années 50 où vivent deux frères jumeaux, Gérard
et Fernand. Ils ont 10 ans. Le premier tombe amoureux d’Edith, une parisienne
dont les parents viennent d’arriver. Seulement Gérard est complexé car il
bégaye. Fernand lui propose donc de se faire passer pour lui le temps qu’il
aille voir un orthophoniste… Très belle histoire d’enfance encore sur les
premiers émois amoureux. Une bonne collection en perspective.
Nouvel opus
pour cette farce au vitriol. Les personnages connus de ce monde se sont
réincarnés en cochons. De Gaulle, Lenine, Napoléon, Hitler se côtoient ainsi
dans la fange, philosophant sur la société. Là il est question du réchauffement
climatique. Une aventure décapante teintée d’humour noir. Immanquable.
Toutes les
bévues de Bush passées au crible depuis le 11 septembre avec des infos
géopolitiques édifiantes. Instructif, féroce et drôle. Mais comme c’est réel,
pour le coup, c’est un peu moins marrant. Une critique de plus sur
l’administration Bush plus dans la lignée de Michael Moore que de Clarke avec
Mister Président à l’humour un peu potache. Un portrait au vitriol à savourer
d’urgence.
Suite de
cette intrigue autour de l’industrie du cigare. On suit en parallèle au 19e la
vie de Diego, installé à Cuba pour cultiver du tabac, et celle, de nos jours,
d’Antoine Chatel, le bras droit du numéro 1 du cigare retrouvé mort. A Cuba,
Diego s’est fait des ennemis avec sa plantation et son commerce fleurissant.
Quant à Antoine, on le souçonne d’avoir tué son patron… Les maîtres de cigare… Scénario fluide, splendide dessin en ligne
claire. On est dans de la grande saga historique style les maîtres de l’orge.
Un régal pour les amateurs.
En 1917 un
commando allemand est envoyé inconito au Mexique pour proposer au président une
alliance contre les Etats-Unis. Mais le pays est en pleine révolution et les
émissaires sont capturés par des bandits qui veulent les vendre aux Américains.
C’est sans compter l’arrivée d’une grande prêtresse aztèque qui voit en l’un
des prisonniers un émissaire des Dieux. Histoire et fantastique se mêlent dans
cette nouvelle série assez violente au trait semi réaliste du dessinateur
d’Amerikkka chez Emmanuel Proust Editions. On attend le tome 2…
Beowulf le
guerrier vient combattre le Grendel, un monstre qui chaque nuit s’introduit
dans la demeure de Hrothgar, le roi des Danois pour saigner ses plus fidèles
guerriers. La malédiction dure depuis 12 ans, il est temps d’un mettre fin. Un
combat titanesque s’engage. Adaptation d’un texte fondateur de la littérature
anglo-saxonne. Une épopée sauvage et dure à l’image des tribus vikings. Les
deux prochains tomes illustreront les deux autres combats de Beowulf contre la
mère de Grendel et le dragon. Une saga épique et violente.
Dans le Japon
féodal, un jeune garçon étudie dans une école de ninjas. C’est son père qui l’a
envoyé aussi bien pour servir ses propres ambitions que pour l’endurcir et en
faire un tueur. Seulement Kyoteru n’est pas très doué. Cela ne l’empêchera pas
pour sauver son père de se lancer dans une dangereuse mission dont il ne
réalise pas tous les enjeux. Une histoire d’enfance superbement dessinée avec
un trait et des couleurs qui dégagent de la poésie dans un scénario un peu
fantastique.
La course
continue en Alaska et Daytona compte bien la gagner. Retardé après son plongeon
dans l’eau froide, il doit passer par les montagnes. Quant à Borano, le
détective, il est toujours sur la piste de Kelly, la riche héritière enlevée
par un groupe terroriste écologiste. Avant dernier épisode pour cette série
dérivée de Golden City. Un dessin élégant, des couleurs lumineuses et un
scénario endiablé qui fait penser au fous du volant en plus sage ! Golden
Cup se déguste avec plaisir.
-Capitaine
Fracasse Tome 1/3. Scénario Mathieu Mariolle, d’après Théophile Gautier. Dessin
Kyko Duarte. Collection Ex-Libris. Editions Delcourt.
A Paris au
milieu du 19e, deux femmes sont sauvagement assassinées dans un appartement rue
Morgue. L’énigme parait insoluble car l’appartement est fermé de l’intérieur.
Le chevalier Auguste Dupin mène l’enquête… Adaptation d’une des 3 nouvelles de
Poe qui mettent en scène Dupuin (avec la Lettre Volée et La mystère Marie
Roger), « Double assassinat dans la rue Morgue » reprend fidèlement
une intrigue intelligente et passionnante à la Sherlock Holmes ou à la
Rouletabille. Le dessin quant à lui est tout simplement superbe, retranscrivant
bien l’époque avec les costumes et l’architecture, sans oublier l’ambiance
mystérieuse de cette énigme policière.
Autre
adaptation fidèle dans la collection Ex-Libris pour découvrir des classiques de
la littérature : c’est le Capitaine Fracasse. Il s’agit d’un roman Cape et
d’épée de Théophile Gautier qui met en scène au 17e siècle les aventures du
baron de Signonac qui se joint à une troupe de comédien et devient sur scène le
Capitaine Fracasse. Deux classiques à redécouvrir en BD d’autant plus que
l’adaptation est réussie.
Une jeune
femme emménage dans un coin perdu en Pennsylvanie. Elle fuit son passé et
rejoint son mari garde forestier. Mais pas facile de se mettre au vert quand sa
maison est visitée et qu’on se sent épié. Quel horrible secret cache cette
petite ville ? Sarah est une série qui démarre fort en installant un
malaise dès le départ avec une héroïne malade et une créature monstrueuse qui
guette dans la cave. On nage dans une ambiance angoissante à la Stephen King,
qui n’est pas non plus sans rappeler des films comme massacre à la
tronçonneuse. Un bon scénario de Bec, spécialiste de l’angoisse à découvrir
d’urgence bien illustré par Raffaele son complice d’une autre série
d’horreur : Pandemonium.
-Papyrus
Tome 30. Scénario et Dessin De Gieter. Editions Dupuis.
Pour les
enfants deux nouveaux albums : le 16e de Mélusine, la petite sorcière de
Clarke, toujours aussi facétieuse dans ses gags. Sans oublier ses consoeurs
sorcières, parfois pas très douées pour exercer la magie ou maîtriser le vol
sur ballet. Et puis nouvelle aventure égyptienne pour Papyrus et sa princesse Théti,
la fille du pharaon. Cette fois-ci il s’agira de déjouer un complot politique,
le pharaon étant accusé par un oracle d’avoir tué son frère. A noter, pour ce
30e tome un cahier pédagogique sur l’Egypte antique.
John Difool
est en train de chuter inexorablement dans le vide. En même temps il essaye de
se souvenir. Cette scène est la dernière de l’Incal, série mythique de Moebius
et Jodorowsky. Ce nouvel album commence exactement avec cette même scène. Lors
de cette chute John est capturé par des robots métalliques qui veulent effacer
ses souvenirs, mais il résiste et se souvient de Louz De Garra, son amour de
toujours. Son seul espoir: la retrouver. Mais sans le savoir c’est aussi
l’espoir du peuple entier. En effet un virus métallique contamine toute la
population. C'est le chaos. Chacun en est victime et est réduit à un vulgaire
morceau de charbon. A la place du guide suprême, naît un robot indestructible
qui détruit Le Cerveau de l'Univers. C'est la guerre civile. Jodorowsky
continue et semble vouloir finir sa saga phare. Après un essai non fructueux en
2000, réalisé par Moebius, il trouve ici un dessinateur à la hauteur de la
tâche. Le premier tome de cette dernière série est en effet magnifique. Ladrönn
nous offre de superbes planches et nous fait rentrer de pleins pieds dans
l’univers fantastique de ce scénariste hors du commun. L’histoire démarre
vraiment de façon agréable et on se passionne immédiatement pour les nouvelles
galères de cet anti-héros. La fin du tome laisse un grand suspens. J’espère
juste que Jodo ne nous entraînera pas trop dans des histoires métaphysiques se
qui aurait alors le don de me faire rapidement décrocher.
La
forteresse Alamut est le siège de celui qui a tout pouvoir sur les hommes qu'il
éduque dans le but d'en faire des tueurs aguerris. Aujourd'hui, alors que deux
hommes sont morts, l'un dans la gloire de son geste meurtrier, l'autre pour sa
trahison, un nouveau contingent de novices dont font partie Selim, Yacine et
Hicham, a pénétré dans la cité. Soumis aux règles très strictes de ces lieux,
ces jeunes enrôlés subissent un entraînement sélectif et acharné pour être
digne de servir celui qui se fait appeler "le seigneur des couteaux".
Cet exercice périlleux va être le prétexte de luttes intestines et sanglantes
entre les nouvelles recrues. Premier tome d’une série plutôt agréable. Les
planches en couleurs directes sont belles mais on pourra tout de même regretter
un manque de précision dans certaines cases et des personnages un peu ressemblants
ce qui donne parfois une difficulté de compréhension. L’histoire est
intéressante et même si l’action se passe lors des croisades, le scénariste a
préféré privilégié l’action dans ce premier tome. Quelques raccourcis sont
toutefois assez rapides mais il s’agit tout de même d’un très bon premier tome.
La
compagnie Neutral, pour départager deux sociétés d'armement en concurrence sur
un appel d'offre, organise sur Nebulae Alpha une démonstration en combat réel.
Chaque société y envoie un vaisseau doté de toutes ces dernières technologies,
dont les équipages sont tous des prisonniers militaires ou des criminels, et
qui devront lutter jusqu'à la destruction totale de l'adversaire. Le vainqueur
remportera le marché. Mais dès les vaisseaux entrés dans l'atmosphère de la
planète, la démonstration parfaitement organisée tourne au carnage, les deux
équipes se faisant attaquer par une troisième inconnue. Dans le même temps,
Gal, qui cherche toujours à échapper à ceux qui la recherchent, décide
également de se rendre sur Nebulae Alpha où elle pense pouvoir masquer la
signature énergétique de son pouvoir grâce aux radiations qu'émet la planète.
Terre de
Feu. Fin XIXème siècle, début XXème. Nathan Lowatt croise la route de Lord
Wales et sa troupe de tueurs d'Indiens. Leur chasse est finie. D'après eux,
tous les Indiens sont morts. Lowatt va faire route avec eux. Mais voilà, ils
tombent dans une embuscade et seuls Lord Wales et Lowatt s'en sortent vivants.
Ils sont traqués par l'archer rouge, comme le nomme Lowatt.
Arno Van
Malt continue à sillonner la campagne à la recherche de monstres à chasser. En
effet il est devenu malgré lui un exorciste de renom mais tout de même assez
nul. Il est accompagné de Woody, un enfant rejeté à cause de la marque sur son
visage, mais il est en fait ….. Bon je ne vous dis rien pour ne pas enlever le
suspens. Ce que vous devez savoir c’est que Woody est recherché par Rose une
fillette habitée par une force démoniaque. Mais elle n’est pas la seule à le
rechercher. Woody va devenir source de bien de convoitises. Second tome de
cette série drôle pleine d’aventures, de rebondissements, de gags absurdes et
de jeux de mots à la pelle. Le scénario de Baker est amusant de bout en bout
même si parfois il part un peu n’importe ou et surtout dans des délires, mais
très vite le scénariste reprend le cours de l’histoire. Le dessin de Jurion est
très agréable et tous les personnages ont leurs caractères.
Cet ouvrage
n’est pas seulement une BD mais un livre présentant de façon très précise la
situation actuelle en Birmanie et comment ce pays en est arrivé là.
Pendant que
le député Constant Kérel commémore à Belle-Île en Mer l'anniversaire du décès
de sa femme, se tient au Palais de l'Elysée une réunion restreinte ayant trait
à la popularité du Président en place, Edouard Montfaure. Ce dernier, au plus
mal dans les sondages suite aux conflits sociaux, se doit de remonter la pente
par une stratégie appropriée. Toutefois, lui seul sait que Kérel détient des informations
capitales qui lui seraient préjudiciables pour les prochaines échéances
électorales. Pour ce faire, il devient nécessaire de le faire disparaître. Le
thriller politique a le vent en poupe depuis le succès énorme de Largo Winch.
Mais tous les albums n’ont pas le même niveau que ceux de Van Hamme et Francq.
Cet album est très dense en particulier au niveau du texte et rapidement on se
lasse un peu. En effet des pavés à lire accompagnés des dessins figés et très
peu d’action, cela nuit beaucoup à la facilité de lecture de cette série. L’histoire
est profonde et intéressante pour ceux qui adore la politique et tous les
enjeux qui vont avec mais je dois vous avouer que je me suis ennuyé bien vite
lors de ma lecture. Il y a un public féru de ce genre de séries et je pense
qu’ il sera ravi de cette histoire bien construite.
Dans ce
3ème tome, c’est la grande fête du renouveau qui se prépare sur Megalex : la
population constituée de clones à la durée de vie limitée va faire place à la
nouvelle génération qui sort des éprouvettes… Mais les rebelles, qui ont trouvé
avec Zéraïn leur héros aux ailes d’ange, et refusent ce système qui abrège leur
vie, lancent une attaque commando contre ce pouvoir qui jouissant d’une
quasi–immortalité. Zéraïn qui croyait haïr plus que tout la Princesse Kavatah
découvre qu’un lien puissant existe entre eux et que la clé de tous les
mystères de la planète se trouve peut-être enfouie dans le cœur de la belle
aristocrate. Fin du premier cycle de cette saga initiée par le créateur de
l’incal. C’est toujours aussi bon même si il faut par moment s’accrocher un peu
pour comprendre l’ensemble de l’intrigue. C’est du Jodorowsky pur jus. Mais le
plus inévitable de cette série est le dessin de Beltran. Dans ce troisième tome
il a changé un peu son style graphique en revenant sur sa technique qui
consistait auparavant à réaliser l’intégralité de l’album à l’aide de l’ordinateur.
Bien lui en a pris, les planches sont magnifiques. De plus ses personnages
féminins sont plus que girondes ce qui ne gâche en rien le plaisir de lecture
de ce bon album concluant une série fort réussie.
Sun Wukong
est né d’une montagne et très vite, il s’est illustré comme un singe spécial,
un singe doté d’une grande intelligence. C’est ainsi qu’il n’a pas eu de mal à
s’imposer comme le roi de ses semblables. Puis, grisé par ses réussites et
voulant toujours plus, il s’est mis en quête des secrets de l’immortalité. Pour
cela, il s’est fait passer pour un humain et s’est rendu chez eux...
-
1945, la
guerre vient de finir. Lors de son inauguration, le dirigeable « Le
Charles de Gaulle s’est crashé dans le grand Nord. Nestor Serge est reporter
dans un journal français et il arrive à se glisser dans l’équipe de secours.
Mais rapidement il va se rendre compte que l’accès à la zone du crash est
interdite par la sécurité de l’état. De plus il est attaqué par des monstres
genre loups garous.
Fin XIXe,
dans un petit village de la lande du Daartmore (Angleterre)… Le fermier Thomas
Jobson vient d’être papa pour la seconde fois, d’un petit Peter. L’ainée,
Sheela, âgée d’une dizaine d’années, le garde parfois durant les moissons,
alors que sa mère Betty aide aux champs. Mais ce jour là, elle ne le lâche du
regard que quelques minutes, le temps de cueillir des fleurs, et le bébé
disparait. Elle alerte aussitôt ses parents et sa mère cède à un excès de
violence dont elle est coutumière : cette sotte de Sheela a posé le couffin de
Peter sous une aubépine, l’arbre des fées ! Ce sont elles qui l’ont forcément
enlevé ! Après 3 jours d’intenses recherches de tout le village, Peter reste
introuvable. Une nuit de pleine lune, Betty procède donc à une incantation
solitaire. 7 rubans, des herbes de Saint-Jean, 7 gouttes de sang… et la nuit
suivante, des pleurs se font entendre sur le pas de la porte. Le bébé déposé
n’est pas Peter, tous le savent, mais qu’importe : Betty fait « comme si » et
c’est le principal. Quelques années plus tard, Peter, surnommé Scrubby, est un
infatigable « vadrouilleur », à travers champs et forêts. Il se met un jour à
poursuivre une sorte d’alter ego énigmatique et pénètre dans le Wistman’s wood,
le bois interdit des sortilèges. Au milieu d’une végétation dense et obscure,
il tombe nez à nez avec un vieil ermite, une sorte de druide appelé le «
chasseur sauvage ». Le vieillard et l’enfant sympathisent… Les contes celtiques
ont la côte en ce moment dans l’édition de BD. Certaines collections leur sont
même entièrement consacrées. Mais si vous voulez connaître les vraies histoires
du monde des fées il faut vous adresser au plus grand elficologue du monde
Pierre Dubois. Ce scénariste est totalement imprégné de ces contes et légendes
et toutes ses histoires sont merveilleuse. Cette nouvelle série ne déroge pas à
la règle et tout de suite on est fasciné et happée dans ce monde de magie. Le
dessin de Fourquemin colle parfaitement au style de l’histoire enluminé de plus
par de superbes couleurs de Smulkowski. Pour le moment le mystère autour de
Scrubby est encore vague mais on j’espère que les auteurs nous émerveilleront
avec la suite de ce récit.
Mai 1968,
vous vous rappelez ? Si vous n’en avez jamais entendu parlé c’est que vous
ne vivez pas en ce moment en France. Tous les médias ont fait des reportages et
des chroniques sur cet évènement qui a marqué l’histoire de notre pays. Le
neuvième art n’est pas en reste. Plusieurs BD ont surfées sur cette
commémoration en espérant je pense toucher un public plus large que l’habituel.
C’est exactement le cas de cet album qui est formaté davantage pour le lecteur
très occasionnel que pour le bédéphile averti. Les planches ont chacune un
thème et Monsieur B illustre en gags plus ou moins drôles des faits et des
vérités sur cet évènement.
Que
c’est-il passé il y a 400 ans, sur le continent américain et qui concerne
grandement les Français ?
Pico est un
petit rouquin qui est en pleine période de découverte de la vie et qui ne cesse
de questionner ses parents à ce propos. Mais sa plus grande force est qu’il
arrive toujours à avoir le dernier mot et il faut dire que celui-ci est le plus
souvent hilarant. Accompagné de sa petite sœur il fait des réflexions qui
sentent souvent le vécu et on en rigole souvent.
La CIA
s’apprête à lancer l’opération « Clean Up ». Le but est d’éliminer tous les
cadres de la mafia russe vivant sur le sol américain. L’autre partie du plan
consiste à effacer toutes traces compromettantes de cette liaison secrète
lancée au temps de la guerre froide entre le gouvernement américain et les
mafias russes. Mais Floyd Whitman, revenu pour régler ses comptes avec ses
anciens « amis », va vite devenir le grain de sable dans la machine. Il sait
néanmoins que le temps tourne et qu’il peut tout perdre, à commencer par la
vie. Au bout du chemin, la possibilité, peut-être, de retrouver la seule femme
qu’il n’ait jamais vraiment aimée, Lovna. Dans ce nouveau tome Desberg joue
entre le passé et le présent à grand renfort de flashbacks. On peut alors
comprendre petit à petit le passé de Whitman. Mais le fait de vouloir révéler
davantage les rouages de son intrigue nuit un peu au rythme du récit et ce tome
est donc un peu moins prenant mais beaucoup plus instructif. Le dessin de
Labiano lui est toujours de très bonne facture dans son style réaliste teinté
d’une pointe de caricature. Attention toutefois, le scénario est dense et
complexe, il faut donc commencer l’histoire depuis son début si vous ne voulez
pas être complètement largué. Cette série est très bien réalisée et ravira les
amateurs de polar politique.
-
Harald,
Henrik Larsson et les leurs ont été capturés par Bjorn-le-beau et son escadron
de guerriers francs, missionnés par Charlemagne pour récupérer les objets
saints volés par le sauvage Ulf le blanc. Séparés de Lina, la femme d'Harald,
ils sont abandonnés au peuple non humain des Skanes. En contrepartie, ces
derniers assurent la protection du reste de l'expédition menée par le viking
durant la traversée des territoires glaciaux et dangereux du Svartalaheim.
N'étant nullement résolus à se laisser faire, les deux frères cherchent
l'occasion de fausser compagnie à leurs tortionnaires pour tenter de retrouver
Lina.
Avez-vous
pensé à faire réviser votre voiture avant de partir en vacances ?
Non ? Alors, je ne saurais trop vous conseiller d’aller au garage Isidore.
Vous y serez très bien accueilli surtout si vous êtes une jolie jeune fille, le
travail sera réalisé dans les règles de l’art mais … vous risquez de ne pas
reconnaître votre véhicule en venant le chercher. En fait ce n’est pas vraiment
un bon plan que je vous donne. Si par contre vous voulez rire en lisant une
très bonne BD en gags d’une planche précipitez vous sur ce 12ème tome des
mésaventures de ce sympathique garagiste.
Marlysa,
Lowell, Dormunt et leurs compagnons de chevauchée sont toujours à la recherche
des dagues, bien sûr, mais également de Selsya. Leur périple va les conduire
jusque chez les Amazones Rouges où un spectacle extraordinaire va les attendre
: outre le fait qu’ils retrouveront la compagne de Dormunt, ils vont également
assister au réveil du Waltras ! Grâce aux trois dagues que Les Amazones Rouges
ont réunies, celles-ci étaient bien décidées à prendre l’avantage du pouvoir et
à le faire devant témoins, mais c’était sans compter la tournure qu’allaient
prendre les événements, puisqu’à peine le Waltras réveillé, une attaque vint
troubler la cérémonie...
Suite des
aventures de l’une des héroïnes masquées les plus célèbres du neuvième
art. Ce 8ème tome de la saga est dans la même veine que les précédents, il
laisse une grande place à l’action. Le dessin de Danard est toujours aussi bon
et rentre dans la catégorie qui plait
aux jeunes lecteurs fans des séries phares d’Héroic Fantasy telles que Lanfeust
ou Trolls de Troy. Attention toutefois si vous n’avez pas lu le précédent tome,
ce nouvel opus est l’achèvement d’un diptyque commencé avec le précédent. Pour
le moment Marlysa reste une série agréable à lire et dont on attend les suites
régulièrement. Il faudrait que cela continue dans cette voie.
Maïlis est
une jeune belge qui a suivi ses parents au Nicaragua lors de la révolution
Sandiniste. Elle se fait rapidement sa place dans ce pays inconnu et va
participer à son niveau au mouvement révolutionnaire. Elle et ses amis ont en
effet décidé de participer à un concours cherchant à trouver de nouveaux moyens de transport et à améliorer
l’utilisation de la carriole, le carburant étant devenu une denrée trop chère
pour le peuple.
Comme
l’indique le titre de cet ouvrage, il est composé de 7 histoires d’amour,
écrites et mises en images par 7 auteures d’origine différentes, vécues par 7
femmes différentes et à 7 âges de la vie.
Guilhem raconte
son épopée au fils d'un grand chevalier chasseur de Dragon, le Baron Aymereau.
Guilhem lui-même n'est que le fils d'un Berger, mais qu'importe face au Dragon,
les hommes se révèlent ou meurent. Et pourtant, le Hyérophante de l'Eglise -
bien que craignant le retour des Dragons - veut substituer le pouvoir des
Seigneur par le sien propre. Pour se faire, il a réussi à capturer le frère
Saham qui se cachait depuis bien longtemps au Maghreb, ainsi que le jeune
Guilhem, qui a survécu une fois au Dragon et a suivi le chevalier Bertrand. Ils
sont à présent emmenés dans un temple secret en Asie.
Dans un
royaume où les sujets sont condamnés à l’immortalité, Zorn et Dirna sont deux
jumeaux capables de donner la mort, en touchant en même temps leur victime. Ce
pouvoir unique est très recherché, car la vie éternelle peut parfois s’avérer
pire que l’enfer : des âmes de décapités cohabitent parfois dans un même corps,
tandis que d’autres subsistent sous forme de charognes rapiécées… Pour tenter
de mettre fin à ces souffrances, Zorn et Dirna se rendent au palais du roi,
avec pour objectif de libérer la grande faucheuse emprisonnée dans une psyché.
Ils sont accompagnés et protégés par leurs parents qui, au gré de leurs
aventures, ont été transférés dans des corps ne leur appartenant pas. En effet,
l’âme de Splata, leur maman, se trouve dans le corps d’un gros barbare plein de
muscles ; tandis que l’âme de leur papa, Seldnör, est contenue par l’enveloppe
charnelle de leur pire ennemie, Kérozinn, capitaine d’une meute de guerriers
impitoyables. Chemin faisant, ils ignorent qu’ils sont suivis de près par
Geuner le gitan, recousu de partout et consolidé par un exosquelette, qui veut
sa vengeance…
Contrôlant
la France depuis quelques années, la secte de l’Arquante passe à l’offensive et
impose la nouvelle foi en la Mater via sa nouvelle arme : le virus Fides,
capable de tuer son hôte en 27 heures s’il détecte des doutes en la nouvelle
religion. De plus, les nouveaux dirigeants imposent à tous les habitants de se
connecter à la Source, le réseau central du pouvoir, via un ange gardien
numérique. Mezza, la Présidente de l’Arquante et de la Nouvelle République
française, fusionne avec Anté, son ange numérique, ce qui lui permet de
contrôler mentalement la Source. Cette fusion entraîne une mutation du virus.
L’objectif de la Présidente : contrôler, à elle seule, le pays et les âmes de
ses habitants. Contaminés par le virus, les rebelles « contre-revélationnistes » n’ont plus
rien à perdre et se lancent à l’assaut de Paris et de l’Arquante…
Scott, un
joueur de poker blasé et sans scrupule, est en transit à Hope, bourgade de
péquenauds du Kansas. Il y a découvert son saloon immonde, ses abrutis fachos,
ses combats de chiens, et n’y a gagné pour le moment que des coups de latte. Il
compte bien se refaire lors d’une partie de poker, en compagnie notamment du
directeur de la banque, Doug. Il se rend dans l‘établissement de ce dernier et
se fait surprendre par Cody, jusqu’alors petit mécano local sans ambition, qui
vient de péter une durite : une carabine à la main, Cody braque la banque !
Tandis qu’il oblige les clients à s’allonger au sol, Elmett, le vigile, fait
son entrée. Cody se retourne et le flingue à bout portant. A l’extérieur, le
shérif organise le siège de la banque. Cody décide, lui, de ne garder que deux
otages : Doug et sa secrétaire. Pourtant, Scott compte bien tirer son jeu de la
situation et reste de son plein grès. En bluffeur entrainé, il abat ses cartes
au moment de l’ouverture du coffre
Paris,
septembre 1199.
Le frère
Gabriel (héros des tomes précédents) se retire définitivement de la vie
moderne, en postulant pour entrer au sein d’une congrégation allemande de
moines bénédictins. Il fait don de tous ses biens matériels, se rase le bouc,
fait vœu de silence et enfile une chasuble. Au même moment, au laboratoire
militaire de recherches cryptographiques de Los Alamos, au nouveau Mexique, des
scientifiques mettent au point le premier ordinateur quantique fonctionnant à
température ambiante. A la tête de cette invention, le professeur Gurzman, juif
pratiquant, teste le formidable potentiel de calcul de sa machine sur le code
le plus mystérieux qui existe à ses yeux : la Torah ! En effet, transmis depuis
trois millénaires dans son unique version originelle, ce texte met en valeur
des suites de lettres équidistantes. Une fois passées au crible des algorithmes
de l’ordinateur, ces dernières révèlent des multitudes de messages cachés,
prémonitoires des évènements terrestres. Par exemple : la mort de Kennedy,
l’holocauste, la révolution française… Il s’agit à présent de déceler un
évènement du futur proche afin de pouvoir en anticiper les conséquences… Début
d’un nouveau cycle pour cette série plutôt réussie de Bamboo. Ce premier tome
met en place une nouvelle intrigue mais on reste sur sa faim tant l’action est
pour l’instant mise de coté par rapport aux explications nécessaires à la
compréhension de la suite du récit. De plus les dessins de Mig sont placés dans
de grandes cases ce qui donne des planches rapides à lire.
Connaissez
vous cette Martha Jane Cannary ?
L'émission
"conflit direct" fait un tabac auprès des téléspectateurs, et elle
profite des succès du capitaine Katana Ruijiro et de son équipage du Noble 3.
Même s'il remporte des succès éclatant, Katana rêve de prendre le commandement
du nouveau panzer qu'il a contribué à mettre au point. Mais l'audimat dicte sa
loi sur le champ de bataille. Et ainsi, le nouveau capitaine du fameux panzer,
"la mère des victoires" n'est autre que le fils de sa maîtresse, qui
est aussi sa supérieure hiérarchique. Non seulement il est évincé du
commandement du super panzer, mais il se trouve mis à la formation des
nouvelles recrues. Alors qu'il prend part à un entraînement des plus musclés,
il apprend que le "mère des victoire" s'est rendu à l'ennemi. Il
décide alors de traîner sa bleusaille pour reprendre le panzer. Montrer
l’influence de la télévision à travers un récit de SF, Fernandez n’est pas le
premier à le faire, mais il fait très bien. Son récit est bien construit,
lisible de bout en bout et très prenant. Pour agrémenter tout cela, l’auteur
nous offre des planches magnifiques réalisées à l’ordinateur mais dans
lesquelles on sent une maîtrise optimale de cet outil.
Il pleut
sans discontinuer sur Paris depuis plusieurs jours. Tout le monde est d’humeur
maussade surtout le serveur d’un café lorsqu’il voit un client s’installer à la
terrasse et qu’il se voit déjà en train de le servir sous cette pluie battante.
En effet ce jeune homme à un don, la pluie ne tombe pas sur lui. C’est donc un
super héros mais aux pouvoirs tout de même assez restreints. Que peut-on faire
pour aider son prochain lorsqu’on a un don si basique que celui-ci ? Et
surtout comment faire lorsque l’on tombe amoureux d’une fille qui ne jure que
par l’élément liquide et qui passe son temps à danser sous la pluie en
compagnie de sa grenouille préférée. François Duprat livre une histoire tendre,
originale et drôle. Son graphisme tout en rondeur est parfait pour ce type de
récit poétique. Ce one-shot est une perle qui se retrouvera sans aucun doute
dans votre bédéthèque.
10 juillet 2008
QUELQUES ALBUMS DE JUILLET 2008
Garrigue Tome 1/2.
Scénario Corbeyran. Dessin Olivier Berlion. Editions Dargaud.
Dans le sud
de la France Martial, gendarme à la retraite découvre des papiers d’identité au
nom d’un inconnu cachés dans la cave de Rémi, un de ses amis qui vient de
mourir. Il décide d’enquêter un peu, d’autant qu’avec Rémi, il avait baigné
dans des magouilles pas très nettes. Polar rural à la française. Garrigue, avec
une intrigue qui semble complexe -ou plutôt un premier tome qui laisse beaucoup
de questions en suspends- est un vrai policier dont l’action se situe dans le
sud de la France, dans des villages tranquilles. Un polar d’ambiance donc qui
fait un peu penser à l’atmosphère de certains films policiers français des
années 70 avec Trintignant ou Ventura… Une sorte de roman noir superbement
dessiné qui trouvera sa conclusion dans le second tome qui sortira en août ou
septembre.
Au début
des années 60 aux Etats-Unis, la cavale d’Alex Poniac et de son fils se
poursuit. Alex est un agent du KGB qui cherche à comprendre pourquoi des agents
dormants sont en train d’être méthodiquement exécuté par le clown, un tueur
psychopathe envoyé par le Kremlin. Et comme si cela ne suffisait pas, le FBI
est à ses trousses. Ce troisième épisode de cette série d’espionnage nous
entraîne au Kansas, en pleine inondation pour une confrontation au cours de
laquelle quelques réponses seront données. Une intrigue bien ficelée qui
s’éclaircit avec ce 3e tome et un dessin toujours irréprochable qui
resitue bien l’atmosphère de l’époque, notamment avec de superbes modèles de
voitures.
Guerrière
suprême à la place de guerrière
supprême… La N°2 des amazones « Xiu-Xsi » veut devenir N°1. Pour
cela, elle doit récupérer une perle dans une bête fabuleuse qui se cache au fin
fond de la galaxie : le lamentin noir. La chasse est donc ouverte et tous
les moyens sont bons pour qu’elle parvienne à ses fins. 9e tome pour cette série parallèle
à Kookaburra, la série créé par Crisse. Louis, à l’aise dans la SF avec par
exemple des séries comme Tessa, nous en apprend plus sur cette perle noire
qu’on retrouve dans le tome 4 de la
série-mère. Un rythme soutenu, un dessinateur qui s’éclate tant dans les décors
que sur la mise en page. Un bon album pour les fans de space opéra.
Harding
aime l’argent et l’art… Il en connaît la valeur et il n’hésite pas aller
chercher les chef-d’œuvres à la source. Il a en effet fabriqué une mahine à voyager dans le temps et se rend à
différentes époques pour acheter des toiles aux futurs grands maîtres. Ainsi,
il se rend dans l’atelier de Van Gogh pour lui acheter un tableau ou chez
Rembrandt. Seulement quand il revient au 21e siècle quelque chose a
changé… Van Gogh est inconnu ou Rembrandt est mort avant d’avoir peint
certaines œuvres. Bref, notre inventeur a fait une bêtise et changé le cours de
l’histoire. Il doit donc retourner pour tout
réparer. Adam et Midam laissent donc Kidd Paddle et Game over pour une nouvelle
série destinée aux jeunes. En partant de ce pitch, ils présentent à chaque fois
un tableau, repris à la fin de chaque histoire. Une bonne initiation à
l’histoire de l’art.
A Pampelune
au pays basque, une jeune inspectrice enquête sur le vol de mystérieuses jarres
gardées dans le coffre fort du bureau du conservateur du musée de Navarre. Ces
jarres, apparemment très anciennes, venaient d’être découvertes par un groupe
de randonneurs. L’affaire se complique quand le chef des archives de la cathédrale
Santa Maria est retrouvé mort. Quel secret contient ces jarres convoités par
les Sarrasins à l’époque de Charlemagne et si précieuses pour l’évêque
Turpin ?... Charlemange Code… Les scénaristes n’en finissent pas de
dévoiler les cachotteries de l’Eglise… Seulement voilà, il y a des intrigues
plus ou moins prenantes, plus ou moins intéressantes. Et c’est ici le cas… A
moins que ce ne soit la façon de l’amener. Car en définitive, on s’ennuie assez
vite dans cet album bavard, trop démonstratif et qui manque cruellement d’action. Mais bon à
vouloir tout mettre en un seul tome, l’exercice peut devenir fastidieux pour le
lecteur. On a donc du mal à se prendre au jeu, sans parler du sentiment de déjà
vu-lu. Le dessin au trait assez fin souffre sur certaines cases de problèmes de
perspectives. Bref une déception… A moins que ce ne soit la lassitude face à
ses pseudo mystères du Vatican.
Les anciens
Egyptiens ont-ils inventés la montgolfière ? C’est ce que pense
l’égyptologue Lempereur qui compte bien prouver au monde entier que sa théorie
n’est pas délirante. Il espère aussi convaincre le célèbre professeur
Challenger qui lui aussi avait été tourné en ridicule avant de prouver à la
communauté scientifique qu’il existait en Amazonie un monde perdu dans lequel
vivaient encore des animaux préhistoriques. Mais Challenger décide de s’inviter
à l’expédition en Egypte de l’Empereur… Évidemment, le journaliste Malone sera
de la partie. Indiana Jones en 80 jours… Reprenant le personnage haut en
couleurs du professeur Challenger de Conan Doyle, le mystère de Baharia nous entraîne
dans une aventure échevelée pleine d’humour qui fait penser à un roman de Jules
Verne ou un film d’Indiana Jones. Bref, que du bonheur…
Westlake
Nuit de fureur. Scénario Matz
d’après Jim Thompson. Dessin Miles Hyman. Collection Rivages/Casterman/Noir.
Pierre qui roule. Scénario Donald
Pauvres zhéros. Scénario Pierre
Pélot. Dessin Baru. Collection Rivages/Casterman/Noir.
Casterman
et Payot Rivage lance une nouvelle collection de romans graphiques en publiant
dans un petit format broché des adaptations en bd de romans noirs. Il s’agit de
one shots de classiques comme sur les quais de Budd Schulberg adapté par Elia
Kazan avec Marlon Brando. Un couple scénariste/dessinateur se prête donc au jeu
de l’adaptation avec des noms connus de la bd comme Rodolphe, Matz, Lax ou
Baru. On plonge donc avec délice dans les polars noirs des années 40. Sur les
quais nous conduit au cas de conscience d’un docker face à un syndicat mafieux.
Nuit de fureur nous plonge dans la vie d’un tueur à gage et Pierre qui roule
est l’histoire d’un casse. Quant à Pauvres Zhéros, il s’agit d’une disparition
d’enfants dans la France profonde. Une collection prometteuse avec pour
commencer 4 petites merveilles de noirceur.
Les fondus du jardinage Tome 1.
Scénario Cazenove et Richez. Dessin Di Martino. Collection Humour. Editions
Bamboo.
Les Footmaniacs Tome 6. Scénario
Béka. Dessin Saive. Collection Humour. Editions Bamboo.
Quelques
albums à déguster pour les vacances si vous êtes fan de foot, si vous vous
adonnez aux joies du jardinage ou si vous partez en camping… Ou les 3 !
Des gags en une ou deux planches pour la collection humour qui fait les beaux
jours des Editions Bamboo avec le succès au rendez-vous.
Un jeune génie milliardaire d’une quinzaine d’années enlève une tueuse un
voleur et un mafieux pour leur confier un mission un peu particulière :
voyager dans le temps pour arrêter sa gouvernante, un peu psychopathe, qui
s’est jurée de tuer les plus grands criminels de l’histoire. Elle s’attaque
ainsi à Jacques l’éventreur, Caligula et Attila… Nouvelle série sur le voyage
dans le temps. Un hommage aux série B au ton léger et drôle. C’est rondement mené et très efficace. Bref, un très
bon moment de lecture pour ce tome d’introduction.
Luc Orient c’est de la Sf pure au sens stricte du terme, comme on savait
la faire dans les années 70. On retrouve au fil des albums tous les thèmes de
l’époque liés à des avancées technologiques : manipulation des cerveaux,
pouvoirs inconnus résultants d’expériences scientifiques, tyrans
extra-terrestre… Un mélange de fiction et de policier, d’enquête et de
fantastique. C’est un peu Flash Gordon à la sauce franco-belge avec les
scénarios de Greg, papa de Bruno Brazil en espionnage, d’Olivier Rameau en
absurdie, Comanche en western sans oublier Achile Talon. Il a écrit pour
Hermann, Dany et bien sûr Eddy Paape avec Luc Orient. Ces intégrales reprennent
chacune 4 albums de la série, 4 aventures aux thèmes variés qui mettent en
scène un savant génial, le professeur Kala campé de deux assistants la belle
Lora et Luc Orient au prise avec des énigmes qui au départ paraissent
ésotériques ou fantastiques mais en définitive trouvent des solutions
rationnelle et scientifiques. Un classique de la BD .
New York
Plongé dans
le coma par son père à l’âge de 10 ans, Zack se réveille à New York en 2008. Il
a 20 ans, doit tout apprendre ou réapprendre. Pourquoi son père lui a t il fait
cela ? Quelles étaient ses recherches scientifiques ? Quelles sont
ces visions qui le perturbent au point d’avoir l’impression d’avoir vécu
plusieurs vies ? Premier volet de la phase contemporaine de la série
Ucrhonie, après New Byzance et New-Harlem qui mettent en scène le même
personnage, plongé dans des univers différents. C’est Defali qui signe
brillamment le dessin pour une série dont on attend avec impatience la suite histoire
que les pièce de ce gigantesque puzzle de SF se mettent en place.
Un étranger
arrive à Westwood City. A l’hôtel, il s’inscrit sous le nom d’un homme abattu
par le shériff de la ville quelques années auparavant. Le mort est-il venu se
venger ? Le duel entre les deux hommes semble inévitable. Après la nuit
est un bel hommage au western réaliste. Un album dur, cruel et dérangeant qui
joue sur l’atmosphère. Le trait de Guérineau colle parfaitement à l’ambiance
tendue, sans oublier les couleurs qui accentuent cette impression de fin de
monde. Bref, une histoire réussie dans la lignée des films
« impitoyable » ou « l’homme des hautes plaines ».
Un homme
enfermé dans un asile psychiatrique s’échappe. Il est amnésique et ne possède
qu’un bout de pellicule tiré du prologue du film de 1921 de Fritz Lang :
Dr Mabuse, le joueur. C’est une pièce rare car ce prologue n’a été diffusé
qu’une seule fois et la bobine a disparu. Notre évadé se rend dans une librairie
spécialisée sur le cinéma où on lui donne l’adresse d’un riche collectionneur fan
de Fritz Lang. Seulement, dans le sillage de cet amnésique qui cherche à savoir
qui il est, des crimes horribles sont perpétués. Nouvelle série en hommage à
l’un des plus grands réalisateurs expressionniste allemand : Fritz Lang à
qui l’on doit des chef d’œuvre du cinéma muet et parlant. Citons évidemment le
Dr Mabuse, Metropolis, le secret derrière la porte ou M le maudit, son premier
film parlant. Quant à Mabuse, c’est un peu un Fantômas Teuton, génie du crime
et des sciences. Le Testament du Docteur M nous plonge dans une ambiance de polar assez étrange et oppressante, flirtant
avec le fantastique, aux portes de la folie. Des personnages inquiétants et
ambiguës habitent les pages comme ce collectionneur mystérieux et sa femme
nymphomane ou cette inspectrice de police sèche et cassante que personne
n’aime… Bref, une bonne série prévue en 3 tomes pour les amateurs de mystère.
En 1940,
dans un Strasbourg déserté, Blaise continue de raconter sa guerre de 14 au
journaliste américain venu l’interviewer. Il replonge dans le souvenir de cette
boucherie et notamment de l’épisode de Verdun. Sans oublier le personnage emblématique
du soldat Amaréo Zamaï, un guerrier devenu un véritable symbole gênant pour
l’Etat major. Ce second tome encore plus noir et plus sanglant que le précédent
pour évoquer cette guerre monstrueuse et son absurdité. On patauge dans la
boue, le sang et les tripes avec le dessin de Kordey et les couleurs parfois
sombres de Walter parfaitement adaptées à l’ambiance oppressante des tranchées.
Une vraie réussite de BD de guerre.
Direction
l’Afrique pour l’équipe d’Egide, cette agence de contre espionnage européenne.
Il s’agit de protéger un chef d’état qui risque d’être renversé. Une bd très
efficace au scénario bien construit et au dessin réaliste dynamique. C’est bien
rythmé, les personnages bien cernés et il y a beaucoup d’action. Que demander
de plus ?
Papyrus Tome 30.
Scénario et Dessin De Gieter. Editions Dupuis.
Pour les
enfants deux nouveaux tomes pour Mélusine, la petite sorcière de Clarke
toujours aussi facétieuse dans ses gags avec ses consoeurs sorcières, parfois pas
très douée pour exercer la magie ou maîtriser le vol sur ballet. Et puis
nouvelle aventure égyptienne pour Papyrus et sa princesse Théti, la fille du
pharaon. Cette fois-ci il s’agira de déjouer un complot. A noter, pour ce 30e
tome un cahier pédagogique sur l’Egypte antique.
Un homme vit
seul avec sa petite fille. Ce père célibataire est attiré par une voisine que
son mari a quittée, la laissant avec ses 2 enfants. Alors, pourquoi pas
envisager une relation ? Méthode pour la draguer : conduire les
enfants à l’école. Mais un matin toute la petite troupe est en retard. En
arrivant ils sont séquestrés par un homme qui pris en otage toute la classe de
maternelle. Quel effet cette situation stressante aura sur leur histoire ?
S’inspirant du fait divers d’Human Bomb et de la prise d’otage d’une maternelle
à Neuilly, Djian propose un scénario savoureux, un huis clos qui pourrait être
très angoissant si ce n’est qu’on connaît le dénouement et que tout est centré
sur l’évolution du rapport entre les deux parents célibataires. C’est là
l’intérêt de l’histoire et c’est un régal.
Le cargo
Aldebaran est coincé à Marseille. L’armateur a fait faillite ; il ne reste
que trois marins à bord, désoeuvrés, qui trimballent leur passé assez lourd.
Diamantis veut retrouver un amour de jeunesse qu’il a trahi, Nedim se fait
pigeonner dans un bar et le commandant Abdul ronge son frein depuis qu’il a
reçu une lettre de rupture de sa femme. Trois âmes à la dérive dans Marseille
pour un beau récit. Touchant et dramatique.
En Sibérie,
une tribu d’hommes préhistoriques se prépare à migrer. Le plus fort chasseur ne
revient pas… Il a du être tué par les loups. Cela arrange le chef qui convoite
sa femme. La tribu quitte le campement et se dirige part vers le lieu d’impact
d’une météorite… Au centre du cratère, un mystérieux monolithe qui va protéger les
protéger du froid mais surtout rendre son chef encore plus terrible et monstrueux.
De nos jours, toujours en Sibérie, une équipe scientifique enquête sur
d’étranges mutations autour du mystère des enfants sauvages élevés par des
loups. Evidemment les deux affaires sont liées… Une série de science fiction
qui commence plutôt bien tant par le dessin réaliste et dynamique que par le
scénario bien construit et sans temps morts. Bref si vous aimez les énigmes
scientifiques, la fiction et la préhistoire, cette série est pour vous.
A
Babylone en 800 avant JC, la jeune scribe Taliya a été nommée à la tête de la
justice royale par la reine. Elle poursuit son enquête sur le meurtre de
Ninsibur. Son bras droit a été blessé mais la jeune femme est bien décidée à
trouver les coupables, même si elle doit bousculer pour cela les hauts
dignitaires du régime. Suite et fin de cette histoire policière qui se situe à
une période assez peu traitée en BD. C’est donc un univers original à découvrir
même si la narration est parfois un peu difficile à suivre. Quant au dessin
réaliste, on peut aimer les décors mais les personnages manques de fluidité et
gardent des expressions un peu figés. Dommage bien que cela n’entame pas
l’intérêt de la reconstitution historique et de l’intrigue bien ficelée.
26 juin 2008
QUELQUES ALBUMS DE FIN JUIN 2008
Les cœurs boudinés Tome 3 : Des canards et des hommes. Scénario et Dessin Jean-Paul Krassinsky. Editions Dargaud.
Rosy est une mère célibataire qui vit à Londres avec sa petite fille. Elle aimerait bien rencontrer un mec bien et faire sa vie. Pour le moment elle survit. Elle travaille comme secrétaire, doit supporter un patron excécrable et gérer ses retards à la garderie où elle va chercher sa fille après le travail. Après deux tomes de nouvelles, Krassinsky s’attache à un de ses personages et propose une histoire complète… Et c’est une réussite. Coeurs boudinés est un album touchant car il raconte simplement le quotidien d’une fille… D’une vraie, normale, un peu enrobée, avec des problèmes de boulot et qui essaie tant bien que mal d’élever seule sa fille. Et évidemment, elle rêve du grand amour. Mais ce n’est pas si simple… Comme elle le constate avec amertume : “des crapauds, Dieu sait si j’en ai embrassé, ils ne se sont jamais transformés. Bref, c’est le portrait d’une jeune femme comme on peut en croiser des milliers. La force de Krassinsky c’est de faire dans le réalisme, dans le quotidien avec délicatesse et justesse. C’est bien vu, le personage est attachant et plein d’humour.
World of Warcraft Tome 1 : En terre étrangère. Scénario Simonson. Dessin Ludo Lullabi. Editions Soleil.
Reghar est un orc qui dirige une équipe de Gladiateurs. Il a sous ses ordres un elfe des bois du nom de Broll Mantelours et une elfe de sang nommée Valeera Sanguinar. Il vient par contre de perdre son meilleur combattant Œil sanglant rouge point et est à la recherche d’un troisième poulain pour former son équipe pour le fameux tournoi de Hache tripes. Il trouve sur son chemin un humain se défendant bec et ongles contre un crocodile et est impressionné par sa dextérité. Il le kidnappe alors pour l’entraîner à devenir un gladiateur.
L’équipe va donc avant de se rendre au tournoi, faire ses preuves dans une école de combattants.
Je vous averti de suite, le scénario de cet album est très mince. En effet l’histoire mise en place par les auteurs est surtout prétexte à mettre en scène des combats durant plusieurs pages. Ludo Lullabi est d’ailleurs très à l’aise dans cet exercice. Son graphisme style manga mis en scène façon comics est idéal pour ce genre d’ouvrage. Bien sûr les fans de WOW vont retrouver avec plaisir le monde dans lequel ils aiment jouer des heures durant mais le scénario est pour le moment trop restreint pour passionner les autres lecteurs dont je fais parti. Il faudra peut être lire les suivants pour voir si l’histoire s’étoffe où si elle reste prétexte à de belles scènes de combats.
Dark Tome 2 : L’éveil du démon. Scénario Isabelle Mercier et Roger Seiter. Dessin Max. Editions Casterman
A Paris, un démon a été réveillé et les meurtres horribles se multiplient. En fait le démon en question essaie de s’incarner pour échapper à sa prison, une ville mythique dans un univers parallèle où il est retenu prisonnier. Suite et fin du dyptique d’horreur de Seiter qui réjouira les amateurs, bien qu’en deux tomes l’intrigue paraisse un peu trop condensée. Elle mériterait un développement. Peut-être que ce sera la cas. Quant au dessin, il souffre parfois d’un manque de précision en abusant des couleurs sombres, des ambiances sinistres. Oui, je sais, c’est aussi un peu le but du jeu. Après c’est une histoire de goût.
Le Futuriste. Scénario Olivier Cotte. Dessin Jules Sromboni. Editions Casterman.
1912. L'italien Luciano Salvatori, un artiste peintre installé à Paris, s'efforce difficilement de vivre de sa peinture, qui s'inscrit dans le mouvement en plein essor des futuristes. Il côtoie Picasso, Appollinaire, mais, comme la plupart des créateurs d'alors, vit un quotidien de grande misère matérielle. Mais lors d’une d’une soirée il est engagé par un étrange mécène qui lui propose un travail de commande : à savoir peindre des machines de guerres et de destruction. Etonné mais impressionné par la somme offerte, il accepte et commence laisser travailler son imagination…
Tout de suite on remarque le dessin de Stromboni fait de crayonnés rehaussés de couleur sépia. Ensuite on plonge grâce au récit au début du XXe siècle et on suit avec intérêt les déboires de ce pauvre peintre, sûr de son talent, qui ira jusqu’au bout pour vivre de son art. C’est plutôt agréable à lire mais je pense que les connaisseurs de peinture et de ce mouvement intellectuel du début du XXème siècle auront encore plus de plaisir à découvrir cet album. En effet on croise au fils des pages de célèbres personnages que, je l’avoue, je n’ai pas toujours reconnus par simple manque de connaissance de cette époque. Ma lecture fut tout de même très agréable sans pour autant me bouleverser.
C’est donc un bon one shot au propos original que nous offrent les auteurs qui espèront le en appellera d’autres.
IRS Tome 10 : La loge des assassins. Scénario Desberg. Dessin Vrancken. Collection Troisième Vague. Editions Le Lombard.
Larry Max, agent spécial de l’IRS -le fisc américain- s'attaque à la banque du Vatican. L'enquête l’amène à s'intéresser à des transactions entre des hauts dignitaires de l’église et d’anciens officiers nazis. Suite et fin du dyptique commencé avec Liaison romaine. Une bon cru pour cette série d’histoires complètes en deux tomes. C’est toujours aussi passionnant et le héros reste toujours aussi classe et charismatique.
Beast Tome 1 : Yunze, le Dieu-Gardien. Scénario Cheilan. Dessin Guerrero. Couleurs Martin. Editions Le Lombard.
La jeune Nay voit son père tuer sa mère qui essaie de la sauver d’une terrible catastrophe. Quelques temps plus tard, les humains, les hybrides et les machines sont en lutte. Des anciens Dieux, qui incarnent les forces de la nature et qui ont l’apparence d’animaux fabuleux s’en mêlent. Beast est donc une nouvelle série de science fiction qui bénéficie d’un dessin et de couleurs magnifique. On pense à un manga post apocalyptique aux traits élégants mais avec un découpage très franco belge. Bravo aussi pour la couv, qui représente une gigantesque tête de lion assez impressionnante. Le scénario est celui d’un premier tome. Il pose les base d’une histoire assez complexe. On attend la suite.
Mortelle Riviera Tome 3 : La défunte. Scénario Agnès et Jean-Claude Bartoll. Dessin Thomas Legrain. Collection Bulles Noire. Editions Glénat.
Alix Des Maures est en sursis. La jeune députée, victime d’une cabale a déclaré la guerre à la mafia et possède des informations compromettantes sur un projet immobilier. Mais dans le sud, sur la riviera, la mafia, c’est du sérieux. On ne joue pas avec le banditisme et les enjeux politico financiers sont colossaux. D’autant qu’Alix, essaie de convaincre son père sénateur de couper les ponts avec ses amis mafieux. Suite et fin de ce thriller politique avec un chute attendu puisque la série s’inspire du meurtre de la député Yann Piat, en 94, sur la côte d’azur. Une série plutôt efficace si vous aimez les complots mafieux et les politiciens corrompus.
Les derniers jours de la Géhenne Tome 3 : Quand reverdira le laurier. Scénario Maryse Ruellan. Dessin Ersel. Collection Grafica. Editions Glénat.
La jeune Aline poursuit son enquête sur ses mystérieuses visions. Serait elle la réincarnation d’Adeline, une jeune enlumineuse qui a vécu à l’époque des Cathares ? Le peintre Azal, lui aussi semble troublé par la jeune femme… Des révélations pour ce dernier tomes de cette histoire de réincarnation. Au programme : un trésor cathare et une quête qui nous entraîne du mont Saint Michel à l’île de Malte en passant par le Cantal. Maryse Charles, puisque c’est elle la scénariste clôt cette histoire d’amour ésotérique et romantique à travers le temps. Le tout illustré par un Ersel qui dessine toujours aussi bien avec un trait sur et élégant.
Kia Ora Tome 2 : Zoo Humain. Scénario Ollagnier et Jouvray. Dessin Efa. Collection Equinoxe. Editions Vents d’Ouest
Nyree est une jeune maori qui a embarqué clandestinement sur le bateau qui emmène ses parents et leurs amis vers l’Angleterre. En effet son clan a été choisi pour présenter les danses locales aux habitants de la perfide albion. Dès leur arrivée, ils commencent à mettre en place leur spectacle sous l’œil attentif de Monsieur Hartmann le producteur de ce show.
Avide de curiosité tout le gratin de l’Angleterre se presse pour assister aux représentations. Mais toute nouveauté telle quelle soit lasse rapidement et les contrats qu’Hartmann a passé sont rompus les uns après les autres. Pour rentrer dans ses frais, il n’a alors plus qu’une solution : emmener la troupe vers la France. Mais là c’est un autre style de spectacle qui attend Nyree et son peuple.
Je vous avais déjà présenté le premier tome de cette série qui était un véritable coup de cœur et j’espérais que la suite soit du même acabit. Et bien je peux vous le dire après l’avoir lu, c’est toujours aussi bien. Le dessin style classique de Efa est toujours d’une grande finesse et il sert à merveille l’histoire de ce peuple leurré par des colons qui se croient supérieurs à eux. On est happé immédiatement dans la suite des aventures de Nyree et on vit intensément ses joies mais aussi ses peurs et ses désespoirs mais aussi on enrage et on fulmine en découvrant les coups bas portés à l’égard de cette enfant et sa tribu. Je peux maintenant vous le dire, cette série est indispensable dans toute bédétèque qui se respecte et j’attend avec impatience la suite.
L’héritier des étoiles. Scénario Weissengel. Dessin Carrère. Editions Vents d’Ouest
Sur Ephyrion, planète dépotoir, un homme blanc, Xpintall, négocie avec un homme noir, Urdon, malade des poumons. La transaction vise à échanger les doses d’un sérum salvateur contre Syrah, la fille du noir et son petit frère Naül. Alors qu’Urdon accepte, Syrah qui a tout entendu, se sauve avec son frère. 26 ans plus tard, Urdon est libéré après avoir purgé une peine d’emprisonnement. Avec l’aide du même Xpintall, il fait savoir sur l’ultra-réseau qu’il recherche ses enfants et leur donne rendez-vous sur Ephyrion. C’est le message que capte Misson, membre de l’équipage pirate du Drake et cerveau du groupe. Après en avoir informé sa chef Kaïna, Idiran et… Naül, l’arpenteur céleste fait donc route vers Ephyrion. Sur place, l’équipage découvre de vives tensions sociales à la surface de la planète. Les édénistes se révoltent contre la communauté humaine, ségrégationniste. Accompagné de Kaïna et de deux autres membres du Drake, Naül se rend au rendez-vous fixé par son père, dans le ghetto ouvrier. Il comprend alors qu’il est tombé dans un piège, dont l’enjeu est une nouvelle fois les curieuses marques blanches qu’il porte sur le corps. Assemblé avec les autres humains ainsi marqués, ces signes révèleraient en effet une carte stellaire de l’emplacement de la terre…
Avec ce troisième tome se clôt la saga de SF de Carrère et Weissengel. Vous aurez donc toutes les informations vous permettant de comprendre les tenants et les aboutissants de cette aventure, mais tout cela est au détriment de l’action. En effet l’essentiel de cette fin de cycle est composé de scènes de dialogues et de discussion en particulier dans la seconde partie de l’album. Les auteurs ont tout de même su créer une histoire originale et bien menée, agréable à lire. Carrère utilise un trait un peu plus dur que dans ses autres séries comme Léo Loden, ce qui convient tout à fait à ce type de récit. Un bon triptyque de SF à mettre entre toutes les mains.
La femme, leçons de choses. Scénario Sillantaus et Cylling. Dessin Stéphane Rosse. Editions Vent des Savanes
Connaissez vous les BDNI. Comme les OVNI sont des objets volants non identifiés, les BDNI sont des Bandes Dessinées Non Identifiées. On en rencontre de temps en temps et c’est le cas de cet album. « La femme leçons de choses » est une sorte de guide vous permettant de connaître tous les mystères de la plus belle conquête de l’homme (bon j’entends déjà les huées de ces dames). Les textes sont sérieux et explique en 5 chapitres la vie de couple, l’amour, comment résoudre une crise ou encore l’importance du sexe dans la relation. Chaque chapitre est réalisé de la même façon : sur la page de gauche un personnage genre professeur dicte un précepte et sur la page de droite ce même précepte est mis en scène en quelques cases de BD. Ce qui est déroutant c’est que les images sont assez loin des propos. En effet le dessinateur à pris le parti d’utiliser des métaphores graphiques pour explicités les propos dictés.
De plus il utilise des dessins tout droits sortis des années 50 aux états unis. On a donc l’impression de lire un comics d’Alex Raymond le papa de Flash Gordon mais dont on aurait changé le texte. C’est vraiment très spécial et pour tout vous dire je n’ai pas du tout accroché. Je n’ai pas trouvé cela drôle et donc l’album m’a vite lassé. Bien sûr cela n’est que mon opinion, à vous de vous faire la votre.
Libera Tome 2 : Gran Môm. Scénario Boisserie. Dessin Cadelo. Editions Zenda.
Dans un avenir sombre, la terre rebaptisée « Libera », n’est plus qu’un gigantesque dépotoir, rongé par la radioactivité et la vermine. Dans cet environnement gris où de rares vestiges érodés de la civilisation passée sont baignés de pluies acides, survivent une poignée d’êtres mutants, dotés de faibles facultés intellectuelles. Trois de ces créatures ont libéré d’une capsule spatiale un petit garçon, presque normal mais protégé par un cocon de survie, qu’ils ont baptisé « Ti Môm ». Les mutants l’ont adopté en raison des jolis hologrammes que celui-ci est capable de projeter. Ils établissent même une sorte de commerce avec leurs congénères : la possibilité de voir les « belzimaj » contre de la nourriture. C’est alors qu’Asia Cobalta débarque sur Libera. Asia est la fille de la caste dirigeante sur Danubia, un satellite artificiel proche, où l’homme a continué de se développer sous la régie de Memomater, une IA (intelligence artificielle) surpuissante. Asia vient en effet d’apprendre que son père, aveuglé par son ambition politique, a rejeté jadis sur Libera un fils génétiquement impur. Et tandis qu’un coup d’état se fomente sur Danubia, Gran Môm, comme l’ont baptisée les mutants, retrouve son petit frère…
Attention, grande série en vue !!!! Boisserie nous offre une histoire d’anticipation originale, parfaitement mise en scène et prenante de bout de bout. On plonge en effet avec délectation dans cette aventure, passant du monde dévasté mais avec des personnages forts de Libéra à celui plus chaud et cosy de Danubia mais peuplé d’êtres fourbes et vils. Mais une histoire ne fait pas tout en BD et ici le graphisme est au diapason du récit. Cadelo au crayon créé de fabuleux décors et personnages de son trait fin, précis et parfaitement maitrisé. Superbe dessin mettant parfaitement en scène un excellent scénario, cela nous donne une série à ne pas manquer.
Le céleste noir Tome 1 : De l’abîme à ma lumière. Scénario Cordurié. Dessin Laci. Collection Série B. Editions Delcourt.
Les Anciens Dieux se sont réfugiés sur un autre plan, mais ils vont revenir prendre possession de la Terre. Leur serviteur décide d’aider les hommes à faire face à la menace. Il est le céleste noir et donne aux hommes l’accès à un livre magique qui recèle un pouvoir inouï… Un livre que les services secrets tentent depuis longtemps de déchiffrer. Nouvelle série fantastique qui rend un hommage remarqué à l’univers de Lovcraft avec des grands anciens, des entités terrifiantes. Une ambiance de fin du monde et de folie angoissante bien retranscrite par le dessin de Lacy qui devrait s’affirmer et s’affiner encore au fil des albums… Bref, une série qui commence plutôt bien.
Les aventures de Tom Sawyer Volume 2 : Scénario Jean-David Morvan et Frédérique Voulysé.
Dessin : Sévérine Lefèvre. Collection Ex-Libris.
Tom a assisté au meurtre du docteur dans le cimetière. L’assassin n’est autre que Joe l’indien mais la police arrête Muff retrouvé sur place ivre, le couteau à la main… Un lourd secret à porter pour un ado rêveur. Toujours amoureux de la jeune Becky, il aimerait devenir un héro à ses yeux. Peut-être qu’il en aura l’occasion à l’école, par exemple.
Deuxième tome des aventures de Tom Sawer dans la collection Ex Libris, fidèle au roman d’origine. Un album plein de vie et de malice, servi par un dessin qui rappelle les mangas avec des visages expressifs avec de grands yeux et des lignes de forces pour accentuer le mouvement sur les scènes d’action. Une bonne adaptation qui nous fait retomber en enfance en nous rappelant les dessins animés de Tom Sawyer.
Code Mc Callum Tome3 : Exil. Scénario Fred Duval. Dessin Didier Cassegrain. Collection Neopolis. Editions Delcourt.
Après un véritable bain de sang en Espagne, La jeune Carmen, activiste de l’Ira, tout comme son père, est considérée officiellement comme morte. En fait, elle est conservée, dans le coma dans un laboratoire du MI6, les services secrets britanniques. Au bout de 2 ans, elle se réveille, s’enfuie et part sur les traces de ceux qui l’ont trahi. Avec un style réaliste et des couleurs informatiques, on suit avec plaisir les aventures de la jeune Carmen, aventures assez noires qui se déroulent dans un futur proche. C’est bien construit, le scénario teint en haleine et le graphisme au rendu un peu artificiel et glacé s’adapte bien à l’environnement futuriste. Une bonne série complémentaire de la série d’origine puisqu’elle revient sur le passé de la mercenaire.
Séraphin et les animaux de la forêt. Scénario David Chauvel. Dessin Jérôme Lereculley. Collection Jeunesse. Editions Delcourt.
Séraphin est un lutin qui vit dans la forêt et qui connaît bien les animaux qui la peuplent. Il propose au lecteur de lui servir de guide pour lui faire découvrir les habitudes de chacun. Ainsi on apprend comment vit le renard, le blaireau ou la couleuvre, Un très joli album pour les 8-12 ans, à la fois ludique, poétique et pédagogique. Le début d’une encyclopédie bien documentée sur la vie des animaux superbement illustré par Jérôme Lerculey, le dessinateur de la série Arthur.
La rose écarlate Tome 4 : J’irai voir Venise. Scénario et Dessin Patricia Lyfoung. Collection Jeunesse. Editions Delcourt.
Maud alias la justicière qui se fait appeler Rose écarlate est toujours sur les traces des assassins de son père. Ces derniers cherchent le trésor des templiers et pour le trouver ont besoin d’un objet gardé à Venise. Maud, qui a embarqué dans l’aventure le renard, un justicier masqué lui aussi, quitte donc la France pour l’Italie. Au programme de ce tome : toujours beaucoup d’humour et d’actions avec des combats à l’épée et des chevauchées. Embarquant ses héros à Venise, Patricia Lyfoung en profite pour s’inspirer de la ville romantique et dessiner de superbes costumes d’époque. Son trait fait de plus en plus penser aux mangas, ou plus exactement aux dessins animés japonais de notre enfance. Les couleurs en revanche deviennent de plus en plus flashis. Mais bon, n’oublions pas que cette série d’aventures attachante est destinée tout de même à un jeune public, style jeune filles romantiques et rêveuses. Quoiqu’il en soit, on passe un bon moment à suivre les péripéties rocambolesque des héros et c’est le principal.
Les contes du boudoir hanté Volume 1. Scénario et Dessin Yishan Li. Collection Ex-Libris. Editions Delcourt.
Dans le Japon du 17e siècle, deux jeunes femmes mortes sont condamnés à séduire les homme et à les tuer pour nourrir un démon. Un jeune homme qui tombe éperdument amoureux de l’un d’elle s’allie à un chasseur de fantôme pour les délivrer de leur malédiction. Voici donc la première histoire d’un recueil de contes classiques au japon et méconnu en France. L’histoire est simple et belle, le dessin fin et délicat. Un album qui se lit vite et qui est un plaisir pour les yeux.
Nini Tome 1 : Héritage. Scénario Arnault Armant. Dessin Fafah. Collection Jeunesse. Editions Delcourt.
Recueillie par ses grands-parents, Nini est une jeune orpheline qui possède une maîtrise innée des arts martiaux. Toujours prête à s'amuser, elle est bien décidée à participer au grand tournoi organisé tous les dix ans par le monastère de Inu. Avec Kato, son ami d'enfance, ils découvrent un complot visant le maître des lieux ainsi qu'un terrible secret... Un secret lié à une mystérieuse secte et à la disparition de la mère de Nini dix ans auparavant.
Manga quand tu nous tiens. Les auteurs de cette BD ont été bercés par les séries venues du pays du soleil levant et cela se voit. Les personnages sont tous des animaux humanoïdes, Nini par exemple est une lapine, mais c’est surtout dans la mise en scène des combats que l’influence se fait le plus sentir ainsi que dans la façon de dessiner certaines expressions.
L’histoire commence plutôt bien et on suit tout de suite avec intérêt les aventures de cette charmante petite experte en arts martiaux. Mais le plus gros problème de cet album est pour moi l’utilisation excessive du traitement de l’image par ordinateur. En effet le dessinateur donnent des effets de flous à ses cases et à force on a l’impression de ne pas bien voir et d’avoir un problème aux yeux. J’espère que ces défauts qui me gênent, je suis peut être le seul, se seront estompés dans le second tome.
-La porte du ciel. Scénario Makyo. Dessin Sicomoro. Collection Air Libre. Editions Dupuis.
-La femme accident Tome 1/2. Scénario Lapière. Dessin Grenson. Collecion Air Libre. Editions Dupuis.
-Le voyage en Italie. Scénario et Dessin Cosey. Collection Air Libre. Editions Dupuis.
-La Terre sans mal. Scénario Sibran. Dessin Lepage. Collection Air Libre. Editions Dupuis
La collection de Dupuis Air Libre a 20 ans. Elle nous a donné de véritables petits bijoux avec un concept : des histoires en un, deux voire trois tomes qui placent l’Homme au cœur du récits et des dessins. On se rappelle de Zoo de Frank et Bonifay, du Sursis et du Vol du corbeau, de Gibrat, de SOS bonheur de Van Hamme et Griffo, de l’aigle sans orteil de Lax… Autant de chef-d’œuvres de la bd devenus des classiques… Ils étaient tous dans Air Libre, une collection qui se définit comme le lieu où les romans se dessinent. Pour ses 20 ans, la collection nous propose des rééditions et des nouvelles séries. En réédition le premier de la collection Le voyage en Italie de Cosey, une histoire tout en finesse et en émotion sur le voyage de deux américains en Italie. Autre réédition marquante : la terre sans mal. Il s’agit du carnet de voyage d’une jeune anthropologue dans les années 40 qui suit une mystérieuse tribu d’Amérique du sud, à la recherche de la Terre sans mal, une sorte d’Eden. Une histoire envoûtante et profonde servie par le dessin fin et sensible de Lepage. .. Et puis il y a la nouvelle génération Air libre avec la porte du ciel, l’histoire de 3 ados mal dans leur peau qui fuguent et se réfugient à la campagne dans une ferme. Une belle histoire d’amitié pleine de mystère avec un zest de légende et surtout un superbe graphisme. Enfin voici la femme accident, là aussi une histoire de femme à la dérive qui à la veille de son procès se souvient de ce qui l’a amené en prison. Le trait de Grenson est toujours aussi élégant, peut-être trop pour une histoire assez sordide… Bref, Air libre a 20 ans et à cet âge on a toujours la pêche et les plus belles années devant soi !
Péma Ling Tome 4 : Naissance d’un légende. Sénario et Dessin Georges Bess. Collection Repérages. Editions Dupuis.
Péma Ling vit avec une bande de brigands dans les montagnes du Tibet. Lorsque leur chef est tué, on lui demande de prendre sa place. Elle décide de donner un sens aux pillages et aux exactions des bandits : voler les riches pour donner aux pauvres. Redoutable elle devient rapidement pour les chinois et les lamas corrompus, la femme à abattre. On s’attache facilement à ce Robin des bois à la sauce tibétaine. Même si l’histoire semble convenue, le dessin puissant de Bess suffit à nous captiver. Son récit est épique et on attend avec impatience la suite de cette saga, celle du pot de terre contre le pot de fer… Une histoire qui a d’étranges résonances avec les problèmes actuels du Tibet.
Seuls Tome 3 : Le clan du requin. Scénario Vehlman. Dessin Gazzotti. Couleurs Meyer. Editions Dupuis.
Les gamins sont toujours livrés à eux-mêmes dans les grandes villes d’où les adultes ont tous mystérieusement disparu. Alors ils essaient de reconstituer des sociétés. Partis de la ville à bord d’un bus, nos héros Dodji, Leila, Yvan, Terry et Camille tombent dans le clan des requins. Il s’agit d’enfants qui vivent dans un parc d’attractions. Leur chef Saul, le fils du directeur du parc, exerce un pouvoir un peu tyrannique. Les filles font la cuisine, les garçons le bricolage et les mariages se font par tirage au sort. Mais personne n’ose broncher ni défier Saul car il a été le seul à traverser à la nage le bassin où habite un grand requin blanc. Depuis, personne n’ose le défier. Évidemment cette dictature ne sera pas du goût de nos héros. La série Seuls poursuit son bonhomme de chemin. C’est intéressant, bien raconté, bien dessiné… Mais il ne faudrait pas que l’intrigue s’embourbe comme dans des séries tv style Lost. Bref, on aimerait bien en savoir plus sur ce qui est arrivé aux adultes.
Intégrale Spirou et Fantasio Tome 5 : Mystérieuses créatures. Dessin et Scénario Franquin. Editions Dupuis.
Cinquième tome de l’intégrale Spirou et Fantasio avec cette fois ci le nid des Marsupilamis, le voyageur du Mésozoïque, le gorille a bonne mine avec des aventures comme le homard ou vacances sans histoire ou la foire aux gangsters… Des histoires de Franquin de 56 à 58 réunies sous le titre créatures mystérieuses pour cette intégrale. Et effectivement, on retrouve le marsupilami et un drôle de dinosaure. Sans oublier les superbes voitures de vacances sans histoires qui elles aussi sont de superbes créatures mécaniques… En fait avec ces intégrales non seulement vous redécouvrirez avec plaisir les albums Spirou et Fantasio de Franquin, mais avec les pages supplémentaires et le dossier, vous aurez beaucoup d’informations sur les coulisses de leurs réalisations.
Zapping Génération Tome 3. Trop fort ! Scénario Ernst, Janssens, Noblet, Garéra et Robberecht. Dessin Ernst. Couleurs Julie Dethorey. Editions Dupuis.
Un coiffeur qui prend une photo de la nuque de ses clients pour leur montrer le résultat de leur coupe, un nouveau téléphone portable qui fait couteau suisse, un aspirateur robot… Voilà quelques uns des protagonistes de ce nouvel opus de gags en une ou deux planches sur les affres de la technologie et les nouvelles dépendances. Une série très drôle signée Ernst, l’auteur des séries Clin d’œil et William Lapoire.
Les seins de café : Edition Intégrale. Scénario et Dessin Servais. Editions Dupuis.
A une époque de contrebande entre la Belgique et la France, les douaniers traquent sans relâche les passeurs dans la forêt ardennaise. Et notamment des femmes qui cachent dans leur soutien gorge des paquets de café… Une très belle histoire qui se poursuit sur quelques années et sur une période de guerre où les rôles sont inversés puisque les trafiquants deviennent des héros contre les allemands. Un scénario solide et attachant avec des personnages bien cernés, des dessins sublimes… Et pour une fois chez Servais tout finit plutôt bien. Alors, y a pas de quoi se priver de cette intégrale qui est une réédition en grand format d’histoires parue sous le titre de La mémoire des arbres.
Les gosses Tome 14 : Bonjour l’angoisse. Scénario et Dessin Carabal. Editions Dupuis.
Les Gosses est une série mettant en scène un couple heureux parents de 3 merveilleux bambins : Romain, Cyril et la petite dernière Lola. Enfin quand je dis merveilleux ce n’est pas tout à fait cela. Romain est un ado ne pensant qu’aux copains aux sorties, aux filles et qui bien entendu il pense que ses parents sont totalement has been. Cyril préado d’une douzaine d’années, est un footeux dans l’âme mais aussi dans la maison. Ses devoirs deviennent un calvaire, mais le pur plaisir est de passer des heures devant un écran. La petite elle est plutôt discrète et subit les frasques de ses deux frangins. Elle n’est pas la seule, les deux parents semblent un peu largués aussi mais ne le serions nous pas dans un cas similaire. Voilà quatorze albums que Carabal nous livre sa vision de la famille presque idéale. Il dresse un portrait tendre, comique de la vie de tous les jours. Chaque album est une succession de gags en une page et ils font pratiquement tous mouche. En effet cette série est vraiment très drôle. Certains seront peut être rebuté par le dessin très vivant comparable au style du regretté Reiser, mais il ne faut surtout pas s’arrêter à cela, vous passeriez sinon à coté d’une petite merveille. La grande originalité des Gosses est l’évolution des personnages. Contrairement à une série telle Boule et Bill, ici on voit vieillir chaque héros. Par exemple dans le premier tome Romain l’ado n’avait alors que 6 ou 7 ans. Cela permet à Carabal de faire évolué ses gags et surtout de ne pas trop se répéter. Si vous ne la connaissez pas encore, cette série vous ravira et si vous la connaissez déjà ce nouveau tome vous comblera.
Coupures irlandaises. Récit de Kris. Dessin et Couleurs Vincent Bailly. Editions Futuropolis.
Christophe et Nicolas, deux jeunes ados français partent ensemble pour un séjour linguistique à Dublin. C’est un super plan pour les deux amis qui se voient déjà draguant les petites irlandaises. Seul problème : nous sommes en 1987, dans une période de tension à Dublin. La Ville est quadrillée par les militaires anglais et la situation risque de dégénérer entre Catholiques et Protestants. Pour couronner le tout Christophe est envoyé dans une famille protestante aisée et Nicolas chez des catholiques modestes. Pas toujours facile de se voir dans ces conditions. Les deux ados vont donc expérimenter à leur manière la guerre civile en Irlande, dans un contexte ou un simple jeu peut tourner au drame. Encore une merveille de Kris… Le conflit irlandais vu des deux côtés de la barrière par deux jeunes français. Un récit vivant, touchant et juste. Un sans faute.
El Nino Tome 6 : Le vent des 12 jours. Scénario Christian Perissin. Dessin Boro Pavlovic. Editions Les Humanoïdes Associés.
Vera travaille dans un dispensaire à Kaboul. Après avoir perdu son frère, devenu pirate et qu’on lui ait retiré la garde de la petite fille de ce dernier, elle a voulu tourner la page et est tombée amoureuse de l’Afghanistan. Nous sommes après la chute des Talibans. Dans les montagnes, certains chefs de guerre ont refusé de rendre les armes. Et justement, Vera, partie en mission humanitaire est enlevée par des combattants pour aller soigner leur chef, blessé par balle… Nouveau cycle pour les aventures humanitaires de Vera. Un trait toujours aussi sensible et soigné, un scénario toujours aussi bien documenté et intéressant avec des personnages qui ont un vécu, une vraie épaisseur psychologique. Une valeur sure de la bd actuelle qui prend comme toile de fond la géopolitique mais surtout les drames humains qui se jouent tous les jours à travers le monde.
30 mai 2008
QUELQUES ALBUMS DE JUIN 2008
Kenya Tome 5 : Illusions. Scénario Rodolphe et Leo. Dessin Leo. Editions Dargaud.
C’est l’heure des révélations. Que sont ces animaux préhistoriques qui réapparaissent au cœur de l’Afrique ? Quels rôles jouent ces lumières mystérieuses qui sillonnent le ciel ? Les espions de tous les pays sont sur les dents pour le découvrir... Et ce 5e tome vous apportera toutes les réponses. Cette fin de cycle montre que Kenya est une excellente série servie par les graphismes flamboyants et inventifs de Leo qui ne cesse de nous étonner avec ces animaux fabuleux et de nous émerveiller avec ses paysages de savane grandioses. Bref, du tout bon pour les amateurs de science fiction.
COUP DE COEUR
Dans mon open space Tome 1 : Business circus. Scénario et Dessin James. Collection Poisson Pilote. Editions Dargaud.
Hubert est stagiaire… Il découvre le monde de l’entreprise et doit s’adapter à ses us et coutumes. Comment se comporter avec les comptables, les commerciaux, les secrétaires, le patron ?… Pas facile de s’y retrouver dans cet univers régit par des codes bien spécifiques et de ne pas faire de gaffes. Dans mon open space est une petite merveille d’humour et de dérision. Des situations en une ou deux planches qui sentent le vécu à plein nez… Un stagiaire, on lui dit à peine bonjour, le patron paraît ouvert style copain mais ça se gâte dès qu’on demande une augmentation, on a du mal à comprendre le jargon de l’informaticien ou l’humour parfois un peu lourd de certains commerciaux… Bref, une suite de situations désopilantes qu’on a tous plus ou moins connues. L’humour est féroce, d’ailleurs, le ton est donné d’emblé, puisque les personnages ont des têtes d’animaux… Bref, le message est passé, le monde de l’entreprise, c’est la jungle.
Naja Tome 1. Scénario Morvan.Dessin Bengal. Editions Dargaud.
Naja est le surnom d’une jeune femme belle, froide et intrigante. Elle est au service de Zéro pour qui elle exécute certains contrats. Elle est son 3ème meilleur tueur à gages.
Mais ce que recherche avant tout Naja c’est de retrouver une sensation qu’elle a perdu étant jeune : la sensation de douleur. Le mal lui manque. Après une exécution réussie à Paris, elle rentre dans son pays de résidence, l’Islande pays froid et isolé tout comme elle, où elle peut enfin trouver le repos. A son réveil un inconnu la surprend et la maîtrise après un âpre combat. Il la prévient que le numéro 1 des tueurs de Zéro veut la tuer.
Ce premier tome est très intéressant à plusieurs points de vue. Tout d’abord la personnalité de l’héroïne n’est pas conventionnelle et on s’amuse à la découvrir au fils des pages. Le récit de Morvan est d’ailleurs très bien construit et nous tient en haleine. Son écriture est également originale. En effet il n’y a pratiquement pas de dialogues et l’ensemble des informations est raconté sous forme de voix off, mais cela ne nuit pas du tout à l’histoire. Le style graphique est lui conforme aux codes du manga. Bengal maîtrise bien son trait et arrive à bien à faire passer les émotions. Le seul bémol que je mettrais après la lecture de cet album serait pour la couleur. En effet dans la première moitié de l’album, les couleurs sont criardes, flashys à l’extrême. Tout cela s’atténue au fil des pages. C’est peut être voulu mais personnellement cela m’a un peu gêné. Mais il ne faut pas que ce petit point noir vous empêche de lire ce premier tome d’une histoire qui doit en comporter 5 car il est prometteur et bourré de qualités.
Paradise Tome 4 : Le coffre noir. Scénario Sokal. Dessin Bingono. Editions Casterman.
Malkia Rodon a recouvré la mémoire. Elle sait qu’elle est la fille du dictateur du pays. Le peuple s’est soulevé, la révolution est en marche avec ses exactions… Le tyran s’est réfugié dans sa forteresse flottante qui pourrit au fond d’un marécage. Malkia est faite prisonnière par les rebelles mais les retrouvailles avec son père mourrant approchent… Et on ne sait toujours pas pourquoi la jeune femme est revenu au pays.
Suite et fin de cette série d’atmosphère. Une ambiance de jungle et de marais, de fin de règne sauvage et violent. De superbes paysages de savanes et d’animaux, parfois sans phylactère, des ambiances plus glauques… Paradise est une belle série sur un drame humain et celui d’une nation fictive.
Histoires extraordinaires d’Edgar Poe Tome 1 : Le Scarabée d’or. Scénario Seiter. Dessin Thouard. Editions Casterman.
En1845 en Caroline du Sud, deux amis se lancent à la recherche du trésor d’un pirate… Le scarabée d’or est un très bon récit d’aventure d’un des maîtres du fantastique. Les dessins de Thouard, entre esquisses rageuses et crayons de couleurs donnent les ambiances sombres et torturées adéquate au récit. Un bon one-shot.
Lautremer Tome 1 : La société secrète. Scénario Yves Leclercq. Dessin Stéphane Heurteau. Editions Casterman.
L’histoire commence sur une île près de l’Irlande, dans les années 30. Abandonnée à sa naissance, recueillie par des pêcheurs, Marcia découvre le pot aux roses à la mort de son père adoptif. Elle décide de rechercher son père biologique. Seul indice : le bateau de son père s’appelait la Dulcibella. Au cours de son enquête, Marcia s’apercevra qu’elle n’est pas la seule à s’intéresser au bateau et à rechercher son occupant qui n’est autre qu’Alcesteir Crowley, mage sulfureux, lié à une mystérieuse confrérie. Un bon premier tome d’une aventure ésotérique comme on les aime, rehaussée par un magnifique dessin assez fin aux couleurs pastelles qui confère à l’ensemble une ambiance fantastique et poétique.
Judith Volume 4. Scénario Paul Oliveira. Dessin Eric Godeau. Collection Grand Angle. Editions Bamboo.
Judith est en fuite avec sa fille Julia et Marie une jeune femme envoûtée par la gamine. Elles sont toutes 3 poursuivies par une organisation secrète qui veut mettre la main sur le mère ou le cas échéant sur la fille. En effet Judith a un pouvoir télépathe qui lui permet aussi de manipuler à sa guise les gens. Apparemment sa fille aurait hérité de ce don. Judith est en fait recherchée activement car elle est une des pièces maîtresses d’une folie entreprise par un milliardaire qui a décidé un jour coûte que coûte de guérir son fils atteint d’une maladie rare celle du vieillissement prématuré. Mais quel peut être son rôle dans cette histoire ainsi que celui de sa fille ?
Deuxième diptyque achevé de cette série mêlant polar et fantastique. La lecture de l’album est plaisante et on ne s’ennuie à aucun moment. On est rapidement happé par le récit assez original, bien mené par Oliveira et on suit sans difficultés l’intrigue. Le dessin quand à lui alterne suivant les personnages entre le réalisme et la légère caricature. Cela donne un style assez sympathique qui est de plus bien maîtrisé par Godeau. On reprochera peut être des scènes un peu trop figées par moment du à un dessin parfois statique. L’ensemble donne une série entraînante et bien réalisée dont le dénouement vous paraîtra peut être un peu rapide.
Zélie Nord-Sud. Scénario et Dessin Cosey. Collection Signé. Editions Le Lombard.
Adoptée à l’âge de 10 ans, après la mort de ses parents, la jeune Zélie a été élevée en Suisse. Aujourd’hui, elle revient à ses racines, dans son pays d’origine, le Burkina Faso, à la recherche se son amie d’enfance.
Zélie est un très bel album sur le thème du retour aux sources, une quête des origines d’une jeune femme déracinée. A mille lieux des poncifs et des images d’Epinal, le récit oscille entre documentaire sur le pays et récit de voyage romancé. Un album tout simplement beau avec un scénario bien construit mais sans grand rebondissement et avec assez peu d’action. En revanche, de superbes dessins, grands, élégants aux couleurs lumineuses. Du grand Cosey à re-découvrir, puisqu’il s’agit d’une réédition.
Whisher Tome 2 : Féériques. Scénario Sébastien Latour. Dessin Giulio de Vita. Editions Le Lombard.
Nigel est un Djinn… Mais il ne le sait pas. Le jeune homme, qui vit à Londres, voit son existence bouleversée… Il découvre qu’il existe encore aujourd’hui des êtres magiques, que Merlin l’enchanteur est vivant et qu’une société secrète a juré d’en finir avec les créatures féériques. Sans oublier qu’il est lui-même un Djinn capable d’accorder des vœux et qu’il est le seul à pouvoir sauver le monde des fées. Ca fait y beaucoup de révélations pour un seul homme. Mais Nigel le prend plutôt bien et va de surprises en surprises en visitant le monde dissimulé sous terre de Merlin. Mais arrivera-t-il à éveiller ses pouvoirs à temps. Second tome de cette aventure magique, ébouriffante avec un pitch assez amusant, puisque les créatures surnaturelles se dissimulent parmi nous. Un dessin dynamique et assez dense pour une série qui tient en haleine. A suivre avec plaisir donc. A noter la réédition du tome 1 avec des couleurs moins sombres que dans le première…
Prudence Petitpas mène l’enquête. Scénario et Dessin Maurice Maréchal. Collection Millésimes. Editions Le Lombard.
On a l’impression d’avoir tout vu dans la BD moderne mais il faut se replonger dans des trésors du de Tintin pour retrouver une héroïne de série faisant partie du troisième age. Prudence Petitpas est en effet une petite mamie vivant tranquillement une paisible retraite en compagnie de son chat dans le petit village de Mousseron. En fin quand je dis paisible ce n’est pas tout a fait le cas. Prudence se met toujours dans des situations qui l’entraînent dans des enquêtes dangereuses. Il faut dire que l’inspecteur Duroc qui est officiellement chargé de démasqué es malandrins n’est pas loin d’être nul et donc Prudence le supplée courageusement.
Le recueil qui sort chez Le Lombard regroupe les 4 premières histoires de cette super mamie. En plus de l’aventure donnant son titre à cette BD, Prudence éclaircira le secret des poissons rouges, celui du Zéro brillant et devra prendre garde aux ancêtres.
Comme cela se fait dans plusieurs maisons d’édition, Le Lombard ressort les classiques un peu oubliés de son catalogue bien fourni. Cette héroïne atypique et très sympathique, était mise en images par Maréchal dans un style humour franco-belge classique comme les schtroumpfs ou Gaston. Les histoires semblent un peu désuètes maintenant et il y a parfois des longueurs mais on lit tout de même avec plaisir les enquêtes de cette première senior de la BD. L’ouvrage est complété d’un dossier de 4 pages nous révélant les secrets sur la naissance de Prudence. Un ouvrage parfait pour les nostalgiques et qui ravira aussi les amateurs cherchant à connaître les anciennes séries phares du 9e art.
Eddy Paape, la passion de la page d’après. De Alain De Kuyssche. Editions Le Lombard.
Allez, on va faire un petit jeu. Je vais vous donner des indices et vous devrez trouver le nom d’un célèbre dessinateur. Si je vous dis Pathos de Sétungac, André Lefort, Les jardins de la peur. Plus facile Jean Valhardi reprise après Jijé, Marc Dacier le reporter et Luc Orient.
Bravo nous parlions d’Eddy Paape bien sûr.
Ce grand monsieur de la BD est à l’honneur dans un livre retraçant sa vie et sa longue carrière. On y apprend une multitude d’anecdotes le tout agrémenté d’une iconographie dense. Les photos sont très présentes et c’est avec plaisir et curiosité que l’on rencontre au fil des clichés des maîtres du 9ème art disparus où dans la force de l’âge. Si vous ne connaissez pas bien cet auteur, qui dans la veine de Jijé est devenu un maître du dessin classique réaliste, procurez vous cet ouvrage, vous découvrirez plein de choses sur l’histoire de notre art préféré.
Prince Lao Tome 3 Pirates des cimes. Scénario et Dessin Gauckler. Editions Le Lombard.
Lao est un petit sherpa ayant été écarté de sa tribu par une avalanche. Depuis il erre dans la montagne à la recherche de ses parents. Heureusement pour lui il a la faculté de parler aux animaux et deux de ses amis l’accompagne dans cette quête : Chabala le yéti et Shepa une sorte de furet. Il arrive cette fois-ci dans une forteresse dirigée par la charmante Dam Sonam. La paix règne dans cet endroit qui recèle un fabuleux trésor : un énorme diamant noir.
Mais la générosité de Dam Sonam ne la conduira-t-elle pas à sa perte car les nomades qu’elle a recueilli pour une nuit semblent être plutôt malveillants.
Gauckler continue les aventures de son petit héros et c’est plutôt plaisant à lire. Les dessins simples sont efficaces et rigolos et l’intrigue est sympathique à suivre. C’est toutefois une série qui plaira aux plus jeunes car elle est tout à fait calibrée dans ce but. En effet les adultes pourront y trouver des longueurs et des explications non nécessaires mais qui permettront à un jeune lecteur d’avoir une meilleure compréhension de l’histoire. En résumé c’est une série très bien réalisée pour les plus jeunes aimant les récits d’aventures.
Mon ami Grompf Tome 4 : Un copain au poil. Scénario et Dessin de Nob. Editions Glénat.
Grompf est un yéti domestique, le compagnon du jeune Arthur… Évidemment avec un tel animal, la vie de famille ne manque pas de piquant. Grompf terrorise la baby sitter, démolit le plafond en faisant du trampoline sur un lit ou fait un trou dans le sol en sautant du toit pour jouer les super héros… Une série bon enfant avec des gags en quelques planches.
COUP DE COEUR
Bout d’homme Tome 5. Scénario et Dessin Jean-Charles Kraehn. Collection Caractère. Editions Glénat.
Souvenez vous… Entre 1990 à 1994, Kraehn nous plongeait dans l’aventure bretonne de bout d’homme, ce garçon qui n’avait pas grandit. Il paraissait 10 ans mais en avait 18. Incompris, rejeté par son village il part faire fortune dans le nouveau monde, au Canada. Dans le dernier tome, il revient deux ans plus tard dans sa Bretagne natale. Il a grandi, est devenu riche et veut régler quelques comptes au village. Une très belle série empreinte de poésie... Mais que s’est-il passé pendant les deux ans d’absence de bout d’homme. Comment a t il fait fortune ? Comment a-t il grandit. C’est ce que Kraehn nous propose de découvrir avec ce 5e tome. Et dès le début, la magie opère et on accroche ! Au dessin tout d’abord, parfaitement maîtrisé, aux couleurs directes très belles qui distillent des ambiances lumineuses d’automne et jouent avec les ombres, pour une nature luxuriante et des les paysages somptueux. Kraehn a plaisir à retrouver son personnage et cela se sent. Une atmosphère moins sombres et pesante que dans la série mère, un vrai parfum d’aventure avec un zest de légèreté. Bref, que des bouts de bonheur !
Le Voyageur, Tome 3 : Futur 3. Scénario Boisserie. Dessin Stalner. Editions Glénat.
Le tome 3 de Voyageur, la série SF ambitieuse se déroulant sur 3 époques, est sorti. Boisserie est toujours aux commandes avec son fidèle accolyte de la série pour la période future : Stalner.
On retrouve Fish et ses camarades, 4 ans après les altercations qui les ont opposés au pouvoir en place. Fish et Lou se servent maintenant à merveille de leur pouvoir de téléportation et il l’utilise pour mettre en place des attentats afin de déstabiliser Grandparis.
De sa tour d’ivoire, Markovic fulmine car il n’a toujours oas trouver le moyen de mettre la main sur les jeunes fuyards. Il se dit alors que l’infiltration des troupes rebelles par un espion pourrait être la solution. Fish et consorts tomberont-ils dans le piège ?
C’est une série toujours aussi agréable à lire. On retrouve avec plaisir les héros mais on restera encore une fois un peu sur notre faim même si Boisserie soulève petit à petit le voile sur les mystères qui entourent Fish et ses amis. Stalner est toujours aussi précis dans son trait même si on a parfois l’impression d’un petit manque de justesse sans doute dû à la rapidité d’exécution de chaque tome.
Cette série est pour le moment assez classique mais on espère que les changements d’époques apporteront beaucoup pour qu’elle devienne d’une originalité encore jamais vue.
Mon blog est un cœur qui bat. Scénario Vincent Ravalec. Dessin Dominique Mermoux. Editions Vents d’Ouest.
Eléonore est une ado vivant avec son père et un escargot cybernétique. Comme toutes les ados, elle n’a que quelque centres d’intérêt : les copains, Tokio Hotel, le Nutello et un mal-être qu’elle fait partager aux autres à travers son blog. On peut alors suivre dans des gags en une page sa vie de tous les jours et les difficultés qu’elle rencontre. Graphiquement, le trait caricatural de Mermoux fait merveille surtout rehaussé de couleurs bien maîtrisées. Mais là où le bât blesse ce sont les gags, parfois un peu fades. Le public visé pour cet album est plutôt celui des jeunes filles ados... S’y retrouveront-elle ? Pour l’anecdote cette BD est sortie au même moment que le film 15 ans et demi qui lui fait écho et lui sert de promotion.
Le céleste noir Tome 1 : De l’abîme à ma lumière. Scénario Cordurié. Dessin Laci. Collection Série B. Editions Delcourt.
Les Anciens Dieux se sont réfugiés sur un autre plan, mais ils vont revenir prendre possession de la Terre. Leur serviteur décide d’aider les hommes à faire face à la menace. Il est le céleste noir et donne aux hommes l’accès à un livre magique qui recèle un pouvoir inouï… Un livre que les services secrets tentent depuis longtemps de déchiffrer. Nouvelle série fantastique qui rend un hommage remarqué à l’univers de Lovcraft avec des grands anciens, des entités terrifiantes. Une ambiance de fin du monde et de folie angoissante bien retranscrite par le dessin de Lacy qui devrait s’affirmer et s’affiner encore au fil des albums… Bref, une série qui commence plutôt bien.
7 guerrières. Scénario Michaël Le Galli. Dessin Francis Manapul. Editions Delcourt.
Le royaume de N’nas Amon est assiégé par les armées perses et byzantines. Pour protéger le lignée de son peuple, la reine décide d’envoyer son fils en lieu sur, dans la cité sacrée de Jabbaren, en plein cœur du désert. Mais le voyage ne sera pas de tout repos : il faut sortir de la cité par un souterrain plein de pièges mortels, traverser les lignes ennemies, prendre un bateau, marcher dans le désert. La reine fait escorter le prince par de redoutables guerrières, des mercenaires Sarmates. Combien arriveront en vie ? Très bon récit complet, très beaux graphismes. Cet album est une réussite à tous les point de vue. Une vraie histoire d’aventure, avec des rebondissements, dans un contexte historique propice aux costumes et décors orientaux. Bref, à lire.
Les aventures de Tom Sawyer Volume 2 : Scénario Jean-David Morvan et Frédérique Voulysé. Dessin : Sévérine Lefèvre. Collection Ex-Libris. Editions Delcourt.
Tom a assisté au meurtre du docteur dans le cimetière. L’assassin n’est autre que Joe l’indien mais la police arrête Muff, retrouvé sur place ivre, le couteau à la main… Un lourd secret à porter pour un ado rêveur. Toujours amoureux de la jeune Becky, il aimerait devenir un héro à ses yeux. Peut-être qu’il en aura l’occasion, à l’école, par exemple.
Deuxième tome des aventures de Tom Sawyer dans la collection Ex Libris. Fidèle au roman d’origine cette série est pleine de vie et de malice avec un dessin qui rappelle les mangas aux visages expressifs avec de grands yeux et des lignes de forces pour accentuer le mouvement sur les scènes d’action. Une bonne adaptation qui nous fait retomber en enfance en nous rappelant les dessins animés de Tom Sawyer.
Code Mc Callum Tome3 : Exil. Scénario Fred Duval. Didier Cassegrain. Collection Neopolis. Editions Delcourt.
Après un véritable bain de sang en Espagne, La jeune Carmen, activiste de l’Ira, tout comme son père, est considérée officiellement comme morte. En fait, elle est dans le coma ; dans un laboratoire du MI6, les services secrets britanniques. Au bout de 2 ans, elle se réveille, s’enfuie et part sur les traces de ceux qui l’ont trahis. Avec un style réaliste et des couleurs informatiques, on suit avec plaisir les aventures de la jeune Carmen, aventures assez noires qui se déroulent dans un futur proche. C’est bien construit, le scénario teint en haleine et le graphisme, au rendu un peu artificiel et glacé s’adapte bien à l’environnement futuriste. Une bonne série complémentaire de la série d’origine puisqu’elle revient sur le passé de la mercenaire.
Séraphin et les animaux de la forêt. Scénario David Chauvel. Dessin Jérôme Lereculley. Collection Jeunesse. Editions Delcourt.
Séraphin est un lutin qui vit dans la forêt et qui connaît bien les animaux qui la peuplent. Il propose au lecteur de lui servir de guide et de lui faire découvrir les habitudes de chacun. Ainsi on apprend comment vit le renard, le blaireau ou la couleuvre, Un très joli album pour les 8-12 ans, à la fois ludique, poétique et pédagogique. Le début d’une encyclopédie bien documentée sur la vie des animaux superbement illustré par Jérôme Lerculey, le dessinateur de la série Arthur.
La rose écarlate Tome 4 : J’irai voir Venise. Scénario et Dessin Patricia Lyfoung. Collection Jeunesse. Editions Delcourt.
Maud, la justicière qui se fait appeler Rose écarlate est toujours sur les traces des assassins de son père. Ces derniers cherchent le trésor des templiers. Pour le trouver ont besoin d’un objet gardé à Venise. Maud, qui a embarqué dans l’aventure le renard, un justicier masqué lui aussi, quitte donc la France pour l’Italie. Au programme de ce tome : toujours beaucoup d’humour et d’actions avec des combats à l’épée et des chevauchées. Embarquant ses héros à Venise, Patricia Lyfoung en profite pour s’inspirer des décors romantiques de la ville et dessiner de superbes costumes d’époque. Son trait fait de plus en plus penser aux mangas, ou plus exactement aux dessins animés japonais de notre enfance. Les couleurs en revanche deviennent de plus en plus flashis… Un peu trop tout de même. Mais bon, n’oublions pas que cette série d’aventures attachante est destinée tout de même à un jeune public, style jeune filles romantiques et rêveuses. Quoiqu’il en soit, on passe un bon moment à suivre les péripéties rocambolesque des héros, et c’est le principal.
Le roi de la savanne. Scénario et Dessin Daniel Blancou. Collection Shampooing. Editions Delcourt.
César est mort. Mais non pas l’empereur romain, mais le roi de la savane. César était un lion de cirque qui toute sa carrière a mis au point un numéro qui petit à petit est devenu célèbre et lui a apporté une grande notoriété. Il a en effet dû s’écarter des lions classiques du cirque par manque de férocité et a donc fait jouer sa créativité. Depuis sa mort ses amis vide petit à petit sa caravane et cela les amène à parler de la vie de César et de ses débuts dans le spectacle. J’ai trouvé cet album décevant. Je pensais lire un livre drôle et je n’ai esquissé que peu de sourires. Je me suis aussi parfois perdu dans la lecture car Blancou passe du présent au passé de façon assez abrupte et parfois il faut se demander dans quelle époque on se trouve. Le traitement graphique est lui assez simple et agréable à lire. Le plus original dans cet album c’est la présentation générale de l’ouvrage. Blancou agrémente ses pages de fausses affiches de cirque et sa façon de mettre en couleurs ses planches donne le style d’une BD ancienne. C’est très sympa. Bon pour moi c’est loin d’être un coup de cœur mais il faudra vous faire une idée par vous même car c’est un album qui n’est pas dénué de qualités.
Météors Tome 1 : Le règne digital. Scénario Fred Duval. Dessin Philippe Ogaki. Collection Neopolis. Editions Delcourt.
2136 : Les êtres humains ne sont pas capables de faire quelque chose pour empêcher des désastres écologiques et économiques. C'est pour cela qu'ils ont confié leur destin aux Intelligences Artificielles. Ces dernières ont été élues démocratiquement par le peuple. Mais elles ont peu à peu imposer leurs points de vues. Les humains qui refusent d'être commandé par des A.I. trouvent refuges dans certaines zones sur Terre ou du système solaire sont régis par le règne animal et est garantie par la Loi. Quelque part dans le désert du Sahara, Noria Tayeb, une jeune adolescente, mal dans sa peau, assiste à un étrange phénomène. Elle va se trouver face à sept armures venues de l'espace.
Banlieue de Londres, le journaliste Peter Kendall va se faire arrêter par les machines pour avoir dit certains propos subversifs. Dans l'espace, pas loin de la planète Mars, Dustinias Dinky, pilote d'un vaisseau chargé de collecter les débris dangereux va récupérer un cadavre qui s'avère être celui d'un officier soviétique, le colonel Karpov, qui est décédé il y a 165 ans chez lui, sur Terre.
Duval est le papa de Travis et Carmen Mac Callum entre autres, c’est dire qu’il sait écrire des histoires de SF mêlant aussi le Thriller. Ce premier tome de sa nouvelle série est vraiment excellent. On est tout de suite emporté par ses 3 histoires qui vont s’en doute se mêler au fil des tomes et on ferme la BD avec l’envie de découvrir la suite. Comme habituellement ce premier volume met en place les lieux et les personnages mais on a déjà beaucoup d’éléments sur ce futur ce qui n’est pas toujours le cas des premiers tomes qui nous laissent souvent sur notre faim.
Le dessin d’Ogaki colle parfaitement avec l’histoire avec son petit soupçon manga mais on peut tout de même on peut reprocher un petit manque de précision dans l’encrage de certaines cases.
Vous l’aurez compris cette série est plus que prometteuse et on attend avec impatience que les auteurs nous surprennent dans les albums à venir.
-La porte du ciel. Scénario Makyo. Dessin Sicomoro. Collection Air Libre. Editions Dupuis.
-La femme accident Tome 1/2. Scénario Lapière. Dessin Grenson. Collecion Air Libre. Editions Dupuis.
-Le voyage en Italie. Scénario et Dessin Cosey. Collection Air Libre. Editions Dupuis.
-La Terre sans mal. Scénario Sibran. Dessin Lepage. Collection Air Libre. Editions Dupuis
La collection de Dupuis Air Libre a 20 ans. Elle nous a donné de véritables petits bijoux avec un concept : des histoires en un, deux voire trois tomes qui placent l’Homme au cœur du récits et des dessins. On se rappelle de Zoo de Frank et Bonifay, du Sursis et du Vol du corbeau, de Gibrat, de SOS bonheur de Van Hamme et Griffo, de l’aigle sans orteil de Lax… Autant de chef d’œuvres de la bd devenus des classiques… Ils étaient tous dans Air Libre, une collection qui se définit comme le lieu où les romans se dessinent. Pour ses 20 ans, la collection nous propose des rééditions et des nouvelles séries. En réédition le premier de la collection Le voyage en Italie de Cosey, une histoire tout en finesse et en émotion sur le voyage de deux américains en Italie. Autre réédition marquante : la terre sans mal. Il s’agit du carnet de voyage d’une jeune anthropologue dans les années 40 qui suit une mystérieuse tribu d’Amérique du sud, à la recherche de la Terre sans mal, une sorte d’Eden. Une histoire envoûtante et profonde servie par le dessin fin et sensible de Lepage. .. Et puis il y a la nouvelle génération Air libre avec la porte du ciel, l’histoire de 3 ados mal dans leur peau qui fuguent et se réfugient à la campagne dans une ferme. Une belle histoire d’amitié pleine de mystère avec un zest de légende et de mystère et surtout un superbe graphisme. Enfin voici la femme accident, là aussi une histoire de femme à la dérive qui à la veille de son procès se souvient de ce qui l’a amené en prison. Le trait de Grenson est toujours aussi élégant, peut-être trop pour une histoire assez sordide… Bref, Air libre a 20 ans et à cet âge on a toujours la pêche et les plus belles années devant soi !
Péma Ling Tome 4 : Naissance d’un légende. Sénario et Dessin Georges Bess. Collection Repérages. Editions Dupuis.
Péma Ling vit avec une bande de brigands dans les montagnes du Tibet. Lorsque leur chef est tué, on lui demande de prendre sa place. Elle décide de donner un sens aux pillages et aux exactions des bandits : voler les riches pour donner aux pauvres. Redoutable elle devient rapidement pour les chinois et les lamas corrompus, la femme à abattre. On s’attache facilement à ce « Robin des bois » à la sauce tibétaine. Même si l’histoire semble convenue, le dessin puissant de Bess suffit à nous captiver. Son récit est épique et on attend avec impatience la suite de cette saga, celle du pot de terre contre le pot de fer… Une histoire qui a d’étranges résonances avec les problèmes actuels du Tibet.
Jojo Tome 17 : Confisqué. Scénario et Dessin André Geerts. Editions Dupuis.
C’est un grand jour pour Jojo, il a 7 ans et demi. Enfin quand je dit un grand jour, il ne s’en rend même pas compte à son réveil, mais son père est lui impatient de lui offrir un cadeau ayant une très grande importance : la montre que chaque homme de la famille se voit remettre lors de ce demi anniversaire. Jojola trouve superbe et en fier et malgré l’interdiction de sa mamie, il l’emporte à l’école pour la montrer à ses copains. Mais comme de bien entendu, c’est ce jour qu’à choisi le surveillant général pour venir faire une razzia dans les casiers des enfants à la recherche de tout objet n’ayant rien à faire en ce lieu d’apprentissage. La montre de Jojo se retrouve enfermée dans la pièce servant à entreposer les objets confisqués. Il va devoir alors mettre au point un stratagème pour remettre la main sur ce précieux cadeau. Voilà 17 albums que Geerts nous offre les aventures de son petit garnement et c’est toujours aussi bon. Le scénario part d’une base simple mais il est truffé de petits gags hilarants et surtout le dessin tout en rondeurs de l’auteur est d’une beauté qui nous ferait oublier la fadeur de l’histoire si tel était le cas.
Dans les BD références citées pour les enfants de moins de 10 ans, on ne retrouve pas toujours cette petite merveille de série que tout le monde devrait un jour où l’autre lire. Ne privez pas l’ensemble de votre famille d’un très bon album, Jojo fera rire tout le monde.
COUP DE CŒUR
La communauté (Entretiens) Première partie. Récit de Tanquerelle et Benoit. Dessin de Tanquerelle. Editions Futuropolis.
Yann a vécu dans une communauté dans les années 70. Son gendre l’interviewe sur cette expérience. A la fin des années 60 et dans les années 70, par rejet de la société, nombreux sont ceux qui ont essayé de réinventer la vie en groupe. Dans la communauté de Yann, il ne s’agissait pas de prôner l’amour libre et l’abolition de toutes les contraintes mais plutôt d’un retour à la terre, à une vie plus saine, loin du consumérisme ambiant. La communauté s’est implantée à la Minoterie, un ancien moulin avec un corps de ferme en pleine campagne. Chacun a sa maison, son travail, participe aux décisions et met la main à la pâte. Il a fallu tout retaper, apprivoiser les agriculteurs et les habitants du coin, bourrés de préjugés sur les communautés hippys de ces années-là. Et puis, il fallait tout apprendre : à tuer le cochon, à cultiver la terre, à faire du vin, etc. C’était l’époque où les idéaux, les rêves et les utopies existaient, une époque où tout semblait possible… Il suffisait de se lancer. Yann raconte cette aventure avec un brin de nostalgie mais surtout avec lucidité. Aidé par les questions de son gendre, il décortique les motivations, l’enchaînement des évènements. Cela donne un livre passionnant et instructif. Tanquerelle illustre intelligemment en noir et blanc les situations et joue avec ses personnages et les mêmes de la communauté. C’est drôle, intelligent, profond, avec de vraies réflexions sur la vie. Si on veut être le côté un peu didactique du récit enlève peut-être un peu d’émotion et laisse moins de place aux anecdotes intimes du quotidien… Mais ce livre reste une pure merveille. Indispensable.
El Nino Tome 6 : Le vent des 12 jours. Scénario Christian Perissin. Dessin Boro Pavlovic. Editions Les Humanoïdes Associés.
Vera travaille dans un dispensaire à Kaboul. Après avoir perdu son frère, devenu pirate et qu’on lui ait retiré la garde de la petite fille de ce dernier, elle a voulu tourner la page et est tombée amoureuse de l’Afghanistan. Nous sommes après la chute des Talibans. Dans les montagnes, certains chefs de guerre ont refusé de rendre les armes. Et justement, Vera, en mission dans les montages, est enlevée par des combattants pour aller soigner leur chef, blessé par balle…
Nouveau cycle pour les aventures dramatiques humanitaro-contemporaines de Vera. Un trait toujours aussi sensible et soigné, un scénario toujours aussi bien documenté et intéressant avec des personnages vrais qui ont une épaisseur psychologique. Une valeur sure de la bd actuelle qui prend comme toile de fond la géopolitique mais surtout les drames humains qui se jouent tous les jours à travers le monde.
